Vraiment mauvais et en plus totalement invraisemblable : une jeune mère au foyer veuve d'un policier, est nommée elle-même policier en vertu du décès de son mari, et, sans aucune formation préalable, elle va enquéter sur un meurtre, et sa supérieure lui laisse faire tout ce qu'elle veut. Bref on est dans l'invraisemblable total pour un film qui se veut pourtant réaliste, en prise avec les réalités indiennes etc. Si au moins l'enquète policière était interressante, mais non, elle est d'une lenteur abyssale et sans intérêt. L'actrice principale est très limitée, avec la même tête d'enterrement durant tout le film. A noter , une scène d'une violence extrème (de la police sur un suspect) sans aucune justification. Au final il ressort de ce film ennuyeux à souhait que les castes ce n'est pas bien et que les riches sont méchants.
Une héroïne féministe dans une ambiance socialement corrompue où trouver de l’honnête sans vain. C'est ardu comme scénario mais l'actrice incarne cette justicière malgré elle avec conviction et réussit à nous emporter.
Le film est remarquable, l'actrice exelente, le scénario nous permet d'entrevoir différents aspects de la société indienne : le sexisme, l'islamophobie, les violences policières. Certains plans de caméra sont originaux. Une réussite.
Le 20 mai 2024 l’équipe indienne du film Santosh montait les marches du festival de Cannes dans le cadre de la sélection Un Certain Regard pour la première diffusion mondiale. Les critiques ont été enthousiastes et élogieuses, le public conquis. Sa sortie nationale en ce mois de juillet va nous permettre de découvrir cette réalisatrice indépendante indienne qui pour son premier film n’a pas eu froid aux yeux, quitte à se mettre à dos la classe dirigeante indienne. Car sous sa forme de film policier noir, Santosh est une fresque sans concessions de la société contemporaine indienne. En effet, outre le fait d’être un polar captivant jusqu’à la dernière image, le film de Sandhya Suri est une puissante œuvre féministe. L’actrice principale incarne avec finesse une femme veuve qui intègre les services de police et va être confrontée à toutes les inégalités, toutes les injustices, toutes les compromissions qui gangrènent la société indienne et typiquement les discriminations et les violences envers les femmes. Santosh est beau dans sa forme particulièrement soignée, les éclairages naturels sont réellement splendides. Mais il est très âpre sur le fond, il ne cherche nullement à protéger le spectateur. Tous les dysfonctionnements de la société indienne sont étalés devant l’écran, avec leurs conséquences lourdes, et parfois violentes, en matière d’exclusion et d’injustices de classes, de castes et de religions. Il n’y a aucun manichéisme dans le propos de la réalisatrice, ce qui renforce la puissance et l’universalité de son film. Elle y dépeint avec talent et justesse tous les travers de la société en incluant les protagonistes eux-mêmes dans ce tourbillon malsain et non en en faisant un phénomène extérieur qu’ils tenteraient de combattre. Chapeau !
De Serpico à LA Confidential en passant par Training Day, les histoires de flics intègres naviguant dans la corruption au sein de la police sont un classique. Le formidable drame de Sandhya Suri est la version indienne de cette histoire. Le film prend le point de vue d’une jeune policière confrontée à une affaire trouble et imprévisible. C’est à la fois un polar et un brûlot politique, qui nous entraîne dans un labyrinthe de corruption, de violence policière et de racisme de caste, révélateurs de l’état d’un certaine société indienne. Pour moi, une révélation et un choc dans la sélection « un certain regard » du festival de Cannes.
Si la corruption et l'incompétence policière d'Inde est souvent dénoncée au centre de long-métrage, Santosh propose une vue féminine et une sororité qui se fait rare dans ce cinéma.
L'immersion est maîtrisée au sein de cette agitation urbaine qui est oppressante, la réalisatrice Sandhya Suri nous présente Santosh (Shahana Goswami) ayant perdue sa moitié.
Dans ce pays régi par le patriarcat, notre protagoniste perd bien plus que son amour, elle subit un déshonneur écoeurant. Bien décidée à rendre hommage à son mari et à reprendre le contrôle de sa vie et de sa dignité.
Cependant, c'était sans compter sur la gangrène qui se propage, le fruit pourri ne pourrit pas l'arbre, il tombe.
Au milieu de cette 'justice' corrompue, brutale et bidon, Santosh se voit tomber dedans avec une facilité déconcertante.
Pour en revenir à la maîtrise de l'immersion, elle passe par les environnements pauvres mais riches visuellement, ces animaux errants, la multifonction des habitants mais surtout la culture et les traditions, que la réalisatrice retransmet superbement.
Très rapidement, on est révolté face à cette police, ce manque d'empathie, ce mépris, cette misogynie, ces menaces et surtout, le plus écoeurant, cette banalisation face au v*ol.
Le petit côté thriller accentue un climat lourd et oppressant, la violence et le travail sonore pour l'accompagner ne peut que nous glacer le sang.
Je félicite Sandhya Suri pour trouver dans cette folie, un équilibre pour nous offrir un beau message et une superbe sororité dans un monde qui en a grandement besoin.
Ceux qui vous parlent de polar, ou même de thriller vous envoient sur une fausse piste. Ne vous laissez pas influencer par des journalistes qui, manisfement, n'ont pas eu le temps de voir le film avant de rédiger leur commentaire. ( la palme à Femme Actuelle: " comme un beau reportage de géo...un voyage émouvant et sensible..."); c'est un film politique très noir et si vous décidez d'aller le voir, ce que je recommande vivement, sachez que certains moments sont très difficiles à supporter...
Au travers du regard d’une femme qui devient policière presque par hasard, l’histoire de l’Inde contemporaine dans ses fléaux de castes et de corruption. Le tout traité comme un thriller lent et sensible au travers d un beau personnage féminin et d une femme qui malgré sa condition parvient à s affirmer. Joli coup !
Absolument impeccable dans son propos -l'analyse psychologique est remarquable- et dans la forme - sans effet ni recherche artificielle d'originalité- la puissance du scénario, la qualité des acteurs, la mise en perspective des forces sociales dans l'Inde mystérieuse en font un film de très haut qualité.
Je suis perplexe. Peut mieux faire. L'idée était bonne. mais je reste sur ma faim. Un film féministe dans le milieu de la police indienne très patriarcal
Un film dans une réalité indienne qui tranche avec la "comédie" bollywoodienne symbolisée par Mumbai. Même la fête de la couleur devient sordide dans cette dure et crue réalité de castes.
La place des femmes dans une société matriarcale exacerbée par par ces castres qui nous mettent mal à l’aise dans un quotidien continental et aseptisé un film qui perturbe et magnifiquement interprété