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Philippe C
126 abonnés
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3,5
Publiée le 16 mai 2026
Un film iranien, tourné en Iran, plus ou moins clandestinement, avec de petits moyens qui nous parle de la révolte des femmes au début des années 2020, en nous la montrant surtout par des vidéos tournées au smartphone, la répression sanglante du régime. On y suit l'évolution de la vie d'une famille bourgeoise qui va se disloquer sous nos yeux. Le père récemment nommé juge instructeur, qui nous est montré comme époux et père attentionné, intègre professionnellement au début va se transformer progressivement en inquisiteur et juge de sa propre épouse et de ses propres filles, pris dans un tourbillon paranoïaque dont il n'a pas eu la force de s'échapper au début. A ce titre le film est universel en montrant comment la dictature, de surcroît religieuse, broie les individus et les condamnes à l'infâmie. On suit particulièrement le déchirement e la mère de famille partagée entre son respect de l'ordre établi et l'amour de ses filles, et celles des filles qui représente la rébellion et l'espoir de la liberté malgré le lourd tribu à payer
Défense du père : l’homme est observant et pratique sa foi avec sincérité, le juge fait face à un dilemme moral quand on lui demande d’entériner les décisions du procureur sans même avoir pu examiner les dossiers, le père est confronté à la rébellion de ses filles qu’il aime (pendant les évènements qui ont suivi la mort de Mahsa Amini) et exige qu’elles se soumettent à son autorité, conformément à sa culture patriarcale ; Défense de la mère : la femme est croyante et pratiquante, l’épouse est douce et attentionnée, la mère aime ses filles et fait tout pour les protéger de la colère du père ; Défense des filles : elles sont éprises de liberté et de justice, à n’importe quel prix. Grand film politique sur un peuple opprimé par une dictature religieuse et policière.
Avec Les Graines du figuier sauvage, Mohammad Rasoulof transforme le drame familial en une radiographie étouffante de la paranoïa politique et de l’autoritarisme contemporain iranien. La mise en scène, d’une sobriété presque clinique, fait progressivement basculer l’espace domestique vers un territoire de suspicion permanente où l’intime devient indissociable du pouvoir. Rasoulof excelle dans sa manière de montrer comment une idéologie oppressive infiltre les rapports familiaux jusqu’à détruire toute possibilité de confiance ou de transmission sereine. Le film trouve sa plus grande force dans cette tension sourde et continue, nourrie par des performances d’acteurs remarquablement retenues et une utilisation très maîtrisée du hors-champ. Malgré une dernière partie légèrement démonstrative dans son symbolisme, l’ensemble demeure un geste de cinéma politique d’une grande intensité.
Le principal mérite de ce film, c'est d'avoir été tourné en clandestinité sans que cela ne se remarque. Et puis, les personnages sont nuancés et donc crédibles. La nouvelle génération est naturellement plus critique du régime et aspire logiquement à plus de libertés. Mon reproche, c'est qu'il manque de rebondissements pour un film si long.
Le film décrit d’une manière que je pense assez exacte l’ambiance malsaine du pays (l’Iran), avec pressions sur les juges, oppression latente, répression étudiante et la réaction prudente des gens établis. Puis le père perd l’arme qui lui a été confiée, et le film s’égare dans un thriller improbable d’un intérêt limité.
Film poignant, très bien réalisé avec du rythme et j'ai l'impression une belle description des problèmes de société iranien et de leur république islamiste. Grand bravo au réalisateur pour son message, pour lui qui a du tourner dans des conditions difficiles et a été banni de son pays je crois...
Le Figuier sauvage (réalisé par Nuri Bilge Ceylan) est un film à la fois contemplatif et exigeant.
C’est une œuvre très marquée par les dialogues longs et philosophiques, qui explorent les thèmes de l’identité, de la filiation et du rapport à la réussite.
En resserrant son récit dans un espace domestique, le film transforme la cellule familiale en métaphore suffocante d’un pays entier sous emprise. Entre drame, thriller et parabole politique, il déploie une tension constante et une rigueur formelle qui traduisent avec une rare acuité les mécanismes de la peur, de l’obéissance et de la fracture morale. Œuvre à la fois magistrale et nécessaire, il frappe par sa puissance et sa lucidité, laissant le spectateur face à une expérience aussi étouffante que profondément éclairante.
Portait d'une famille iranienne prise dans les soubresauts révolutionnaires, l'intrigue illustre la fracture du pays, entre jeunes (femmes) en quête de liberté, dignité, considération, hommes attachés au régime leur conférant privilèges, domination, pouvoir, épouses déchirées entre loyauté à leurs enfants ou à la religion. Dénonçant au travers de glaçantes images diffusées sur les réseaux sociaux les exactions, répressions, meurtres, d'un gouvernement totalitaire, le récit dévie vers un thriller psychologique moins maîtrisé (sinon dans la course poursuite finale), tant dans son rythme que ses justifications narratives. Reste un réquisitoire puissant contre le patriarcat des mollahs autant qu'un plaidoyer pour la liberté.
regardé ce film est une perte de temp le sénario est nul et la fin est baclée. la seul calité de se film est le fais qu'il soutien une bonne cause le droit des femmes
Pas à la hauteur des critiques élogieuses de la presse et des notes spectateurs. Histoire. Un juge fraîchement nommé est lourdement impliqué dans la terrible répression des révoltés iraniennes initiées par le refus du port du voile. Confronté à cette tragédie et malgré ces convictions, il choisit le régime, mais aussi la fidélité à un ordre religieux traditionnel et à un système dont il bénéficie. Ces convulsions vont briser sa famille et susciter un affrontement fatal avec ses deux filles. Côté pile, la description de l'intérieur de la révolte de la jeunesse, du caractère policier du régime, de la manière dont se vit le fait religieux dans cette famille. J'ajouterai une très belle tension pendant une bonne partie du film. Côté face, 2h45 dont beaucoup de longueurs, une 2eme partie un peu erratique conclue par une fin pas très réussie, une tragédie famíliale pas très crédible. D'une manière générale, la relation père-filles est très étrange et pas très convaincante. Même en tenant compte des différences culturelles, ce fil rouge du film n'apparaît pas complètement maîtrisé et cela pèse sur l'histoire.
En tant que père, je suis forcément touché par les histoires de famille et de conflits entre générations. Le film démarre d’ailleurs plutôt bien : on suit un juge du régime iranien confronté, aux envies de liberté de ses filles. Mais jles interrogatoires, les décisions, la pression du système, restent trop en retrait. À la place, le film se concentre longuement sur la recherche d’une arme disparue dans la maison. Cette intrigue traîne en longueur, devient pesante et finit par ennuyer, jusqu'a un rebond, une fin qui redonne de l’élan au film, mais ça prend un ton étrange, presque ridicule par moments, au point de provoquer quelques rires dans la salle, ce qui n’était pas l’effet recherché.
Au final, le sujet est important et le message nécessaire, mais un bon message ne fait pas un bon film. Surtout lorsque le réalisateur cherche plus à illustrer un discours, qu'à croire en ses personnages.
6/10 film iranien allégorique dans lequel des jeunes filles pleine d'espoir et en recherche de liberté se rebellent contre leur père symbole de la dictature théocratique autoritaire, violente et corrompue. Manque parfois un peu de subtilité