Ce documentaire raconte la vie et les traditions d’une communauté indigène qui vit dans la forêt amazonienne dans des conditions ancestrales où le chamanisme est très présent. On découvre dans ce film la manière de vivre de cette tribu qui redoutent l’arrivée des blancs et des orpailleurs qui vont détruire la forêt et menacer leur propre environnement. Cependant la longueur parfois exagérée de certaines séquences et la démarche un peu trop à charge de la réalisation atténuent un peu la bonne perception de ce film.
Bernard CORIC
(Film visionné à la Fémis journée prévisionnement GNCR le 11/12/2024)
Essentiel, indispensable, ce documentaire : les Yanomani peuvent-ils sauver notre monde technologisé aveugle et brutal de ses destructions barbares et stupudes ? Les "civilisés" ne sont pas ceux que l'on croit.
Les Yanomami est un peuple qui lutte pour sa survie. Face à la menace du « peuple de la marchandise » qui progresse, cette tribu, vit au rythme de traditions anciennes. Ce film est une réelle immersion au sein de cette communauté. Malgré de jolis plans très cinématographiques, le film s’étire et donne l’impression de remplir du vide trop souvent. La narration manque cruellement de rythme…
Le message général qui ressort : la civilisation capitaliste détruit la nature et les peuples indigènes au Brésil avec l'avertissement qu'au final cela se retournera contre tous les habitants de la planète.
C'est un documentaire militant avec un poing levé en l'air.
L'accent est mis sur le conflit avec les chercheurs d'or (qu'on ne voit jamais) et interpelle en premier le gouvernement brésilien et à la fois la conscience de chacun(e) d'entre nous dans ce qu'il fait pour la sauvegarde de la planète et pour l'établissement d'un mieux vivre ensemble.
Ce documentaire m'a donné envie de lire le livre (remarquable) du charismatique shaman Davi Kopenawa et de l'extraordinaire anthropologue humaniste Bruce Albert : La Chute du ciel publié en livre de poche.
Un des documentaires les plus audacieux et aboutis de l’année.
Les deux réalisateurs nous plongent dans une immersion sensorielle totale et sans compromis, révélant avec une puissance rare le quotidien d’un peuple aussi fascinant qu’insaisissable, lentement détruit par la cupidité des industriels et des chercheurs d’or. Ce film nous laisse bouleversés, révoltés, inspirés. Un immense merci au Festival Brésil en Mouvement d’avoir déniché cette perle de cinéma expérimental à la Quinzaine des Cinéastes et de l’avoir proposée en clôture. Un souvenir impérissable.
Film dont les ambitions sont très estimables. Les propos du responsable de cette tribu mettent en cause l'intervention "civilisés. Les partis pris adoptés dans la composition des images me semblent contestables.
A des années lumières d'un regard exotisant, ce film propose d'explorer la vie (et les craintes) d'une communauté en danger avec pragmatisme et immersion. En dépit de certaines longueurs, le tout parvient à captiver, voire hypnotiser. Certaines séquences sont inoubliables.
Des scènes interminablement répétitives de rites chamaniques agités et bruyants. La prise de vue est d'excellente qualité, mais la bande son est désagréable et agressive. Le scénario est incompréhensible, ou alors d'une pauvreté affligeante. Je crois que c'est vraiment le pire film que j'ai vu.
Découvert en avant-première au Cinéma Cratère de Toulouse , ce film est absolument nécessaire pour comprendre l'urgence à protéger les peuples autochtones d'amazonie des ravages de la modernité et de la cupidité des hommes.
On y découvre avec intensité et lenteur une communauté sage, aux gestes et coutumes ancestrales, qui se plie aux impératifs de la nature qui les entoure et s'y effacent harmonieusement. Pas question ici de faire plier les éléments, de les modeler à notre bon désir. Il faut suivre le rythme de la forêt, écouter ses chuchotement, lui répondre doucement.
Plongée dans ce monde étonnant, la caméra est un oeil invisible et silencieux qui parvient ainsi à capter des images absolument spectaculaires. Pour moi, du jamais vu.
Toute l'intensité et la spiritualité du film sont déjà résumées dans la bande-annonce. Là où je rejoins sans réserve les autres commentaires, c'est que le film est lent, très lent. Par contre je n'ai pas été "transportée", et ce quon entrevoit de perspectives pour le peuple Yanomami n'offre pas grand espoirs. spoiler: Il ne semble pas que sniffer des poudres hallucinogènes et pratiquer des rituels chamaniques soit un moyen très prometteur de résister au danger que repésente l'arrivée des orpaileurs sur leur territoire. La nécessité de préserver ce peuple, je ne la conteste pas. Mais à moins de n'avoir jamais vu d'autres documentaires sur le sujet, on ne découvre pas grand chose. Reste l'expérience de l'immersion. Si vous voulez avoir l'impression de passer deux heures aux côtés des Yanomami,si vous voulez ressentir "au plus près" l'amertume d'un peuple qui subit la bêtise de l'homme blanc sans pouvoir l'arrêter, alors vous serez servis. Simplement, n'espérez pas ressortir inspirés.