Les Graines du figuier sauvage
Note moyenne
4,3
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451 critiques spectateurs

5
119 critiques
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Franck J P
Franck J P

7 abonnés 113 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 septembre 2024
Fort d'une implacable rigueur, ce suspens familial enchevêtre subtilement des joies, croyances et combats qui encensent la vie profonde et l'évolution de l'Iran par une mordante actualité qui s'apparente à un tournant historique. Cette leçon de cinéma est indispensable de tous points de vue.
kpuccino1
kpuccino1

2 abonnés 22 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 septembre 2024
Grosse claque que ce film, sur l'oppression du régime iranien évidemment et sur le courage de ces femmes se soulevant, mais aussi sur le plan cinématographique : comédiens plus qu'excellents, scénario rebondissant tout en fluidité, réalisation top. Chapeau bas.
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

129 abonnés 411 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 septembre 2024
Sensation du dernier Festival de Cannes, et alors que beaucoup lui promettaient la Palme d'Or, c'est finalement un Prix Spécial, hors palmarès, que le jury de Greta Gerwig a décidé de lui attribuer. Une polémique avait alors éclaté. Fallait-il dissocier l'oeuvre du contexte politique dans lequel elle avait été tournée (le réalisateur a dû faire son film clandestinement et fuir son pays pour venir le présenter à Cannes) et la juger sur le même plan que les autres films ou la traiter à part ? Quitte à le récompenser, ne fallait-il pas l'inscrire bien plus haut dans le palmarès ?

Contraint pas ces conditions de tournage, le réalisateur fait le choix très intéressant d'importer et d'illustrer les tensions liées au régime totalitaire iranien à l'échelle de la famille, en se focalisant sur toutes leurs répercussions au sein de celle-ci. Ces moments intimes sont à plusieurs reprises entrecoupés de vidéos amateurs choc, prises avec des téléphones portables et dénonçant la répression infligée à la population iranienne qui tente de se soulever. Cette façon de venir introduire du réel dans la fiction et de faire coller le récit à l'actualité rend l'ensemble encore plus impactant.

Pendant les deux premiers tiers du film, durant laquelle le film se révèle d'une très grande maîtrise formelle, l'ombre de l'oppression du régime, à travers la figure paternelle, plane sur la vie de cette famille, d'apparence plutôt unie. Puis la tension au sein de ce huit-clos monte crescendo au fil des prises de conscience politiques des deux jeunes femmes de ce foyer.

La dernière partie fera basculer le film dans un thriller haletant, un brin excessif, mais dont la virtuosité et la maîtrise de la réalisation (gardons toujours en tête qu'il a été tourné secrètement) impressionnent.

Le film est remarquablement interprété et même s'il souffre de quelques longueurs, l'élan de vie et de liberté qu'il porte à travers ces deux adolescentes insuffle un bel espoir pour l'avenir.

Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
lovesong
lovesong

2 abonnés 7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 septembre 2024
Magistral. L’écriture, la réalisation, l’interprétation ET la grande Histoire dénoncée ici au monde entier. A voir et à recommander impérativement !
yanndek
yanndek

1 abonné 7 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 22 septembre 2024
Évidemment le thème, le destin du réalisateur ainsi que les circonstances du tournage limitent grandement la critique objective. Pourtant reconnaissons que ce film est trop long. Que la multiplication d’insertion de vidéos par smartphone des émeutes est particulièrement pesante et devient superflue tout en faisant sortir le spectateur de la fiction pour le placer dans la situation d’ un scroller de réseaux sociaux. Que le film contient beaucoup de raccourcis et manque de profondeur quand il s’agit de décrire les personnalités des principaux protagonistes et surtout que la dernière heure sombre dans un non sens proche du grotesque avec une chute (tant au sens propre qu’au figuré…) complètement ridicule. En fait c’ est un mauvais film mais nul ne prendra le risque de se l’avouer tant la cause ne saurait qu’être unanimement défendue.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 janvier 2025
Lorsque la Police des Mœurs provoque la mort d’une jeune fille pour un mauvais port de voile le pays s’embrase. Et désintègre une famille. Qui est le miroir de la société Iranienne avec un père inféodé au régime, des filles révoltées et une mère tiraillée entre les deux. Quel courage il faut pour réaliser un tel film clandestinement et le prix à payer est lourd : l’exil pour le réalisateur et ses actrices. Un brûlot politique qui souffre de quelques longueurs mais nécessaire car il montre ce qui se déroule en Iran au nez et à la barbe des Mollahs.
Adret Regnier ISABELLE
Adret Regnier ISABELLE

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 septembre 2024
Bouleversant !
Captivant !
La tension monte en continu, nous immergeant dans l’horreur de vivre dans une théocratie. Bravo à Mohamad Razoulof pour son courage.
Aller le voir est un soutien au mouvement « femme vie liberté ».
Françoise DrD
Françoise DrD

2 abonnés 14 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 septembre 2024
Incroyable de tension crescendo ! Le jeu d’acteur est dingue, le propos est fort, le scénario brillant, la mise en scène époustouflante. Du grand cinéma
Rik
Rik

4 abonnés 27 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 septembre 2024
Après tant d'éloges, je m'attendais à un film très fort sur la société iranienne. Et cela commence bien, avec l'immersion dans une famille dont le père prend des responsabilités dans la société iranienne et doit être respectable sous tous rapports, surtout dans sa famille.
Le film évolue bien puisque le film aborde les manifestations de la jeunesse iranienne qui aspire à plus de liberté sociale et à la fin de la théocratie. Et l'on voit la confrontation des filles du protagonistes partagées entre les exigences familiales et leur solidarité envers les contestataires.
Le film prend de l'ampleur avec l'insertion de véritables images des manifestations qui laisse penser que l'on va donner la parole aux différentes parties afin de voir où sont les élans, les aspirations, comment s'organisent ces étudiants, quels sont leurs soutiens extérieurs.
Mais le scénario dérape et va tout ramener à un fait divers au sein de cette famille qui va diviser les protagonistes et les briser dans ce qu'ils avaient pu montrer d'humain et d'attachant. On part sur un fait divers qui devient long et sordide, en décalage avec l'idée forte du film, avec des clichés sur les comportements de chacun et l'on comprend alors les premières images, ce film a été financé par Arte et se doit de jouer sur l'émotionnel sans enrichir le spectateur d'une meilleure compréhension de la pensée et de l'âme iranienne.
Au final assez déçu car même si la mère de famille tient une grande place dans ce film par sa grandeur d'âme, j'ai le sentiment de ne m'être attaché à aucun personnage, avec ce désir de partir avant la fin tant c'est décevant et tout en contradiction.
Avec cette même interrogation, à savoir pourquoi au cinéma critique-t-on toujours les mêmes théocraties avec des clichés assez idiots ?
Zoevaldin
Zoevaldin

3 abonnés 25 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 septembre 2024
Le réalisateur iranien déploie une intrigue qui tient en haleine le spectateur durant toute la durée du film. C'est à la fois, un drame social, une chronique familiale, un road movie, un suspens psychologique, un thriller horrifique et un western. En 2 mots, une pépitte à voir absolument.
Breiin93
Breiin93

5 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 septembre 2024
Film extraordinaire sur la révolution féminine en Iran. On comprend les rapports de force, les différents systèmes de pensées des hommes, des femmes, leurs nuances, et la jeunesse en quête de liberté...
jcfandeux@gmail.com
jcfandeux@gmail.com

8 abonnés 115 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 septembre 2024
Une bonne manière de faire comprendre pourquoi le régime tient encore :la peur; le petit confort pour ceux qui sont du côté du Manche et à l inverse une jeunesse qui ne peut pas comprendre ni même accepter
DestroyGunner
DestroyGunner

27 abonnés 922 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 septembre 2024
Beaucoup de puissance narrative et symbolique dans ce film sur l'Iran contemporain et la violence du système patriarcal-théocratique. Le scénario est moins crédible sur la fin mais on comprend bien l'intention du cinéaste pour la démonstration de ce dont il veut nous convaincre : la libération des femmes oppressées prendra du temps mais elle est inéluctable. On aimerait partager son optimisme... D'excellents acteurs que les huis-clos dans lesquels se déroulent la majeure partie du film n'ont pas fait perdre leur talent, sans théatralité mais beaucoup de force d'expression. Cette oeuvre s'évalue aussi à la lumière des conditions de tournage, on l'imagine, et des conséquences qu'elle a eues sur ses contributeurs.
Alexandre Dreux
Alexandre Dreux

16 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 septembre 2024
Un grand film tout simplement. La longueur se justifie par la montée en tension nécessaire à la fin, magistrale.
Ninideslaux
Ninideslaux

105 abonnés 284 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 septembre 2024

           Chef d'oeuvre. Chef d'oeuvre absolu, auquel il n'y a rien à rajouter, rien à retrancher, sauf.... son titre! Oui, il faut le dire!  Ce n'est pas accessoire! Ah, la bêtise des distributeurs, c'était joli le figuier sauvage... Sauf que dans le véritable titre, il s'agit des graines du figuier ETRANGLEUR, et ce titre correspond à la symbolique de tout le film. Qu'est ce qu'un figuier étrangleur? Ce n'est pas un figuier d'ailleurs, le sympathique figuier qui donne de bonnes figues, blanches ou violettes; c'est un arbre épiphyte, souvent un ficus. Ses graines tombent sur un autre arbre; il se développe, ses racines aériennes enserrent le pauvre arbre mère qui finit par crever. Avouez que c'est un sacré symbole.... 
           Le précédent film de Mohammad Rasoulov, Le diable n'existe pas, était déjà formidable mais celui là est juste parfait.
         On est dans une famille bourgeoise de Téhéran, bel appartement, belle voiture. Iman (Misagh Zare) est un bon mari -il aime profondément sa femme-, un bon père -il adore ses filles-, et un fidèle serviteur de l'état. Il vient d'être nommé enquêteur, c'est la dernière marche avant de devenir juge d'instruction au Tribunal Révolutionnaire, et là, ce sont les honneurs, le salaire qui va avec, un plus grand appartement... 
         Il se pose quand même des questions, Iman; il a un très gros dossier à étudier, cent pages, spoiler: mais déjà avec l'avis du procureur: ça doit se terminer par une condamnation à mort.
Mais après tout, puisque c'est le procureur qui le dit, il sait ce qu'il fait. Il transmet la loi de Dieu. Son épouse, Najmeh (Soheila Golestani) est aussi de cet avis. Elle l'encourage à tenir bon.
           Mais il y a les deux filles. Sana (Setareh Maleki) n'est qu'une ado, mais Rezvan (Mahsa Rostami) va à l'université.  Et Mahsa Amini vient d'être torturée et assassinée par le pouvoir (mais non, elle était malade, elle a eu un accident cardiaque, répète Najmeh, après la télévision) Les violences commencent. spoiler: Et une amie de Rezvan est à son tour gravement tabassée -elle va perdre un oeil- par les brutes qui envahissent les facs.
Les deux soeurs, cloitrées à la maison (on ne va pas les laisser retourner près de ces dévergondées qui veulent se promener toutes nues dans la rue! La femme doit couvrir sa tête, c'est la volonté de Dieu, point final) sont accrochées à leur téléphone portable. Et nous, spectateurs, nous voyons des fragments de ces dizaines, de ces centaines de vidéos anonymes que les manifestants filmaient et envoyaient tant bien que mal par les réseaux sociaux où à leurs amis, en Iran et hors d'Iran.
        spoiler:  Et puis, survient un incident qui pourrait changer le destin de toute la famille: l'arme confiée à Iman a disparu. Cela peut avoir des conséquences terribles: dégradation, prison, tout perdre... Qui l'a prise? Laquelle, des trois femmes? Il faut les faire parler, par tous les moyens. Déjà que les fiches des juges et enquêteurs, censés être clandestins, commencent à être diffusées...;

Le film, c'est la lente descente aux enfers d'Iman, qui nous apparaissait plutôt au début comme un homme sympathique, et la beaucoup plus lente et difficile remontée de Najmeh vers la lucidité, le tout pendant deux heures quarante cinq dans le huis clos de l'appartement (dont on sort par le biais des vidéos de rue): on ne voit pas le temps passer. Seule la dernière demi-heure vire au thriller dans un sublime ancien village troglodyte du désert.
Le film, c'est de l'histoire contemporaine; .c'est le poids de l'oppression politique et surtout religieuse qui amène des humains pas plus mauvais que ça au départ, à devenir des monstres, parce qu'on a mis dans leur pauvre tête qu'ils exécutent la volonté de Dieu. Quoi? Personne ne se demandera par quel biais on peut connaitre la véritable volonté de Dieu, en admettant qu'il existe? par quelle voix il l'aurait fait connaitre à ses prêtres? La force de la théocratie, c'est ça: tuer la moindre trace de réflexion personnelle          
Après, pour le pouvoir politique, c'est jeu d'enfant que de s'assurer la docilité du peuple. Heureusement, il y a eu Jafar Panahi, il y a eu Abbas Kiarostami, il y a Mohammad Rasoulof et les autres  qui ont payé leur courage d'interdiction de tourner, de mois de prison, d'exil forcé

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