Un très grand film politique doublé d'un thriller familial, dans l'Iran moderne. Des images réelles du mouvement "Femmes, vie, liberté " sont intégrées au scénario. Courez-y !
Razoulof fait un usage un peu immodéré du temps des spectateurs. Confiant, à raison, dans sa capacité à faire progressivement monter la tension, il en abuse cette fois-ci, par trop de lenteur pour arriver à un final absurde. Bonne représentation cependant du rapport entre devoir d'obéissance à un régime totalitaire, amour familial, aspirations à la liberté...
"Les Graines du figuier sauvage", dernière œuvre du réalisateur iranien Mohammad Rasoulof, se présente comme un regard audacieux sur la société iranienne contemporaine. Bien que le film ait reçu des éloges dans certains cercles, il convient d'examiner de plus près sa narration et ses intentions.
Le film, d'une durée de 2 heures et 46 minutes, plonge le spectateur dans le quotidien d'Iman, un juge travaillant dans un tribunal révolutionnaire. Cette longueur peut être perçue comme une immersion nécessaire, mais elle risque également de tester la patience de certains spectateurs, notamment ceux qui recherchent un rythme plus dynamique.
L'utilisation d'images documentaires captées par des téléphones portables, bien qu'elle vise à ajouter du réalisme, soulève des questions sur l'authenticité et la manipulation potentielle de ces séquences. On peut se demander dans quelle mesure ces images ont été sélectionnées ou même mises en scène pour servir le propos du réalisateur.
Le portrait d'Iman, passant d'un homme joyeux à un agent de répression, pourrait être interprété comme une simplification excessive des complexités humaines. Cette transformation rapide et dramatique peut sembler forcée, servant peut-être plus les besoins du scénario qu'une représentation nuancée de la réalité.
Le contraste générationnel entre Iman et ses filles, bien que potentiellement intéressant, risque de tomber dans le cliché du conflit parent-enfant, réduisant ainsi la profondeur potentielle de l'analyse sociale.
Il est intéressant de noter que le film a été tourné clandestinement. Bien que cela puisse être perçu comme un acte de bravoure, on peut également s'interroger sur les motivations derrière ce choix. S'agit-il d'une véritable nécessité artistique ou d'un moyen de générer du buzz et de l'intérêt autour du film ?
Enfin, la focalisation du film sur une famille de classe moyenne pourrait être vue comme une perspective limitée, négligeant potentiellement d'autres voix et expériences importantes au sein de la société iranienne.
En conclusion, "Les Graines du figuier sauvage" est indéniablement un film qui suscite la réflexion. Cependant, comme toute œuvre traitant de sujets complexes et politiquement chargés, il mérite d'être regardé avec un œil critique, en gardant à l'esprit les potentielles simplifications et les biais inhérents à toute représentation artistique de réalités sociales et politiques.
Un film un poil long par moment mais terriblement juste. Au départ, je pensais que ça allait être un film uniquement politique mais c'est bien plus puisque la 2ème partie du film est centrée sur la famille et ça en devient un thriller. Le film pointe du doigt des situations qu'on ne connait pas dans les pays européens. C'est un film presque d'intérêt général pour comprendre la détresse de situations à l'autre bout du monde.
Exceptionnel !! L’histoire d’une famille Iranienne pendant les soulèvements de 2022, qui se mue ensuite en thriller… les acteurs sont exceptionnels Un huit clos qui s’échappe ensuite en extérieur dans de sublimes paysages de l’Iran À voir!
Quel dommage. Un sujet aussi fort, dont les victimes méritaient une dénonciation sans faille, est bien mal traité par un discours peu inspiré et un rythme très lent qui finit par éteindre le film...on en sort frustré.
Teheran et sa justice... enfin son illusion de justice , bien montrée par le père de famille, qui malgré tout, s'intégre rapidement en condamnant à tout va (300 "procès" par jour !). Le film nous montre la vie quotidienne d'une famille de nantis et l'implication des 2 jeunes filles dans la vie de leur pays et leur soif de liberté, tout en étant très conscientes de ce qui se passe dans leur pays. A contrario, leur père est totalement endoctriné et ne les comprend pas. La mère, essaie de ménager son mari pour que tout se passe bien dans son foyer et c'est ce qui se passe la plupart du temps.. la fin du film est décevante, trop rapide, façon thriller bâclé.. et c'est dommage
Ce film est un témoignage vibrant de la révolte des femmes iraniennes devant l'horreur d'un régime totalitaire où règne une terreur et un arbitraire glaçant. Le scénario et la mise en scène, dans une magnifique subtilité, fait glisser cet horreur dans le cadre d'un huis clos familial qui se transforme en tribunal. Le thriller final est le symbole espéré d'une tyrannie qui s'effondre.
C est un super film iranien Les acteurs sont au rop L ambiance de l époque bien rendue Un épilogue plein de surprise Et une critique de ce très beau film complètement aseptisée par de drôles de règles dont l application différé selon les critiques
Un huis clos familial en résonance avec la révolte en cours dans les rues de Téhéran. Tout l'intérêt du film est de nous montrer les événements vécus "de l'intérieur" : les antagonismes de la société iranienne, désir de liberté ou soumission aux lois religieuses, font éclater des liens que l'on croyait solides. Une fiction sur une réalité d'une violence inouïe, dont on prend pleinement conscience, grâce à une réalisation et des acteurs toujours très justes. Cependant, j'ai trouvé le film trop long, 2h46 et non 2h26 comme il est indiqué.
Très beau film qui nous plonge dans une famille iranienne durant le mouvement de libération des femmes. Touchant par ses acteurs d'exception et par son histoire haletante, nous avons passés trois belles heures devant ce film.
Si la réalisation quoique inégale est bonne, j’en attendais plus sur ce film qui n’est finalement pas un chef d’œuvre. Si je salue le courage de la figuration et du montage, je déplore tout de même un penchant décevant pour la poésie qui n’aura visiblement pris chez personne.
Côté narratif bien sûr rien à dire, la réalité est saisissante et transparaît correctement. Mais il me faut bien plus que la vérité à l'écran pour aller au "cinéma" plutôt qu'au petit écran.
Comment critiquer une telle oeuvre? On partage le drame créé par l'horreur du régime des mollahs. On regrette mille fois le soutient que la grande a apporté à Khomeiny - mais qu'est ce que tu nous a fait Valéry ! Pour autant, le film compète 3 films en un. Ce que l'on comprend bien c'est que le réalisateur a tout mis de ce qu'il voulait faire. Bref. Inégal, déséquilibré, le scénario vacille et s'effondre en série B. Tellement dommage