Film poignant, très bien réalisé avec du rythme et j'ai l'impression une belle description des problèmes de société iranien et de leur république islamiste. Grand bravo au réalisateur pour son message, pour lui qui a du tourner dans des conditions difficiles et a été banni de son pays je crois...
Le Figuier sauvage (réalisé par Nuri Bilge Ceylan) est un film à la fois contemplatif et exigeant.
C’est une œuvre très marquée par les dialogues longs et philosophiques, qui explorent les thèmes de l’identité, de la filiation et du rapport à la réussite.
En resserrant son récit dans un espace domestique, le film transforme la cellule familiale en métaphore suffocante d’un pays entier sous emprise. Entre drame, thriller et parabole politique, il déploie une tension constante et une rigueur formelle qui traduisent avec une rare acuité les mécanismes de la peur, de l’obéissance et de la fracture morale. Œuvre à la fois magistrale et nécessaire, il frappe par sa puissance et sa lucidité, laissant le spectateur face à une expérience aussi étouffante que profondément éclairante.
Portait d'une famille iranienne prise dans les soubresauts révolutionnaires, l'intrigue illustre la fracture du pays, entre jeunes (femmes) en quête de liberté, dignité, considération, hommes attachés au régime leur conférant privilèges, domination, pouvoir, épouses déchirées entre loyauté à leurs enfants ou à la religion. Dénonçant au travers de glaçantes images diffusées sur les réseaux sociaux les exactions, répressions, meurtres, d'un gouvernement totalitaire, le récit dévie vers un thriller psychologique moins maîtrisé (sinon dans la course poursuite finale), tant dans son rythme que ses justifications narratives. Reste un réquisitoire puissant contre le patriarcat des mollahs autant qu'un plaidoyer pour la liberté.
regardé ce film est une perte de temp le sénario est nul et la fin est baclée. la seul calité de se film est le fais qu'il soutien une bonne cause le droit des femmes
Pas à la hauteur des critiques élogieuses de la presse et des notes spectateurs. Histoire. Un juge fraîchement nommé est lourdement impliqué dans la terrible répression des révoltés iraniennes initiées par le refus du port du voile. Confronté à cette tragédie et malgré ces convictions, il choisit le régime, mais aussi la fidélité à un ordre religieux traditionnel et à un système dont il bénéficie. Ces convulsions vont briser sa famille et susciter un affrontement fatal avec ses deux filles. Côté pile, la description de l'intérieur de la révolte de la jeunesse, du caractère policier du régime, de la manière dont se vit le fait religieux dans cette famille. J'ajouterai une très belle tension pendant une bonne partie du film. Côté face, 2h45 dont beaucoup de longueurs, une 2eme partie un peu erratique conclue par une fin pas très réussie, une tragédie famíliale pas très crédible. D'une manière générale, la relation père-filles est très étrange et pas très convaincante. Même en tenant compte des différences culturelles, ce fil rouge du film n'apparaît pas complètement maîtrisé et cela pèse sur l'histoire.
En tant que père, je suis forcément touché par les histoires de famille et de conflits entre générations. Le film démarre d’ailleurs plutôt bien : on suit un juge du régime iranien confronté, aux envies de liberté de ses filles. Mais jles interrogatoires, les décisions, la pression du système, restent trop en retrait. À la place, le film se concentre longuement sur la recherche d’une arme disparue dans la maison. Cette intrigue traîne en longueur, devient pesante et finit par ennuyer, jusqu'a un rebond, une fin qui redonne de l’élan au film, mais ça prend un ton étrange, presque ridicule par moments, au point de provoquer quelques rires dans la salle, ce qui n’était pas l’effet recherché.
Au final, le sujet est important et le message nécessaire, mais un bon message ne fait pas un bon film. Surtout lorsque le réalisateur cherche plus à illustrer un discours, qu'à croire en ses personnages.
6/10 film iranien allégorique dans lequel des jeunes filles pleine d'espoir et en recherche de liberté se rebellent contre leur père symbole de la dictature théocratique autoritaire, violente et corrompue. Manque parfois un peu de subtilité
C'est bien fait, bavard parfois mais avec de belles partitions pour les acteurs. L'Iran moderne et sa jeunesse qui aspire à la liberté nous est montré sous un autre angle, celui de la petite bourgeoisie qui doit son rang à l'allégeance au pouvoir, et une famille qui se déchire. En revanche, un des personnages est stupide, ses motivations sont incompréhensibles par rapport à ce qu'on a dit avant et ça m'a gaché l'histoire et sa chute spoiler: (c'est la benjamine)
Ce film s’inscrit dans le cadre du soulèvement féministe iranien « Femme, Vie, Liberté ». On suit deux jeunes filles confrontées aux manifestations et à leur désir de liberté, tandis que leur père, juge au sein d’un tribunal révolutionnaire, incarne l’autorité du régime. C’est long, mais on en apprend beaucoup sur la nature du régime iranien.
Film d’une rigueur et d’un suspense implacables. (Sur)cadrage qui cloisonne les personnages, huis clos en labyrinthe pour illustrer la violence à tous les niveaux d’un système patriarcal impitoyable, des plans de visages d’une grande profondeur psychologique. Terrible chef d’œuvre du cinéma iranien.
Le réalisateur iranien Mohammad Rasoulof revient dans "Les graines du figuier sauvage" sur un thème qui lui est cher, celui du poids du régime théocratique iranien sur les familles. Ici, alors qu'un mari et père de famille aimant, travaillant pour le régime, reçoit une promotion, le mouvement "femme, vie, liberté" éclate, changeant la donne au sein de la famille. Le film est intéressant, glaçant par moments mais je le trouve en dessous d'autres films de Mohammad Rasoulof comme "Le diable n'existe pas" et surtout "Un homme intègre" qui, tant dans la dénonciation du régime iranien que comme objets cinématographiques sont beaucoup plus aboutis.