Derniers Avis : Les Graines du figuier sauvage - Page 11
Les Graines du figuier sauvage
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René Xavier Rosnoblet
8 abonnés
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4,0
Publiée le 9 novembre 2024
2 h 47 d'émotions garanties avec ce thriller politique iranien de Mohammad Rasoulof dont l'excellent titre métaphorique prend tout son sens au fur et à mesure que ce sombre embroglio familial se met en place en même temps que la machine à broyer du système de la république théocratique islamique d'Iran. Un vibrant hommage au mouvement "Femmes, Vie, Liberté" , nonobstant, on peut regretter que la dernière partie, peu crédible, fasse basculer ce poignant témoignage de la dénonciation du régime des mollahs dans un autre genre et un autre registre plus baroques...
Film exceptionnel Hélas ce n est pas une fiction mais le reflet d une réalité cruelle et terrifiante A montrer aux jeunes filles à partir du lycée ..pour qu elles se posent des questions Très très important Merci
Chef d’œuvre Tout simplement Beaucoup d’émotions Le courage des femmes y est sublimé Quelques longueurs qui invitent à la réflexion entre les scènes poignantes
Quel film, quelle claque cinématographique ! D'autant que quand on a entendu le réalisateur présenter son film à Cannes, on sait que cela n'a pas été si simple que d'y arriver et surtout de le terminer. Je suis donc fière d'avoir payé pour voir ce film, il en vaut vraiment la peine. Ne se doutant pas de la fin jusqu'au dernier instant: très fort !
Un film sublime qui vous prend aux tripes. C’est fort et engagé. Je ne m’attendais absolument pas à cette trajectoire dans le film. Les femmes sont l’avenir de l’homme comme chantait le poète.
Très beau film iranien sur fond de manifestations et de répressions féministes autour de deux sœurs et une mère qui essaient de s'imposer contre un mari et père contrôlant. Du suspense. Je recommande.
Un bon thriller familial. Le père ne parle guère et à accepté d'être un exécuteur du régime pour assurer le confort matériel de sa famille. Les filles ados retardées ignares des contraintes du système découvrent benoitement qu'il n'est pas sans risque de défier le pouvoir et démontrent que si les bourreaux anonymes sont peu dénoncés ils peuvent être condamnés par leur propre famille....
Le nom des figuiers dont il est question est le "ficus religiosa" et l'analogie rapidement introduite par quelques lignes au début du film et particulièrement bien amenée. La première moitié du film bien qu'essentielle souffre de longueurs indésirables, mais la construction en deux temps du récit est particulièrement efficace
Mohammad Rasoulof construit un pamphlet enragé, dans un huis-clos étouffant pour dénoncer comment le régime des mollahs réussit à s’immiscer dans l’intimité d’une famille. Dans ce thriller, par la pression insidieuse que la violence totalitaire exerce sur le microcosme familial, jusqu’à le faire imploser, la tension est permanente. La chute, est autant terrifiante que libératrice. Avec sa mise en scène au cordeau, Les graines du figuier sauvage, rend un indispensable hommage à une jeunesse iranienne qui ne veut pas abdiquer sous le joug d’un système abscond et croire encore en un avenir meilleur…. Un témoignage poignant à voir absolument !
Les Graines du figuier sauvage est une oeuvre percutante et courageuse, qui suit Iman, juge au tribunal révolutionnaire de Téhéran, confronté à une répression grandissante et aux contradictions d’un système qu’il choisit de servir. Parallèlement, sa famille se divise : ses deux filles rejoignent le mouvement de protestation, tandis que sa femme essaie de garder un équilibre fragile entre l’ordre et l’engagement. Tourné clandestinement en Iran et inspiré d’un scénario conçu en prison, le film résonne avec la tension et le poids politique d’un thriller à la Costa-Gavras. On remarque facilement la saisissante beauté des paysages désertiques iraniens, en contraste avec la brutalité de la répression, alternant moments intimes et images d’Internet qui s’incrustent comme des éclats de réalité. Le film impressionne par sa structure : découpé en trois actes, il oscille entre drame social, thriller politique et polar, où le protagoniste s’éloigne peu à peu de sa famille et de sa propre humanité. Bien que parfois étiré, le film maintient une tension bouleversante et laisse transparaître la fragilité d’un projet né dans l’adversité, entre fiction et documentaire. Intime et universel.
Un film politique d'une beauté et d'une force peu communes. Comment la théocratie islamiste iranienne opprime à l'extérieur, mais également rentre dans les familles et les détruit. Chaque personnage a sa chance pourtant, et les deux filles, la mère et le père sont inoubliables. La seconde partie du film débute par une scène d'interrogatoire chez des "amis", en plan fixe, qui prouve qu'il suffit d'un rien pour marquer au fer rouge la pellicule. C'est glaçant et magistral. Du très, très, très grand cinéma.