Septembre sans attendre
Note moyenne
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Franck J P
Franck J P

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3,0
Publiée le 11 septembre 2024
Fort d'une petite trouvaille scénaristique, le film surfe sur des dialogues peu subtiles mais dits par des acteurs réjouissants.
On garde le sentiment frustrant d'un travail d'entre-soi du milieu du cinéma qui n'innove guère dans une tentative de comédie de couple qui se révèle insignifiante au delà de ce milieu restreint.
Loulou Brooks
Loulou Brooks

2 abonnés 33 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 novembre 2024
Le film est intéressant avec son twist au milieu qui retourne un peu le spectateur. Sinon c’est quand même un peu ennuyeux de la répétition qui est le concept du film
Isabelle K.
Isabelle K.

5 abonnés 93 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 septembre 2024
Septembre sans attendre (Volveréis), Comédie/drame de Jonás Trueba

Un film aussi arachnéen, éthéré et nostalgique qu'un lieder de Schubert. Ç'aurait pu être du Debussy, ou du Ravel.
Aussi ondoyant, cristallin et onirique que la pensée de Kierkegaard : une certaine idée de la transcendance esthétique.
Pourtant on est en Espagne, ça va vite sous le soleil d'un été caniculaire, et dans la réalité, un couple se sépare alors qu'il formait la référence pour familles et amis depuis plus d'une décennie. Pour célébrer leur séparation, ils organisent une fête le jour de la fin de l'été. Comme un mariage, mais à l'envers. Symbolique et sibyllin, ce film est tendre et subtil.

Tendre comme les protagonistes : séparatistes d'un ordre amoureux établi. À leurs risques et périls.
Subtil comme un scénario : métaphore sur le cinéma et plus particulièrement sur le montage d'un film, comme on construit une existence, séquence après séquence, avec une bande-son originale, faite de références classiques strictes et jazz débridées. Un film se crée (qui s'improvise au coeur d'une structure définie) en montant, comme on devient écrivain en écrivant, qu'on vit en inventant... demain. Parce que demain n'est jamais ce que les cartes en disent. N'en déplaise à Monsieur Bergman et son tarot.

Bergman justement. Ingrid Bergman. La référence en matière de séparation dans la vraie vie. C'en est même surréaliste (en cette année de commémoration du mouvement) et jusqu'au boutiste : la séparation s'acte sur un volcan, en vrai et pour l'écran (d'ailleurs au cinéma, elle fut la première actrice interprétant une femme gaslightée devant la caméra de Georges Cukor).

Pour mieux réinventer l'amour. Les choix de l'actrice jugés subversifs au point d'être bannie de son propre pays. Une histoire si romantique, d'un point de vue humain et cinématographique : le néo-réalisme est né.

Le film Jonás Trueba est moins radical, quoique tout autant exacerbé.

À l'image d'un Roberto Rossellini et son "Voyage en Italie", "Septembre sans attendre (Volveréis)" ne montre ni ne raconte grand chose. Pourtant, le "montre" l'emporte et fait chavirer les coeurs. Tel est l'objectif (allez, je tente -Oups) du cinéma au fond. Sa capacité à restituer le réel en reléguant le récit, le montage plus fort que le scénario. Et le décor, discret symbole qui défile derrière les personnages et leur mystère.

Ce film est comme un tableau de Poussin posant devant ses tableaux : un autoportrait. Un leurre, une transparence, l'essence même du cinéma. Face à leur histoire, se mettent en scène la rêveuse Itsaso Arana (Ale. Un faux air de Valérie Donzelli) et l'attendrissant Vito Sanz (Alex. Un faux air de Roberto Begnini).

Le différence ici réside peut-être dans l'idée que la bande-son ne figure pas une banale musique d'ascenseur : elle incarne cette transparence, cet agencement méticuleux du montage entre réalité et fiction, signant une sorte de pacte entre post-prod' et spectateurs. Une transparence pour mieux transcender des personnages à la peine et leur intention équivoque. Tant, qu'elle en devient une litanie presque rassurante. Répétitive jusqu'au stade d'après. Mais chut... je ne spoile rien : il suffit d'aller voir ce film réjouissant et profond sans attendre. Septembre vient juste de commencer.

Un film moderne et presque héroïque, linéaire plus circulaire. "Septembre sans attendre", n'est pas seulement et a priori une saison en enfer. C'est un ensemble poétique, charmant, moins narratif qu'erratique et extatique, si juste face à notre nouveau monde : en déconstruction.
CloakBack
CloakBack

10 abonnés 422 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 février 2026
Septembre sans attendre observe la fin d’un amour avec calme et méthode. Une chronique intimiste qui m’a davantage laissé indifférent que touché.

Avant de le voir, il faut savoir que Jonás Trueba s’inscrit dans un cinéma indépendant attaché aux conversations et aux micro-variations émotionnelles. Tourné à Madrid, le film privilégie les échanges, les silences et une temporalité douce plutôt qu’une intrigue dramatique. Mieux vaut l’aborder comme une chronique sentimentale tout en nuances que comme un récit conflictuel.

Le film explore la séparation choisie, sans crise ni éclat. Il interroge le couple comme construction que l’on peut décider de quitter avant son effondrement. La lucidité face à l’usure du sentiment devient le moteur du récit. L’idée qu’un amour puisse s’éteindre sans drame spectaculaire en constitue le point de départ.

Septembre sans attendre travaille aussi le temps et l’anticipation. Rompre à l’avance transforme chaque moment en espace suspendu. La parole occupe une place centrale, comme tentative de clarification, mais elle tend aussi à neutraliser l’émotion. Le film semble défendre une maturité relationnelle fondée sur le dialogue, quitte à en atténuer toute tension dramatique.

De mon côté, je ne me suis jamais vraiment senti impliqué. La thématique, centrée sur les dynamiques de couple contemporaines, m’a semblé pertinente et même audacieuse sur le papier. L’intention d’éviter le mélodrame est cohérente et assumée. Pourtant, cette retenue m’a tenu à distance.

Le rythme étiré, l’intrigue minimaliste et répétitive, ainsi qu’une approche très dialoguée, parfois trop bavarde, ont fini par émousser mon intérêt. L’absence de véritable tension rend l’ensemble monotone. Là où le film cherche la nuance, j’ai surtout ressenti une inertie persistante.

Septembre sans attendre propose une réflexion cohérente sur la fin d’un couple, mais son minimalisme assumé ne m’a jamais emporté. Une œuvre fidèle à son auteur, plus intéressante dans son intention que dans son effet.
Madame Petimas
Madame Petimas

3 abonnés 5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 septembre 2024
Réussir à me faire rire tout en m'arrachant une petite larme tout au long du film, il fallait le faire ! Cette légèreté et cette tension bras dessus-dessous, j'ai adoré.
Un très beau film d'amour.
Lynebonnaud
Lynebonnaud

2 abonnés 135 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 novembre 2025
SEPTEMBRE SANS ATTENDRE de Jonás Trueba

Voilà un film de saison prémonitoire, août se termine trop vite, septembre arrive déjà. Aux joies qui vont avec le soleil de l’été, la pluie arrive avec l’automne, sans que nous ne nous en soyons aperçus, comme l’ennui sur un couple.

Alejandra et Alex, féminin du masculin, pied de nez amusant à la complétude d’un couple qu’on croirait inséparable, partagent l’idée un peu saugrenue de se séparer, comme on s’unit. Une grande fête qu’ils vont partager avec leurs proches, rien de tel pour dynamiser la fin de vie d’un couple. La date comme celle d’un non-mariage est annoncée, le 22 septembre, avec la fin de l’été.

Trueda filme l’intimité d’un couple de madrilènes qui ont une idée, et qui choisissent de la vivre, à moins que ça ne soit du cinéma.
Les deux Ale sont artistes. Lui est acteur et elle le filme comme on filme sa propre vie. La réalisatrice et son acteur font par la mise à distance opérée de la caméra qui les sépare, une mise en abîme de leur couple. A moins que ça ne soit Trueda lui-même en filmant sa propre compagne à la ville. Cinéma gigogne qui vient perdre le spectateur, qui ne sait plus quel est le couple qu’il regarde et par quel regard de cinéaste il le regarde, allitération du couple au cinéma.
Le procédé intellectuel est malin, et son traitement cinématographique dans l'économie de moyens. L’utilisation d’un split screen dès la scène d’ouverture, montre les deux Ale qui continuent de vivre ensemble, séparés dans leurs images respectives.

Le propos est jouissif, on s’amuse de leur amusement à se désunir sous les yeux ébahis de leurs proches. L’émotion est à son comble, quand Alejandra fait l’annonce à son père, lui-même dont vient l’idée de fêter les désunions. On perçoit le vieil homme dépassé par son idée, dont sa fille s’est emparée. Il perd pieds à l’écran.
Ce vieux monsieur qui nous rappelle le père du réalisateur, Fernando Trueda, autre grand monsieur du cinéma espagnol.

Itsaso Arana et Vito Sanz se donnent le change dans un parfait équilibre. Ale, est déterminée et pleine d’énergie, quand Alex lui oppose sa douceur. Aucune fausse note, dans les interprétations qui ne sont pas théâtralisées. L’écriture n’enferme jamais les acteurs dans leurs personnages. On s'éloigne ici du cinéma de Rohmer.

C’est le 3ème film que je vois de Jonás Trueda, après « Eva en août » et « Venez voir », et c’est aussi le plus beau. On pense à un Woody Allen espagnol, à Ingmar Bergman et Liv Ullmann dans « Scènes de la vie conjugale », avec en commun de faire du cinéma avec trois fois rien, et de revenir à l’essence même du cinéma dans toute sa simplicité de filmer.

Septembre sans attendre (Espagne – 1h54) de Jonás Trueba avec Itsaso Arana, Vito Sanz
Ousmane
Ousmane

2 abonnés 3 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 septembre 2024
Très bon film, au coeur de Madrid, avec un sujet innovant. Les acteurs rendent le film encore plus attrayant. Et, la réalisation est juste génial.
mutxiko
mutxiko

2 abonnés 9 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 août 2024
Pour reprendre la classification donnée par un personnage secondaire du film il s'agit ici d'un "film en droite" et non d'un "film en rond".
Pieblan
Pieblan

1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 6 septembre 2024
Septembre sans attendre.
Un conseil : en septembre ne perdez surtout pas votre temps ; passez votre chemin !
Avalanche de propos. C'est long, inutilement bavard.
Les moments de poésie sont rares.
A proscrire.
Jean-Lou Reynier
Jean-Lou Reynier

6 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 août 2024
Film plein de nostalgie et de tendresse sur un couple sur le point de se séparer et la façon dont l'entourage réagit par rapport à cette vraie fausse séparation.
Pierre-Antoine Froissant
Pierre-Antoine Froissant

4 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 décembre 2025
On s'ennuie fort. Le film tourne en rond, notamment parce que l'idée (intéressante) de mise en abyme ne prend pas. Les acteurs ont l'air d'être fatigués de leur vie à deux, ne se réjouissent même pas de ce projet de fête qui fait tout l'enjeu du film. Dans ce contexte, difficile pour nous d'y trouver un quelconque intérêt.
maurizio E.
maurizio E.

1 critique Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 septembre 2024
Dans le style du conte moral à la Rohmer, avec la légèreté des comédies amoureuses de Truffaut ou de Mouret, le nouveau film de Jonás Trueba nous délivre un récit drôle et mélancolique sur l’amour, la séparation et la possibilité de renouveler l’”amour de répétition”.
Lnaliasbridget
Lnaliasbridget

2 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 5 septembre 2024
Film très long et répétitif .Je me suis ennuyée .J'y suis allée avec quelqu'un mais si j'avais été toute seule j'aurais quitté le cinéma.
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