Les meilleurs moments de Desert of Namibia ? Sans aucun doute, les images de son générique de fin, apaisées et silencieuses, lesquelles, de surcroît, justifient le titre abscons du long métrage de Yoko Yamanaka. S'il s'agissait de montrer comment va la génération de ceux et celles qui ont 20 ans, aujourd'hui, au Japon, nous voici éclairés par le portrait de Kana, une jeune esthéticienne qui semble se lasser de tout et notamment de ses petits copains successifs. Sa fièvre erratique sert de fil rouge à un récit qui s'étire au-delà de l'entendement, alors que 90 minutes auraient largement été suffisants pour comprendre que l'héroïne souffrait d'une instabilité persistante et d'un goût de vivre guère évident. Elle est représentative de jeunes gens qui vont mal dans un monde tout aussi souffrant mais ce n'est pas une raison pour nous infliger ce cortège de scènes quotidiennes qui menacent le plus souvent de tourner à l'aigre, ce qui est le cas quand elles se situent dans le périmètre domestique. Desert of Namibia est atypique dans le paysage cinématographique japonais, ce qui en soi est intrigant, mais son fond est tellement peu emballant que l'ennui intervient très tôt. Ce n'est sans doute pas un hasard si le long métrage ne fait pas partie des saisons Hanabi 2024, jolie collection de films japonais récents, aussi divers qu'exaltants, et bientôt sur les écrans français.
Une esthéticienne japonaise de 21 ans est en pleine introspection sur sa vie. Tiraillée entre ses relations amoureuses, son job et son quotidien routinier, la Tokyoïte peine à trouver sa voie. "Desert of Namibia" est marqué par de longs plans séquences qui capturent la monotonie de ses journées, nous invitant à explorer sa solitude. Si cette approche est captivante au début, l’effet s’estompe rapidement, laissant place à l’ennui. Portrait contemplatif de la génération Z, le film aurait sans doute gagné en intensité avec une demi-heure de moins.
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2,0
Publiée le 17 mars 2025
Kana entretient une relation avec deux hommes qui lui offrent chacun quelque chose de différent. Il y a la fidélité et le (trop grand) confort de la vie avec son petit ami Honda d'un côté et de l'autre, l'attrait d'un amour interdit et charnel avec son amant Hayashi pour qui elle est prête à tout plaquer sur un coup de tête et c'est ce qu'elle finit par faire... Kana n'est pas très douée dans ses relations, et ce peu importe la nature comme on s'en rend compte avec son manque de tact lors de la première scène du film. Ce n'est donc pas si surprenant si les choses vont parfois vite avec d'incessantes et rapides disputes et réconciliations. On ne peut pas en dire autant du rythme très lent et d'une histoire qui s'éternise bien trop souvent avant de mettre le doigt bien trop tard sur ce qui cloche chez Kana. Une errance scénaristique injustifiée donc pour un film inégal, répétitif et sans but. C'est dommage, car Yūmi Kawai est formidable dans la peau de cette femme capricieuse et imprévisible qui ne se préoccupe pas des attentes de la société et des autres, mais l'ensemble est trop long et souvent ennuyeux.
Trop ambigu malgré une forme prenante, le film de YAMANAKA est étrange moment de cinéma, qui questionne notre rapport avec cette héroïne, maladroitement, mais assez justement dans sa conclusion
Film contemplatif, on a mal pour cette jeune fille instable émotionnellement et pourtant ce film apporte de l'apaisement. La fin est assez incompréhensible, ce qui rappelle également Le mal n'existe pas.
Kana est une jeune femme insatisfaite professionnellement et sentimentalement. Elle enchaîne les relations sans jamais réussir à trouver l’apaisement. C’est long, lourd, incompréhensible par moment. Malgré quelques jolies scènes (surtout liées à la beauté des paysages japonais), le film tourne au calvaire, tant pour l’héroïne que pour le spectateur.
Une exposition au spectateur très réaliste de la bipolarité (qui est une maladie et qui se soigne) C'en est vraiment malaisant. Et c'est en cela que c'est un bon film.