Ale est réalisatrice, Alex est comédien. Ce couple, qui a partagé quinze ans de vie et de travail en commun, décide de mettre un terme à leur relation. Plutôt que de se séparer dans l'amertume, ils choisissent d'organiser une célébration peu conventionnelle avec leurs proches pour marquer cette transition. Jonás Trueba nous offre ici une comédie romantique à la fois originale et charmante. Bien que certaines discussions s'étirent un peu en longueur, l'ensemble reste une chronique sentimentale touchante et délicate, explorant avec finesse les nuances des relations de couples.
Le réalisateur Jonás Trueba signe là une Comédie de couple pour le moins non conventionnelle ! On peut le voir comme une ode à la crise de la quarantaine et un éloge du couple mais le film ne m'a pas totalement convaincu car trop bavard et cela finit par devenir redondant !
Le cinéma de Jonas Trueba est un cinéma évanescent, qui brille par sa délicatesse et sa façon de survoler les sujets d'une façon tendre et atmosphérique. Le résultat est parfois anecdotique (Venez voir), mais peut aussi diffuser une belle mélancolie, comme c'était le cas dans l'estival Eva en août.
Dans ce nouvel opus, Trueba nous présente tout d'abord un couple qui se défait, et forme la curieuse et plaisante idée d'organiser une fête de rupture. Le principe est amusant, et les deux acteurs fétiches de Trueba (Itsaso Arana et Vito Sanz) livrent la partition amusante de deux égos qui semblent feindre le détachement distancié.
Le début du film est donc agréable, mais n'évite pas un certain nombre de scènes qui paraissent être autant de redites d'une même situation. Jusqu'au moment où Trueba met en scène une astuce narrative totalement gratuite (pour meubler son film, peut-être) : on voit l'actrice principale travailler au montage du film qu'on est en train de regarder.
Ce faisant, le réalisateur espagnol transforme son film, intriguant et elliptique, en une machine lourdingue, typique d'un certain cinéma d'auteur intellectualisant. Il cherche à briller plutôt qu'à faire ressentir.
Mon intérêt est alors tombé à un niveau proche de zéro. Trueba n'est en effet pas doué pour manier le second degré, et son idée "méta" tombe totalement à plat : elle a pour effet de faire sortir totalement le spectateur du film, qui n'apparaît plus alors que comme un pensum maniéré.
Dans le style du conte moral à la Rohmer, avec la légèreté des comédies amoureuses de Truffaut ou de Mouret, le nouveau film de Jonás Trueba nous délivre un récit drôle et mélancolique sur l’amour, la séparation et la possibilité de renouveler l’”amour de répétition”.
Les deux acteurs principaux de Septembre sans attendre (Itsaso Arana et Vito Sanz) étaient déjà présents dans Eva en août (autre film de Jonás Trueba). Sans être les mêmes d’un film à l’autre, leurs personnages se rencontraient et s’aimaient dans Eva en août ; ils se séparent dans Septembre sans attendre, en passant de l’été à l’automne, dans une suite de contes très rohmériens dans l’esprit (entre questions existentielles, générationnelles, et philosophie de l’amour) et dans la forme (beaucoup de dialogues). Ici, l’idée de départ est originale et titillante (faire la fête pour marquer une séparation), avec un développement amusant mais un peu long et répétitif dans son dispositif (l’annonce de la séparation et de la fête à venir est répétée auprès des proches du couple). Cette petite critique, le film se la fait malicieusement à lui-même, par l’intermédiaire d’un personnage, dans le cadre d’une mise en abyme, puisque l’histoire qui nous est contée est aussi celle d’un film en train d’être monté et commenté… Ce petit jeu entre réalité et fiction est bien pensé. Pas sûr cependant qu’il soit bien exploité jusqu’au bout. Au final, le film s’inscrit donc au carrefour du cinéma de Rohmer, du métacinéma et d’un type de comédie très en vogue à Hollywood dans les années 1930-40, la comédie de remariage, expression inventée par le théoricien Stanley Cavell, cité dans le film, au même titre que Kierkegaard, entre autres hommages à Truffaut. Ce cinéma référencé a un petit côté intello-arty qui laisse peu de place à l’émotion, mais n’est jamais intellichiant, toujours agréable. Plus ambitieux qu’Eva en août, mais pas aussi abouti.
Le film commençait plutôt bien, mais très vite on se trouve englué dans un fatras pseudo-intello, références cinématographiques totalement creuses, films dans le films qui parlent de films, tout cela est d'une prétention et d'un ennui insupportables! C'est dommage, l'idée était bonne et aurait pu être réussie...
Réussir à me faire rire tout en m'arrachant une petite larme tout au long du film, il fallait le faire ! Cette légèreté et cette tension bras dessus-dessous, j'ai adoré. Un très beau film d'amour.
Film réservé aux cinéphiles avertis avec moult références : Rohmer, Truffaut,Bergman. Réflexion sur le cinéma, le couple Volverais est plus qu'un divertissement pour bobos nantis. Le film recèle une certaine profondeur..Encore meilleur que Eva en août. Beu couple d'acteurs.
Film plein de nostalgie et de tendresse sur un couple sur le point de se séparer et la façon dont l'entourage réagit par rapport à cette vraie fausse séparation.
Vu Septembre sans attendre.. Film espagnol bavard et intimiste .. une sorte de Woody Allen à l’espagnole .. un couple ensemble depuis 15 ans décide de se séparer et d’organiser une grande fête pour l’occasion .. le scénario peine , c’est répétitif long et sans grand intérêt .. on peut éviter .. même si telerama en a fait l’éloge 藍
Ai vu « Septembre sans attendre » de Jonas Trueba réalisateur espagnol qui de film en film construit une oeuvre des plus intéressantes et cohérentes. Trueba travaille régulièrement avec le même duo d’acteurs Itsaso Arana (qui a des airs d’Agnès Jaoui) et Vito Sanz pour broder sur toutes les possibilités du couple. Après « Venez voir » et le formidable « Eva en Aout » voici « Septembre sans attendre ». Ale et Alex sont en couple depuis 14 ans et préparent une grande fête avec musiciens en live pour tous leurs amis et leur famille pour célébrer leur séparation. L’idée originale surprend et déstabilise totalement leur entourage pour qui ils représentaient le couple idéal. Ale est réalisatrice et Alex comédien qui joue principalement dans les films de son amie et d’ailleurs dans le dernier qu’ils sont en train de tourner le sujet est celui d’un couple qui prépare une fête…Toutes les mises en abimes sont permises pour le plus grand plaisir du spectateur. Sur un ton doux amer Trueba a composé avec ses deux comédiens un scénario d’une grande subtilité et sa réalisation comme toujours est très pittoresque. Alex téléphone à sa mère pour lui apprendre sa séparation du Musée d’Histoire Naturelle de Madrid, tout en marchant et en expliquant les raisons de cette fête de séparation il se retrouve soit à avoir la tête cadrée dans la gueule d’un squelette de dinosaure soit face à des crânes d’hommes préhistoriques. C’est exactement ça le talent de Jonas Trueba décadrer un tout petit peu la situation la plus banale pour la rendre absurde. De nombreuses références au cinéma de François Truffaut sont parsemées dans le film tel un jeu de piste. Le cinéma des deux réalisateurs n’étant pas très éloigné. Parfois il y a quelques longueurs mais vite pardonnées par des fulgurances scénaristiques. Un film réjouissant, sensible, subtile.
Un film qui peut attendre ..Tout est factice dans ce film dans le film réalisé par des cinéastes qui se parlent à eux même . Références à Kierkegaard ou à Nietsche pour se donner un style , qui tombent à plat . Aucune émotion (chose qu'on attend pendant tout le film) ne vient . . On est trainés de scènes répétitives en scènes carrément agaçantes voire inutiles. C'est répétitif , bavard ., artificiel, sans direction.
Exercice d'un style narratif ( la répétition sous la forme de variations sur le même thème, la séparation ) qui rend peut-être compte de la succession d'événements répétitifs qui forment le quotidien du couple.
L'atmosphère du film est sympathique ( c'est sa réussite) mais on a le sentiment que le sujet lui-même ( la difficulté de se séparer) n' est que survolé.
La première heure est plutôt réussie, mais le scénario manque de ressorts et est vraiment très loin d'atteindre la maîtrise bergmanienne ( à laquelle s'agregerait une pointe d'humour) dont il semble se réclamer. Film d'ambiance qui n'aborde jamais une véritable analyse. Dommage.