5534 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
461 critiques spectateurs
5
122 critiques
4
207 critiques
3
81 critiques
2
33 critiques
1
12 critiques
0
6 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Auray
5 abonnés
8 critiques
Suivre son activité
5,0
Publiée le 18 septembre 2026
J'avais oublié de vous parler du film iranien, "Les graines du figuier sauvage".
Enfin, plus précisément, j'étais encore un peu sous le choc.
Le réalisateur Mohammad Rasoulof nous fait vivre un huis clos familial que j'ai vraiment vécu en retenant ma respiration au fur et à mesure des évènements.
Ça reprend les évènements du mouvement contestataire, Femme, Vie, Liberté, mais plus encore, ce film peut être la parabole du glissement vers un régime totalitaire.
Si on lit les secrets des coulisses d'Allociné, on observe également les difficultés inédites des conditions de tournage où les femmes devaient être sans leur voile dans certaines scènes intérieures... Mais avec des fenêtres aux rideaux occultants et des portes fermées à clef afin de ne prendre aucun risque avec un extérieur toujours très hostile à ce moment-là.
À voir vraiment pour ressentir, comprendre, espérer.
Le film a reçu le Prix Spécial du Jury au Festival de Cannes en 2024.
Et, il est toujours disponible en VOD sur la boutique Arte.
Film incroyable sur la liberté, à montrer dans toutes les écoles, y compris les écoles religieuses. Liberté, liberté chérie, combats avec tes défenseurs !
Excellent film politique où la réalité étatique iranienne se révèle jusqu'au quotidien des relations familiales. Le père d'une famille pourtant à l'apparence aimante et sans problème devient petit à petit la personnification du pouvoir dictatorial. La pression thrillerique monte petit à petit jusqu'à la fin du film, on est tenu en haleine jusqu'au bout.
Ce film iranien est intéressant car il nous montre, par le cinéma, ce qui se passe ou a pu se passer en Iran. On est plongé au coeur des manifestations du peuple iranien pour plus de liberté, notamment celle des femmes. On suit la vie d'une famille dont le père vient juste d'être promu enquêteur. Sa femme se réjouit, notamment devant les perspectives futures: nun meilleur salaire, un plu grand appartement, etc.... Les deux ados, deux filles, se réjouissent aussi. Tout va basculer pour deux raisons. Premièrement, les jeunes filles vont se trouver plus ou moins impliquées, en tout cas de loin, mais notamment au travers une amie, dans les manifestations et les revendications qu'elles portent. Deuxièmement le père va apporter une arme à la maison qui va finalement disparaître. Le film décrit surement mais lentement la tension qui va monter dans cette famille avec non seulement l'arme perdue, qui va devenir un problème de plus en plus important, qui est aussi le symbole de la réussite et de la carrière du père. Mais aussi avec les non-dits et les accusation qui vont se faire de plus en plus intenses envers chaque membre de la famille. Le père portant ses accusations à ses 'trois femmes'. D'abord lié à sa femme, ils tenteront de faire avouer leurs filles, le conflit de génération étant à son paroxysme. Et puis il tentera le tout pour le tout en mettant un place un système de détention envers sa femme et ses filles pour les faire tenter d'avouer. Cette arme devenue un symbole de puissance, mais aussi de dignité va devenir l'objet de toutes les convoitises. Le film décrit les relations familiales tendues d'une famille iranienne, croyante et pratiquante; où les libertés de chacun sont réduites, sauf pour les hommes.
"Les Graines du figuier sauvage" s'ouvre sur une première heure d'une grande force émotionnelle. Le film bouleverse en montrant les conséquences effroyables de la répression exercée par les autorités iraniennes sur la jeunesse du pays. Le cinéaste parvient également à rendre sensible l’impact déstabilisant, jusque dans l'intimité des familles, de la révolte des jeunes contre l'ordre établi et de la violence d’État qui lui répond. L’intégration d’images réelles de la répression constitue une idée particulièrement brillante : leur irruption au cœur de la fiction produit un choc puissant, qui place le spectateur dans le même état d’effroi et de sidération que les deux jeunes protagonistes. Malheureusement, au bout d'une heure, le scénario dévie vers spoiler: un pseudo-thriller centré sur la disparition de l'arme de service du père . Cette bifurcation affaiblit la dynamique du film : la situation s’étire de manière poussive et conduit à un dénouement qui se veut symbolique, mais manque de puissance, faute de vraisemblance et de construction dramatique crédible. Au final, "Les Graines du figuier sauvage" laisse un goût d'inachevé, car la matière dramatique de sa première heure, si elle avait été pleinement exploitée, aurait sans doute suffi à en faire un excellent film, voire un chef‑d’œuvre.
Film qui séduit par son calme et sa douceur, une forme de modernité, une très belle façon de filmer, une tension palpable… un grand cinéaste ! Ce petit commentaire pour ceux que le contexte, comme moi au premier abord, pourrait rebuter.
Exraordinaire démonstration de la fabrique du monstre par la terreur totalitaire. Profil psychologique commun de tous ces serviteurs opportunistes des régimes fanatiques : ici c'est l' "inspecteur" de la "justice" iranienne, cousin du SS, cousin du délateur vichyste, cousin du membre de la gestapo, cousin du flic du KGB soviétique, cousin du flic du FSB russe, cousin du flic de la Stasi etc... L'humanité du pire, l'humanité qu'on ne veut pas voir, encore et toujours engendrée par les régimes pathologiques. Désespérant.
Un témoignage des vices du régime ranien où les acteurs broyés par le système seront contraints de devenir des gens courageux ou l'inverse. Certainement réaliste. J'ai adoré, bravo,
Ce film est une excellente surprise ! Alors que les sorties récentes encensées par la critique me déçoivent souvent, celle-ci mérite amplement ses éloges. On y suit une famille iranienne plutôt aisée : une mère soucieuse de respecter les règles pour protéger ses filles, un père qui travaille pour le gouvernement, et des adolescentes plutôt obéissantes, bien qu'attirées par la lutte de leurs amis. Mais face aux événements extérieurs, la paranoïa s'empare du foyer... Jusqu'où les mènera-t-elle ? Captivé par ce sujet d'une brûlante actualité, on est immédiatement embarqué dans une tension étouffante. Porté par des acteurs d'une grande justesse, c'est une vraie réussite.
Un film iranien, tourné en Iran, plus ou moins clandestinement, avec de petits moyens qui nous parle de la révolte des femmes au début des années 2020, en nous la montrant surtout par des vidéos tournées au smartphone, la répression sanglante du régime. On y suit l'évolution de la vie d'une famille bourgeoise qui va se disloquer sous nos yeux. Le père récemment nommé juge instructeur, qui nous est montré comme époux et père attentionné, intègre professionnellement au début va se transformer progressivement en inquisiteur et juge de sa propre épouse et de ses propres filles, pris dans un tourbillon paranoïaque dont il n'a pas eu la force de s'échapper au début. A ce titre le film est universel en montrant comment la dictature, de surcroît religieuse, broie les individus et les condamnes à l'infâmie. On suit particulièrement le déchirement e la mère de famille partagée entre son respect de l'ordre établi et l'amour de ses filles, et celles des filles qui représente la rébellion et l'espoir de la liberté malgré le lourd tribu à payer
Défense du père : l’homme est observant et pratique sa foi avec sincérité, le juge fait face à un dilemme moral quand on lui demande d’entériner les décisions du procureur sans même avoir pu examiner les dossiers, le père est confronté à la rébellion de ses filles qu’il aime (pendant les évènements qui ont suivi la mort de Mahsa Amini) et exige qu’elles se soumettent à son autorité, conformément à sa culture patriarcale ; Défense de la mère : la femme est croyante et pratiquante, l’épouse est douce et attentionnée, la mère aime ses filles et fait tout pour les protéger de la colère du père ; Défense des filles : elles sont éprises de liberté et de justice, à n’importe quel prix. Grand film politique sur un peuple opprimé par une dictature religieuse et policière.
Avec Les Graines du figuier sauvage, Mohammad Rasoulof transforme le drame familial en une radiographie étouffante de la paranoïa politique et de l’autoritarisme contemporain iranien. La mise en scène, d’une sobriété presque clinique, fait progressivement basculer l’espace domestique vers un territoire de suspicion permanente où l’intime devient indissociable du pouvoir. Rasoulof excelle dans sa manière de montrer comment une idéologie oppressive infiltre les rapports familiaux jusqu’à détruire toute possibilité de confiance ou de transmission sereine. Le film trouve sa plus grande force dans cette tension sourde et continue, nourrie par des performances d’acteurs remarquablement retenues et une utilisation très maîtrisée du hors-champ. Malgré une dernière partie légèrement démonstrative dans son symbolisme, l’ensemble demeure un geste de cinéma politique d’une grande intensité.
Le principal mérite de ce film, c'est d'avoir été tourné en clandestinité sans que cela ne se remarque. Et puis, les personnages sont nuancés et donc crédibles. La nouvelle génération est naturellement plus critique du régime et aspire logiquement à plus de libertés. Mon reproche, c'est qu'il manque de rebondissements pour un film si long.
Le film décrit d’une manière que je pense assez exacte l’ambiance malsaine du pays (l’Iran), avec pressions sur les juges, oppression latente, répression étudiante et la réaction prudente des gens établis. Puis le père perd l’arme qui lui a été confiée, et le film s’égare dans un thriller improbable d’un intérêt limité.