Derniers Avis : Les Graines du figuier sauvage - Page 13
Les Graines du figuier sauvage
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Poethique
53 critiques
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3,5
Publiée le 22 octobre 2024
Un huis clos familial en résonance avec la révolte en cours dans les rues de Téhéran. Tout l'intérêt du film est de nous montrer les événements vécus "de l'intérieur" : les antagonismes de la société iranienne, désir de liberté ou soumission aux lois religieuses, font éclater des liens que l'on croyait solides. Une fiction sur une réalité d'une violence inouïe, dont on prend pleinement conscience, grâce à une réalisation et des acteurs toujours très justes. Cependant, j'ai trouvé le film trop long, 2h46 et non 2h26 comme il est indiqué.
Très beau film qui nous plonge dans une famille iranienne durant le mouvement de libération des femmes. Touchant par ses acteurs d'exception et par son histoire haletante, nous avons passés trois belles heures devant ce film.
Si la réalisation quoique inégale est bonne, j’en attendais plus sur ce film qui n’est finalement pas un chef d’œuvre. Si je salue le courage de la figuration et du montage, je déplore tout de même un penchant décevant pour la poésie qui n’aura visiblement pris chez personne.
Côté narratif bien sûr rien à dire, la réalité est saisissante et transparaît correctement. Mais il me faut bien plus que la vérité à l'écran pour aller au "cinéma" plutôt qu'au petit écran.
Comment critiquer une telle oeuvre? On partage le drame créé par l'horreur du régime des mollahs. On regrette mille fois le soutient que la grande a apporté à Khomeiny - mais qu'est ce que tu nous a fait Valéry ! Pour autant, le film compète 3 films en un. Ce que l'on comprend bien c'est que le réalisateur a tout mis de ce qu'il voulait faire. Bref. Inégal, déséquilibré, le scénario vacille et s'effondre en série B. Tellement dommage
Le film résonnent et frappent fort sur notre réalité du monde. Il nous plonge au cœur d’une famille à Téhéran sous tension des répressions du régime. Une résonance directe et un hommage à l’étudiante Mahsa Amini. Une œuvre cinématographique remarquable, saisissante et courageuse, sous la forme de thriller politique, qui par les choix de la réalisation, la force des interprétations, crient une résistance face à la dictature et gravent une ode à la liberté. «Femme, vie, liberté» ✨
Décidément, le cinéma iranien est vraiment subjuguant. La force dont font preuve ses auteurs pour prendre le contre-pied des intentions du régime théocratique de la république islamique est véritablement impressionnante. Par ailleurs et pour ma part, j’y ai découvert que si l’on consent à se plier aux règles étatiques, on peut tout à fait vivre à l’occidentale lorsque que l’on habite Téhéran... Mais l’histoire de la famille que l’on suit tout au long des presque trois heures de projection nous montre que tout peut changer si l’on prend des distances avec le respect de ces règles et que la jeunesse iranienne en paie le prix fort.
Le cinéma iranien ne cesse de produire des films impactant, et Les Graines du figuier sauvage est dans cette lignée. Comme souvent, le septième art va être un outil afin de critiquer les dérives du régime théocratique. Tout démarre avec le mouvement « Femme, Vie, Liberté »... Dans ce contexte d’immersion tension en Iran, on accompagne Iman, proche du pouvoir en place, alors que ses filles soutiennent le mouvement. Ce film est donc une opposition entre deux générations. La génération des parents, qui sont fidèles aux valeurs portées par la République Islamique, et les jeunes, qui veulent du changement. Cela vient jusqu’à déchirer cette famille de l’intérieur. À l’image du pays, les deux camps s’opposent sans jamais réussir à dialoguer. Dans cette tourmente, l’arme d'Iman disparaît. Commence alors un jeu de mensonge. La tension monte en même temps que la paranoïa de ce père se sentant trahi. Il perd pied pour se laisser aveuglement guider par la haine. Ce film veut donc montrer les deux camps. D’un côté Iman dont l’arme disparaît. La situation dégénère à l’image d’un système se sentant trahi de l’intérieur et dont la seule réponse est la violence. Les scènes où il est sans sa famille essayent de nous faire entendre sa situation. Puis de l’autre, les filles qui veulent que les choses changent à l’image d’une partie du peuple iranien. Ils veulent plus de liberté, mais ils ne reçoivent que les coups d’un système ne voulant pas les écouter. L’interprétation de Misagh Zare est bouleversante. La relation de cette famille symbolise donc celle du peuple iranien avec son régime.
Rassoulof avait déjà planté de belles graines mais la il nous offre un chef d’œuvre un polar politique et un bel hommage à cette jeunesse iranienne face à cette théocratie
Lauréat du Prix Spécial du Jury au Festival de Cannes 2024, ce brulot iranien est captivant et perturbant de bout en bout. Vu depuis la sphère familiale, il scrute les mécanismes d’un régime totalitaire qui parvient in fine à détruire la cellule la plus intime. Des images authentiques viennent s’insérer par moment dans le récit, provoquant parfois un réel malaise.
Ma note est strictement cinématographique. J'ai trouvé le film trop long pour les moyens que Mohammad Rasoulof a pu déployer pour sa mise en scène. En revanche bravo pour le jeu des acteurs et pour cette prise de risque de cinéma, pédagogique et politique.
J'ai vraiment beaucoup apprécié ce film. On est tenu en haleine et surpris du début à la fin. Outre l'intrigue suite à la disparition de l'arme du père et les évènements dramatiques qui se déroulent dans le pays, c'est l'évolution psychologique des personnages qui est très intéressante. On pourrait faire un parallèle entre ce qui se passe dans le pays et ce qui se passe au sein de cette famille: une rébellion contre l'ordre établi.
Un bijou de film qui pose avec justesse et sensibilité les termes d’un débat politique, sociétal qui divise la société Iranienne. Le parcours des femmes de plusieurs générations est exploré face à l’obscurantisme du pouvoir religieux fortement genré. La vie d’une famille confrontée aux événements du pays tels que la mort de mahsa jina Amani et son incidence sur la révolte des filles de la famille face au conformisme de la mère et au fascisme religieux du père.
Incroyable, on plonge au cœur de l’évolution de la société Iranienne. Le filme nous retourne, la fin est l’inverse de ce à quoi le m’attendais au début.