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Stéphane R
32 abonnés
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4,0
Publiée le 29 juillet 2024
Plongée passionnante au cœur d'une inde qui n'en finit pas avec ses inégalités ataviques de castes. Dalit tu demeureras, quoi qu'il arrive.On perçoit une petite évolution(petit essor des femmes), mais lente, au cœur de cités fourmillantes, d'un amateurisme et d'une corruption de pauvres représentants de l'administration policière. Bien incarné, un peu désespérant, passionnant.
Santosh nous accroche dès les premières images par sa mise en scène millimétrée, opposant lumière naturelle et clairs-obscurs des intérieurs, cadrant au plus près les visages, et accompagnant l’action par un travail minutieux du son. Ce polar sombre nous immerge dans les milieux les plus pauvres de l’Inde contemporaine, pour nous en dresser un tableau édifiant : poids du système des castes, diabolisation des musulmans, misogynie, patriarcat et corruption. Mêlant efficacement drame social et thriller, la force de Santosh tient beaucoup à l’interprétation toute en nuances de ses deux actrices principales, pour développer un propos féministe, qui mènera son héroïne de l’émancipation à la soif de justice sociale. Si le film est le récit d’une impasse, il peut aussi se lire comme la promesse d’un renouveau indien….
Bonne interprétation sur un thème caractéristique de la société indienne, celui des castes et de la corruption inhérente. Deux comédiennes tiennent tout le film, avec un certain suspense; le film s'étire un peu en longueur( fins multiples), mais n'enlève rien à sa réussite.
Un film très intéressant par les a cotés proposés.
L'histoire il semble qu'en Inde si l'on ai veuve d'un fonctionnaire de police tué en service on peut bénéficier d'un programme qui permet d'accéder au corps de la police. Santosh est cette veuve, veuve de confession indou et première mise en perspective le statut de la veuve. Ensuite mise en perspective du statut de la femme au sein de l'institution policière du fonctionnement de celle-ci où l'origine sociale sociale, la caste est omniprésent, la religion également le statut des musulmans confrontés a la monté du nationalisme d'une société indouiste, et pour finir la corruption endémique.
L'héroïne se trouve confrontée, et doit vivre cela au travers la résolution d'une enquête.
A voir mais pas uniquement pour une enquête un bon film qui est une ouverture sur l'Inde.
"Santosh" n'est pas un vrai thriller. C'est un film fondamentalement politique. Un brulot cinématographique qui dénonce les verrous empêchant l'Inde de faire sa mue. Avant de prendre le train pour Mumbai et la modernité, Santosh parcourt l'Inde traditionnelle dans son costume de jeune policière. Elle y croise la violence sociale et la violence sexuelle dans des campagnes corsetées par le système des castes. Sandhya Suri a réussi un grand film, dénonçant sans faire la leçon. Sa façon de filmer est intelligente, à la fois métaphorique et ultra-réaliste. Le talent de l'actrice principale (Shahana Goswami) donne corps à cette fiction si proche de la réalité oppressante de l'Inde. Brillant.
Figures de femmes dans le monde masculin et sectaire de l'Inde au 21ème siècle. Santosh, récemment veuve se trouve confrontée aux dures réalités des choix. Revenir dans sa famille puisque non appréciée par sa belle famille ou devenir indépendante en travaillant en acceptant de reprendre le métier de gardien de la paix de son défunt mari. Plongée dans l'univers des compromissions et des injustices à cause des castes et de la non prise en considération des femmes. Ce thriller se déroule presque comme un documentaire avec deux actrices fantastiques. A voir !
Avec Santosh, le récit d’une femme devenue policière par héritage met en lumière les fractures sociales de l’Inde contemporaine : castes, racisme, misogynie et corruption. Ce parcours initiatique en trois actes, parsemé de quelques lenteurs, s'attache au regard de l'apprentie.
D’abord témoin des injustices, l’héroïne trouve en Sharma une mentore ambiguë. Le film, porté par une mise en scène naturaliste et des cadres inspirés du documentaire, dépasse le réalisme pour laisser entrevoir une justice rêvée.
En filigrane, Santosh explore une Inde gangrenée par les divisions religieuses, les inégalités de caste et le mépris des femmes, sans didactisme mais avec une narration fluide. La violence, omniprésente, reflète une société en quête d'équilibre mais incapable de dépasser ses antagonismes religieux, sociaux et genrés. Tandis que la figure de Sharma se complexifie, révélant les paradoxes du pouvoir et les failles d'un idéal féministe.
Sous couvert de thriller, le film interroge la justice, entre compassion et dureté, et en propose un portrait nuancé. Sans exotisation, Santosh transcende son cadre local pour offrir une réflexion universelle sur la quête d’une justice imparfaite mais essentielle.
Toujours à la recherche du film qui ne me quittera pas une fois le vélo enfourché, je suis enfin heureux de mon choix de cette fin d'après-midi ! Avec cette plongée hallucinante dans l'Inde contemporaine et dans celui de sa police, on suit cette jeune policière avec le même regard estomaqué qu'elle porte sur sa propre société et ses pratiques, société encore marquée par le système des castes. C'est magnifiquement filmé et interprété et on sort de la salle les oreilles encore pleines du brouhaha de la foule et avec l'impression de s'être plongée au cœur même de ce pays. Devant tant de maîtrise, le mot chef d'œuvre prend ici tout son sens.
L'Inde loin de Bollywood, comme dit un des protagonistes : "Ici il y a ceux que l'on ne peut toucher et ceux que l'on ne doit pas toucher", cela résume parfaitement toute l'intrigue.
Un vrai film coup de poing, après le visionnage de ce film indien m a littéralement scotché. Au travers de cette jeune veuve, on se rend compte de la corruption qui règne dans cette société indienne qui est de nature totalement injuste de par ce procédé des castes,mais aussi d un système patriarcal très fort qui rabaisse la femme indienne à quasiment un meuble. Le film met en scène cette jeune femme qui a le choix suite à la mort brutale de son mari policier de prendre le poste de son mari ou rester chez sa famille et mener une vie de récluse. Elle va don choisir d epouser le métier de policier et va découvrir un monde totalement pourri. Suite au décès d une jeune fille indienne elle va tant bien que mal essayer d enqueter pour retrouver son assassin elle va devoir se battre contre sa hiérarchie, les notables et les politiques. Un grand film.
Une production internationale pour un film fort intéressant, totalement braqué sur l'Inde. Les grandes problématiques qui traversent le pays - traitement des femmes, corruption, discriminations, pouvoir policier... - y sont traitées avec précision et complexité. Les personnages, qui permettent de rentrer dans les méandres, sont bien campés, précis et complexes eux aussi. Un scénario rythmé et bien écrit. Quelques longueurs auraient pu être évitées et certaines scènes très insistantes me semblent nuire à la subtilité du propos.
Dans une région rurale de l’Inde, Santosh reprend le poste de gardien de la paix de son mari, tué lors d’émeutes. Très rapidement, elle se retrouve sur une enquête complexe : celle de la mort d’une petite fille. Elle va découvrir une police minée par la corruption et en proie à la défiance des habitants. C’est beau.
Une analyse des rapports sociaux en Inde très actuelle qui prolongé le travail de Satyagit Ray en y incluant des données actuelle Le système de castes dans lequel se trouvent les classes sociales. Des personnages attachants.
Un film difficile, mais bien joué et bien réalisé. Il est à la fois intéressant et effrayant de découvrir cette partie de la société indienne. Attention, thriller oui, mais pas un thriller d'action, car le rythme du film est plutôt posé.