La bande-annonce de ce nouveau film, signé du prestigieux studio CloverWorks m’avait tapé dans l’œil, tant la qualité de l’animation et le character design faisait mouche.
Alors, on ne va pas se mentir, cela reste un film mineur, très léger dans son scénario et son parti pris artistique.
Le sujet du film, très populaire au Japon, c’est les adolescentes qui rêvent toutes de devenir idole.
Il s’agit d’une mise en images du syndrome du quart d’heure de célébrité d’Andy Warhol, de la recherche de la lumière, de la starisation à outrance des phénomènes des idols, boys band et groupe de K-pop.
Ne vous attendez pas à ce que le film soit particulièrement critique de cette industrie (l’animation travaille avec les Majors de la musique), il ne sera jamais fait mention des viols, des comportements toxiques des agents et managers d’adolescents, des ados poussées vers la prostitution ou le suicide.
On reste dans un film soft, gentillet, bon enfant, qui montre ce quart d’heure de gloire pour ce qu’il est : une simple expérience de vie, aventure hors norme pour ces ados ordinaires.
Si l’obsession maladive de l’héroïne Yū Azuma pour devenir à tout pris idol la pousse à mentir, manipuler psychologiquement ses camarades, puis finir par un craquage complet (nervous breakdown comme disent les jeunes) quand elles décident de mettre fin au groupe.
Les différentes chansons du film sont assez peu entraînantes, servant de « décor » assez pauvre au film.
La musique, très quelconque n’aide pas non plus. On n’est pas dans une véritable œuvre musicale façon Sound! Euphonium.
On nage dans les clichés imbuvables d’un drama adolescent pur et dur, lambda et inoffensif au possible.
Le film ne vaux le coup d’œil que pour son incroyable animation, parfaitement maîtrisée de bout en bout, de son character design accrocheur, des magnifiques effets visuels, lumières et décors.
Un petit film, divertissement simple et assez ordinaire, magnifié par une animation aux petits oignons.