Un bon polar vaut mieux qu’un documentaire Une société indienne décrite subtilement à travers une femme flic. Il existe deux types d’intouchables et c’est pour toujours ? De beaux plans de cinéma et des personnes filmées avec la même pudeur que Satajit Ray.
Ce film est une fenêtre ouverte sur certains aspects de la vie quotidienne dans ce monde parallèle qu'est l'Inde d'aujourd'hui. Il y règne une atmosphère pesante de moiteur, de surpopulation, de prégnance malsaine de la société de castes et de la méfiance voire du rejet envers les musulmans. Mais surtout, c'est une critique terrible de la police qui n'est pas au service de la population, en tout cas de toute la population. En en sortant, on ne peut que se sentir rasséréné de vivre en France ! C'est aussi un film qui tente, au travers d'une situation sans doute exceptionnelle, de soutenir la cause des femmes dans ce pays mais même de ce point de vue, la fin est relativement pessimiste...
Bon film qui fait réfléchir sur pleins de sujet en Inde. La place de la femme dans la société machiste, la police et les inégalités. Les acteurs jouent très bien et l'histoire est superbement raconté grâce à son rythme assez lent mais assumé.
Ce film ne raconte pas seulement la condition des femmes et des Dalits (intouchables) en Inde. C'est aussi un très bon film policier au dénouement inattendu. L'enquête sur la disparition d'une jeune Dalit, d'abord délaissée par la police, puis prise en main par une femme policier, qui a hérité son poste, de son mari tué au cours d'émeutes urbaines.
Par obligation, pour préserver ses droits Santosh, dont on moque le nom parce que c'est aussi celui donné aux garçons, devient policière suite à la mort de son mari. En Inde, pays à la population débordante de précarité, les femmes ont accès au statut d'agent de maintien de l'ordre souvent cantonnées à des tâches subalternes. Elles sont tout aussi corrompues, tout aussi impuissantes face à la misère omniprésente, surtout dans les régions rurales et les banlieues des grandes villes. Une jeune fille disparue dont on néglige la plainte du père parce qu'il appartient à une caste inférieure. Dans toute cette pauvreté ambiante qui crie à l'injustice face à cette police négligente, superficielle, règne un climat machiste et misogyne qui met très mal à l'aise Santosh plongée dans un univers cruel et sans pitié pour les plus démunis. Davika Pippal est retrouvée morte assassinée, jetée au fond d'un puits. La population locale doute sur l'enquête que la police va encore certainement bâcler. Santosh choquée prend cette affaire très au sérieux, malgré sa chef inspectrice qui dirige les preuves et les témoignages selon sa propre volonté. Personne ne veut s'occuper des victimes des intouchables de peur de se salir les mains. Pourtant ces agents de police se les saliront quand même pour obtenir des aveux sous la torture d'un innocent pris pour coupable idéal. C'est le quotidien banal, sans justice, ni morale, où le droit s'achète qui fait loi. Dans ces conditions comment représenter l'ordre et la sécurité sans y perdre sa dignité. Ma note sera de 3,18 sur 5. Parce que, ne riez pas les nantis, il est ainsi dans toutes les polices du monde. Sauf qu'ici en Inde c'est sans filtre. Il y a deux catégories d'intouchables : Il y a ceux qu'on ne veut pas toucher, il y a ceux qu'on ne peut pas toucher.
film complet sur la situation de l Inde et ses complexités sociales et culturelles. très bien joué, filmé... Petit bémol: l intrigue policière est presque poussée au second plan.
Au sein de la police indienne, qui cherche la justice et la vérité quand il s’agit de violences faites aux femmes ? Pas les hommes, c’est certain - mais les femmes ? Un polar subtil et prenant qui nous plonge au cœur d’une certaine société indienne.
dépaysement garanti avec cette immersion dans l’Inde contemporaine ; quelques longueurs mais on est pris dans l’intrigue. La scène de tortures est assez terrible.
Film à voir sans hésiter 2 actrices et l inde avec ses réalités Corruption/dignite pauvrete/smarphone viol des femmes Les castes hindou/musulmans hommes/femmes Un thriller social feministe et humaniste
C’est un bon film qui ose dénoncé les différents travers de l’inde que ce soit le problème des castes ou de la corruption, le film a une atmosphère assez pesante, ce qui nous immerge très bien dans cet environnement où la plupart des policiers sont corrompu. Malgré que le film dénonce bien certaine problématique, je trouve que l’histoire en elle même est un peu trop bateau et qu’elle aurait pu être plus poussé pour mieux desservir ce que le film dénonce. J’ai aussi trouvé que parfois c’étais trop exagéré et qu’on s’éloignait un peu trip de la réalité. Mais a part ça le film est pas trop mal et le jeu d’acteurs est plutôt bon, et les couleurs sont juste magnifiques.
Je trouve un film assez difficile à comprendre, car je ne vois pas où veut nous amener la capitaine de police avec Santosh, certes elle veut l’aider, mais j’ai du mal à comprendre, film à regarder plusieurs fois fin que la compréhension du scénario soit pertinente. l’histoire est vachement intéressante, même si attention. Les films indiens de ce type vulgariser énormément l’Inde, car c’est un pays magnifique qui mérite de mettre en avant autre chose que les films de problèmes de Castres…..
Avec ce film Sandhya Suri nous donne une claque monumentale en nous dévoilant cette machine monstrueuse du système des castes, du racisme musulman, du patriarcat, grâce à une réalisation minutieuse, les scènes de torture sont filmées avec une certaine pudeur tout en donnant conscience au spectateur de la violence mise en œuvre, la photo est sublime et l'interprétation de tous les acteurs remarquable. On sort de ce film complètement groggy.
Vu au festival de Cannes.L'inde, loin de Bolywood, est au programme de ce festival et ça me régale. Dans ce pays, que peut faire une femme lorsqu'elle est veuve, dépendante de sa belle-famille ou de sa propre famille? Mais une opportunité se présente, reprendre le poste de son mari policier assassiné. Expérience complexe dans la quelle elle va se révéler compétente. Mais police n'est pas synonyme de probité, en Inde comme dans beaucoup de pays. Se faire manipuler, accepter des faveurs non gratuites, tolérer l'injustice, tomber dans la violence. Elle va connaître toutes ces tentations. L'actrice incarne le personnage, renvoyée a son statut de femme ou complice, avec peu de paroles mais une intense force. Emportée, j'ai suivi avec passion. Bravo!