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Pierre Phdb
24 abonnés
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4,5
Publiée le 27 septembre 2024
Un peu bancal mais le film le plus fort du moment.
Un peu bancal, une première partie magnifique, prenante qui montre la montée en puissance du mouvement "Femme, Vie, Liberté" et sa perception au sein d'une famille acquise au régime et socialement bien placée le chef de famille étant magistrat et bénéficiant de plus d'une promotion. Par contre les deux filles ne la famille sont nettement plus sensible aux manifestantes. La mère aimant son époux, ses filles et le statut social induit par le métiers de son époux doit jongler avec ces contradiction. Conflit de génération, conflit d'aspiration et là ce film est magnifique.
Le synopsis: "La paranoïa envahit Iman lorsque son arme de service disparait mystérieusement..." et on s'en moque, pour rester poli, de cette arme des conséquence un développement beaucoup trop long et le film perd de sa force de sa puissance quel dommage! Le film aurait put être plus court et conserver sa force et son message.
Un peu bancal mais le film le plus fort du moment.
Bien que le film commence un peu comme "L'histoire officielle" et finisse pas loin de "Shining", il est puissant, délicat, avec quatre personnages très bien écris, à commencer par la mère. Un style cinématographique classique, bien filmé, et un scénario très écrit. On est très loin de Kiarostami et au-dessus des autres réalisateurs iraniens.
Parti au bout d’une heure Scénario indigent et mise en scène absente Alors que le cinéma iranien nous a donné récemment tant de merveilles souvent avec aussi peu de moyens
Prix spécial du jury (cannes 2024), le dernier opus à ce jour de M.Rassoulof l'a contraint à fuir son pays, pour se protéger de la vindicte de l'appareil judiciaire iranien.
Il faut reconnaître que le scénario met les deux pieds dans le plat et il n' est pas étonnant que les foudres de la répression se soient abattues sur le cinéaste.
Un magistrat chargé de rendre des condamnations fatales pendant les évènements récents qu'a connu le pays, voit le conflit s'étendre au sein de sa sphère familiale.
Le contexte difficile dans lequel " les graines du figuier sauvage" ( la métaphore est expliquée en début de projection) a été tourné et les tourments vécus par le metteur en scène et certains acteurs, peuvent peut-être modifier l'appréciation générale que j'ai éprouvée en le visionnant.
Construit essentiellement sur les dialogues et sur une maîtrise indéniable des mouvements d'appareil et de la construction des plans, " les graines..." m'a semblé d'une grande réussite pendant sa première partie. La seconde qui se termine de façon expressionniste m'a toutefois formellement moins séduit.
Réflexion sur la maltraitance faite aux femmes et leur désir d'émancipation dans la République Islamique d'Iran, le film se nourrit, bien sûr, de l'actualité.
On a sans doute affaire à un des meilleurs films de l'année et mérite même d'être revu afin d'en apprécier toutes les subtilités.
Cependant, dans la filmographie du cinéaste au plan strictement artistique " un homme intègre" (2017) me paraît toujours être son opus le plus fin et le plus accompli.
Sensation au dernier festival de Cannes, " Les Graines du Figuier Sauvage" est un film purement politique dans le but de montrer l'horreur que traverse le peuple iranien, à travers un régime dictatorial. Bouleversant par plusieurs aspects, Mohammad Rasoulof, par son écriture et sa mise en scène, transmet le ressenti de cette politique par cette famille, avec deux mondes qui s'affrontent : les parents et leurs enfants. Brillamment construit ! Plus le film avance, plus le personnage du père devient cette "métaphore" et la représentation du régime Iranien. Un Grand film qui aurait pu remporter La Palme d'or !
La métaphore du figuier sauvage est jolie. Celle qui occupe toute la partie finale du film de Mohammad Rasoulof est puissante dans son évocation de la lutte de la jeunesse contre le régime iranien théocratique. Précisément, le film relate, par le biais d'une famille bourgeoise de Téhéran, l'époque récente de la révolte en Iran et de la répression sanglante qui la suit. Le cinéaste tournant clandestinement, son récit est très longtemps contenu, hors quelques sorties en voiture, dans l'appartement de la famille d'Iman, un mystérieux et apeuré "enquêteur" assujetti au pouvoir. Il est absent le plus souvent et le réalisateur se concentre sur la mère de famille et les deux filles étudiantes, sur leur existence domestique désormais rattrapée par les violents évènements au dehors que Rasoulof montre en intégrant régulièrement dans son récit des images réelles captées par les téléphones portables. Images effrayantes d'une jeunesse agressée et assassinée. Les personnages incarnent une famille probablement caractéristique de la société iranienne: des parents conciliants avec le principe théocratique et deux jeunes filles en révolte, de qui viendra peut-être- le réalisateur ne semble pas en douter- le renouveau démocratique iranien. La querelle générationnelle prend forme et elle est au coeur du propos du cinéaste. La symbolique de l'arme à feu, qui occupe une grande partie du film invoque les forces en présence et en lutte. Avec ses presque trois heures , le film m'a semblé un peu long dans certains de ses épisodes; peut-être parce qu'il se déroule essentiellement en vase clos. Ce qui ne lui enlève rien de son intensité de sa gravité. Et de son utilité bien sûr. Car, à défaut d'explorer la société iranienne dans toutes ses composantes, Mohammad Rasoulof nous plonge entièrement dans son histoire contemporaine.
Ce très grand film repose d’abord sur deux idées. La première est celle de l’allégorie qui lui donne son titre, et qui éclate lors des deux dernières scènes, l’une qui clôt la fiction, l’autre qui est un témoignage du réel. La seconde est celle, justement, d’utiliser de vraies images des manifestations de protestation en Iran lors du mouvement « femmes, vie, liberté » et de leur répression. Avec ces images tournées par des jeunes Iraniens et Iraniennes sur leurs smartphones, Mohammad Rasoulof, non seulement nous informe, mais nous montre, de l’intérieur d’une famille, comment la population Iranienne (du moins une partie) avait accès par les réseaux sociaux à la connaissance des évènements édulcorés ou cachés par les médias officiels. La première dimension du film est évidemment politique, et la dénonciation de la corruption, de la cruauté, de l’intransigeance et des méthodes du système est implacable. Ce n’est pas sa seule qualité ; il est aussi une réflexion morale, sur la compromission et la conscience, dans sa première partie, puis un thriller domestique de haut vol (à la Asghar Farhadi) ensuite. La dimension plus « spectaculaire », dont une scène (la confrontation violente avec l’opposant au régime) est superflue, est moins réussie, mais s’explique par la nécessité de donner forme à l’allégorie et aussi, peut-être, par le souhait, pour des raisons d’efficacité politique, que le film touche le grand public. L’écriture cinématographique est de premier ordre, chaque image (à l’exception près ci-dessus) ayant sa raison d’être. En témoigne cette scène muette d’un gros plan sur une blessure pansée, dont on trouve qu’il est plutôt long et pesant, mais qui trouve sa justification par les deux brefs plans, toujours muets, qui lui succèdent. Par le fond et par la forme, ces « Graines du figuier sauvage » est un immense film, d’une puissance rare.
Une première partie reussie, très interessante, basée essentiellement sur le récent soulèvement de la jeunesse iranienne contre le port obligatoire du voile et qui montre bien l’horreur du régime des mollahs. On se dit alors que pour une fois, les critiques si unanimement élogieuses sont pleinement justifiées. Et puis malheureusement, arrive la deuxième partie (a partir de la perte de l’arme), et on a l’impression soudainement que ce n’est plus du tout le même film. Le recit s’égare alors dans une histoire abracadabrante et peu crédible, et on commence a s’ennuyer ferme. La fin est proprement interminable… Au bout du compte, une nouvelle fois, une grosse déception, avec cette deuxième partie et cette fin ratée, qui font oublier la bonne entame du film.
Ok pour dénoncer la tyrannie de ce régime théocratique. Mais la fin ne justifie pas les moyens :2 heures sur 3 pour chercher une arme qui a disparu au sein du domicile familial c’est un peu court ! Ce visionnage est malheureusement terriblement d’actualité avec cette guerre Iran-Israël déclenchée il y a quelques jours ! Le travail de juge enquêteur n’est que suggéré, ce qui limite la dénonciation. Et l’épilogue forcément dramatique est risible : une course-poursuite familiale à 4 dans des ruines labyrinthiques désolées… Un prix du jury certainement avant tout décerné pour la cause politique qu'il dénonce.
spoiler: Ces graines du figuier sauvage tiennent le spectateur en haleine, et ceci sur toute la durée. Le film est constitué de plusieurs chapitres. Le premier expose une famille iranienne dans le père est procureur à la solde de l'état iranien, avec sa femme qui gère la maison et ses deux filles sont étudiantes. Arrivent ensuite les événements de la femme assassinée parce qu'elle n'avait pas son voile. Évidemment cela crée des tensions pour la famille avec le père procureur qui condamne en série sur ordre de l'État. Le film bascule lorsque l'arme de service du père disparaît. Là le film bascule dans un huis clos ou le père interroge voire torture sa femme et ses filles pour savoir laquelle d'elle a volé l'arme, car si elle n'est pas retrouvée il va se retrouver lui-même en prison et sa crédibilité sera réduite à néant dans le système étatique iranien. Et puis c'est la dernière partie où il y a un jeu entre le procureur et sa femme et ses filles pour arriver à les faire parler et là le film bascule dans un non-retour qui va jusqu'à sa conclusion.
Le film est très malin. Le personnage du père et sa petite vie de famille seraient presque sympathiques. Mais lorsque l'on voit comment sont menés les interrogatoires, d'abord avec un spécialiste de la psychologie qui se trompe en terme d'interprétation, puis le père mène lui-même ses interrogatoires à base de caméra. Comme si le fait de parler devant une caméra et devant tout le monde aller faire parler la coupable du vol du pistolet.
Le film a un intérêt documentaire aussi sur la vie à Téhéran en tout cas sur la vie de certaines personnes iraniennes choses que l'on ne voit pas souvent.
Un film à la fois simple et puissant qui oblige le spectateur à réviser ses évaluations et ses jugements sur les personnages et leur comportement en cours de film. Très fort.
Mohammad Rasoulof est à mes yeux l’un des plus importants cinéastes Iraniens. J’étais resté sous le choc de son précédent opus, Le diable n’existe pas, qui abordait, sous toutes ses facettes, le recours à la peine de mort dans son pays. Il saisit cette fois à bras le corps l’actualité tragique de la répression de celles qui refusent le port du voile. Pour déjà , il mélange images réelles ( le combat pour la liberté des femmes et leur répression meurtrière) et la fiction. Décor quasiment unique dans toute la première partie : un appartement cossu de Téhéran où règne le silence et la méfiance. Le père toxique ( et perdu) y fait régner sa loi : à l’heure où la révolte s’exprime dehors, il imprime à sa femme et ses filles l’obligation de vivre cachées et de garder le secret sur son nouvel emploi. La mère, gardienne du temple de l’ordre patriarcal, veille au grain. Une première partie étouffante, murée, paranoïaque, jusque là on reste dans les codes d’un cinéma programmatique , hyper écrit et scénarisé. Au beau milieu, une scène sidérante, filmée en gros plan: l’épouse dévouée lave le visage et coupe les cheveux de l’homme. Moment de douceur inédit, où le père incarne une sorte de Christ au supplice, visage fermé et souffrant, fermé au monde comme il l’est à lui même, incapable de communiquer avec ses filles, un homme déjà mort, un somnambule dangereux…. La grande surprise du film réside dans sa seconde partie : la sortie tant souhaitée de ce huis clos, et l’on se prend à rêver à une réconciliation, un apaisement. Mais le scénario nous embarque dans une course poursuite puis un labyrinthe sauvage digne de Kubrick ( très belles références à Shining) C’est toute la force du cinéaste , ce retournement final, oppressant, étouffant et néanmoins porteur d’espoir C’est un film exigeant, qui prend son temps pour se dérouler, n’hésitez pas à vous laisser embarquer, il est inoubliable.
Grosse claque...Film politique, thriller, film familial, chronique intimiste, cinéma social, étude de meurs... il y a tout dans ces graines là. C'est prenant, intelligent et foisonnant. Quelques toutes petites longueurs (cette manie des cinéastes actuels de faire des films long !), mais qui sont vite oubliées. Du cinéma comme ça, j'en redemande et je reste très étonnée que ce film n'ai pas eu la palme, plutôt que le sympathique mais léger Audiard.
un pur chef d'oeuvre. on en sort scotché. Touché en plein coeur. Un realisateur et des acteurs courageux qui racontent la violence patriarcale jusqu'au coeur dune famille iranienne en pleine dictature islamiste. un thriller haletant, un drame psychologique et une analyse du regime implacable. on ne voit pas passer le temps avec des acteurs époustouflants
Film intéressant mais beaucoup trop long et trop lent. Et encore, je n'avais pas lu le résumé du film qui raconte intégralement la première partie du film. Les acteurs sont parfaits !