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Jean-luc G
90 abonnés
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4,0
Publiée le 1 septembre 2024
La réalisatrice est d'origine indienne, mais éduquée en GB. Deux pays qui se sont si bien connus et compris en ce qui concernent le système des castes. L'une des phrases clés restent l'énoncé qu'en réalité il existes deux sortes intouchables en Inde… Et bien sur des hindous qui ne peuvent sentir les musulmans! Santosh mélange avec succès portrait social et thriller, servi par deux actrices remarquables. Elles incarnent deux femmes, avec leurs forces et leurs faiblesses, dans un monde qui ne les acceptent que du bout des lèvres. Elles enquêtent dans une police corrompue, mais avons-nous le droit de juger sans nuance dans cet immense pays à gouverner? L'une âgée est blasée, l'autre apprend les bassesses de la profession contre son gré, un parcours en peu en forme de je t'aime moi non plus entre les deux. La mise en scène classique se suffit à elle-même et n'a quasiment pas besoin de musique, tant l'ambiance est pesante, les regards lourds, la foule dense et prête à s'enflammer comme un incendie par temps de sécheresse. Suri fait au passage un clin d'œil express au cinéma de Bollywood, qui surgit au détour d'une télé allumée! Voilà une face de l'Inde que l'on ne verra pas lors des voyages touristiques. Voilà une fiction qui lève un coin du voile, mais surement seulement un coin…. Et gardons nous de jugements péremptoires devant la persistance du patriarcat, de l'oppression des femmes et des inégalités criantes en Inde. Un premier film dense, intense et convaincant. cinéma - aout 24
Très belle histoire sur le quotidien des femmes en Inde. Quelques longueurs cependant nous permettent de sortir de temps à autre d’un temp un peu lent.
Ai vu « Santosh » de la réalisatrice indienne Sandhya Suri qui a été projeté lors de la sélection « Un certain regard » lors du Festival de Cannes 2024. Film en tous points admirables dans sa forme (magnifique photographie, mise en scène précise entre autre), par son interprétation et par ce qu’il dénonce. Santosh (Shahana Goswami puissante et intense) est une jeune femme dont le mari, gardien de la paix vient d’être tué. Elle devient veuve et est rejetée par sa belle-famille car jugée trop indépendante, pas assez serviable. Dans certains cas il est possible en Inde d’hériter de la fonction de son mari, ainsi Santosh après une formation devient gardienne de la paix, et va découvrir une Police misogyne, corrompue, n’intervenant qu’en fonction de la caste du plaignant. Comment rester intègre dans un système totalement vérolé, comme se fondre dans une pensée unique quand on a un jugement critique, comme se taire et rester mettre de soi quand on assiste à l’intolérable ? Toutes ces questions sont posées sans être ostentatoires et les réponses sont tout aussi subtiles. Film dont le regard féminin de sa réalisatrice sur une société qui camoufle tous les viols et meurtres exercés sur les femmes est imparable et réaliste. Santosh est un magnifique personnage dont l’écriture a été particulièrement soignée et dont les ambivalences psychologiques sont très bien décrites avec justesse. Santosh est de tous les plans et la caméra suit son personnage au plus près qui traverse toutes les sociétés de l’Inde tout en apprenant « que dans ce pays il y a deux sortes d’intouchables, ceux que personne ne veut toucher et ceux que personne n’a le droit de toucher ». Thriller saisissant.
Film à voir absolument ! La description des castes : les intouchables les minorités, la condition de la femme et sans oublier surtout le jeu des 2 actrices exceptionnelles film très didactique.
Je suis perplexe. Peut mieux faire. L'idée était bonne. mais je reste sur ma faim. Un film féministe dans le milieu de la police indienne très patriarcal
Santosh est une femme flic dans un pays où la police n’est pas respectée mais elle même ne respecte pas ses habitants… On voit tout le long du film la pauvreté, abus de pouvoir, dictature, cruautés et tout cela sans aucun filtre ni changement du réalisateur! Et c’est le côté génial du film, il ne prend pas parti, il constate juste une vie horrible, et jusqu’à la fin on ne peut rien y faire ..
Ce film, il ne faudra pas à vous attendre à un rythme de folie, tout ce passe tout doucement, tranquillou mais il génère tout de même une envie de voir où tout cela va la mener. N'étant pas flic pour un rond, elle va devoir apprendre sur le terrain et ayant des collègues avec des pratiques douteuses et bien on la voit passer du côté obscur si j'ose dire. Tout cela pour arriver à ce faire accepter et surtout respecter par ses collègues hommes dont le niveau de mentalité est équivalant aux hommes du début du siècle (même si partout, encore, il y a ce genre d'individu malheureusement). Rajouter les castes toujours présente qui font que des tensions sont quasi omniprésente... Donc malgré le fait que ce soit "lent" , le mauvais côte de ce qui se passe fait qu'on suit très bien l'héroïne. NOTE : 7/10
"Santosh" n'est pas un vrai thriller. C'est un film fondamentalement politique. Un brulot cinématographique qui dénonce les verrous empêchant l'Inde de faire sa mue. Avant de prendre le train pour Mumbai et la modernité, Santosh parcourt l'Inde traditionnelle dans son costume de jeune policière. Elle y croise la violence sociale et la violence sexuelle dans des campagnes corsetées par le système des castes. Sandhya Suri a réussi un grand film, dénonçant sans faire la leçon. Sa façon de filmer est intelligente, à la fois métaphorique et ultra-réaliste. Le talent de l'actrice principale (Shahana Goswami) donne corps à cette fiction si proche de la réalité oppressante de l'Inde. Brillant.
Un portrait fort et subtil de l’Inde actuelle à travers un portrait de femme formidablement écrit et mis en scène. Cela commence assez lentement mais petit à petit on est pris par l’histoire et le destin de cette jeune veuve devenue presque à son insu policière en remplacement de son défunt mari. Le suspens monte crescendo aussi bien pour l’enquête de police que pour le devenir de la femme dans ce monde qui ne lui correspond pas vraiment. Le tout est assez sec, sans musique, assez dérangeant, avec quelques scènes très dures, mais pas dénué d’émotion. Le personnage principal est parfaitement interprété par Shahana Goswami. L’actrice qui joue la capitaine de police est aussi très convaincante. Au final, un très beau premier film de la réalisatrice Sandhya Suri réussi sur tout les plans. Comme son actrice, à suivre donc.
Film très intéressant, palpitant Une scène un peu dure me fait baisser la note. Très bien joué, une actrice poignante et une peinture de la police en Inde assez consternante !
Excellent film qui sait aborder de nombreuses problématiques de la société indienne, à la fois directement, de manière intelligente et également solide. Une réussite.
Dans ce formidable film présenté au dernier festival de Cannes, on suit Santosh, une jeune femme indienne recrutée à la place de son mari mort en service, dans son apprentissage du métier de gardien de la paix.
Le réalisateur anglo-indien Sandhya Suri parvient à mêler dans cette âpre chronique plusieurs genres avec un grand bonheur (et une redoutable noirceur).
Le film est d'abord, et avant tout, un tableau au vitriol de la société indienne contemporaine. Corruption à tous les étages, incompétence de la police, absence d'éthique, tensions inter-religieuses, absence de réponse politique, machisme décomplexé et agressif, violence quotidienne, pregnance néfaste du système de caste : tout cela forme la toile de fond de la narration.
Mais au-delà de cet aspect rude et brut, parfois proche d'un travail documentaire, le film raconte aussi une formidable histoire, compliquée, tortueuse, qui tient à la fois du polar, du thriller psychologique et de la chronique sociale. Il dresse enfin, et peut-être doit-on dire surtout, un beau portrait de femme : la formidable Shahana Goswami propose une composition à la fois sensible et très physique.
La mise en scène sert parfaitement le propos complexe du film, et parvient à donner au film à la fois un rythme lancinant et une atmosphère poisseuse.
Présenté dans la section Un Certain Regard au dernier Festival de Cannes, ce film indien raconte la parcours initiatique d'une jeune femme indienne qui hérite du travail de son mari, policier tué lors d'émeutes, comme la tradition indienne le permet, et se retrouve plongée à travers ses nouvelles fonctions au coeur des dysfonctionnements de la société indienne.
Malgré quelques longueurs, Santosh est un film puissant, très rigoureux dans sa façon de décortiquer les nombreux maux de la société indienne : patriarcat, inégalités, misogynie, système de castes, corruption, racisme...
Le jeu de l'héroïne interprétée par Shahana Goswami impressionne par son intériorité et sa puissance qui passe à travers ses regards. La réplique que lui donne l'Inspectrice qui la prend sous son aile donne lieu à des scènes de jeu de pouvoir et de confrontation sourde assez captivantes.
Le film a l'intelligence de ne pas se vouloir trop manichéen en ne tombant pas dans la dénonciation facile mais en dépeignant une héroïne en proie aux doutes et prise dans un système qui semble un temps la dépasser et l'aspirer petit à petit.
Issue du documentaire, cette cinéaste indienne nous propose une première oeuvre de fiction au regard aiguisé et qui donne en vie de découvrir la suite de son travail.
Film indien sombre. La photo est sombre, le sujet l’est aussi. Rythme lent et film qui n’en finit pas. Les sous-titres blancs sur fond blanc m’ont été très difficiles à déchiffrer. Une société grouillante fort diverse et bien cruelle envers les femmes, les suspects et les pauvres gens. Une vision sans complaisance des hommes et des fonctionnaires de police. Voyage dans un pays dont je n’ai pas les clefs pour tout comprendre.