Derniers Avis : Les Graines du figuier sauvage - Page 27
Les Graines du figuier sauvage
Note moyenne
4,3
5534 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
461 critiques spectateurs
5
122 critiques
4
207 critiques
3
81 critiques
2
33 critiques
1
12 critiques
0
6 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
jean-marc AUBRY
7 abonnés
81 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 23 septembre 2024
Un film long et prenant montrant parfaitement les horreurs pratiquées par le régime dictatorial de la république islamique. Un scénario bien ficelé qui permet d aborder les derniers soulèvements la jeunesse. Des images parfois insoutenables! Un film témoignage très fort !
Film o combien oppressant qui nous fait a sentir le pouvoir d'un régime totalitaire. A l'image du premier plan où la caméra filme des balles de revolver et un stylo usé, il est difficilede communiquerdans l'Iran de 2022.. quatre membres d'une famille et une métaphore de la société Iranienne. Le père fraîchement promu à un poste de juge, voit la possibilité de sortir sa famille de sa condition, mais doit céder à sa liberté et à sa conscience, tandis que les deux filles ne sont pas insensibles aux mouvements de la rue, la mère essayant de faire la jonction. C'est une histoire, filmé dans des teintes sombres et opaques. La mise en scène de Mohammad Rasoulof est puissante et inquiète mais laisse un peu d'espoir cependant. La dernière demi-heure est impressionnante dans un crescendo scenaristique mais perd un peu de son acuité psychologique, ce qui m'empeche de mettre une note un peu plus haute.
Un film formidable qui montre la chape des croyances indestructibles , la jeunesse qui grâce aux réseaux sociaux ne sont plus bernée par la mascarade télévisée . Le patriarcat est insupportable….Bravo pour ce film courageux, on aimerait tant que la LIBERTÉ soit intégrée dans tous les pays du monde .
Bouleversant, jamais vu un film aussi fort mêlant fiction et images d'archives du mouvement Femmes Vie Liberté. Comment un gouvernement peut-il à ce point détruire sa jeunesse, ses forces vives ?
Pardon ne ne pas être trop enthousiaste pour un film qui aborde un sujet douloureux (La tyrannie Iranienne) mais si l’histoire est intéressante et originale c’est quand même très long. A voir pour le côté historique et militant.
Prix spécial du jury (cannes 2024), le dernier opus à ce jour de M.Rassoulof l'a contraint à fuir son pays, pour se protéger de la vindicte de l'appareil judiciaire iranien.
Il faut reconnaître que le scénario met les deux pieds dans le plat et il n' est pas étonnant que les foudres de la répression se soient abattues sur le cinéaste.
Un magistrat chargé de rendre des condamnations fatales pendant les évènements récents qu'a connu le pays, voit le conflit s'étendre au sein de sa sphère familiale.
Le contexte difficile dans lequel " les graines du figuier sauvage" ( la métaphore est expliquée en début de projection) a été tourné et les tourments vécus par le metteur en scène et certains acteurs, peuvent peut-être modifier l'appréciation générale que j'ai éprouvée en le visionnant.
Construit essentiellement sur les dialogues et sur une maîtrise indéniable des mouvements d'appareil et de la construction des plans, " les graines..." m'a semblé d'une grande réussite pendant sa première partie. La seconde qui se termine de façon expressionniste m'a toutefois formellement moins séduit.
Réflexion sur la maltraitance faite aux femmes et leur désir d'émancipation dans la République Islamique d'Iran, le film se nourrit, bien sûr, de l'actualité.
On a sans doute affaire à un des meilleurs films de l'année et mérite même d'être revu afin d'en apprécier toutes les subtilités.
Cependant, dans la filmographie du cinéaste au plan strictement artistique " un homme intègre" (2017) me paraît toujours être son opus le plus fin et le plus accompli.
"Les Graines du figuier sauvage" acclamé par la critique, récompensé au festival de Cannes cette année (Prix spécial du Jury) est un drame franco-allemand qui se regarde. En effet, le réalisateur iranien Mohammad Rasoulof exilé de son pays depuis le tournage, livre aux spectateurs un pamphlet puissant par moments contre le régime autoritaire et totalitaire iranien, surtout la première partie qui à partir de vraies images dénonce les violences policières et les exécutions quotidiennes dans son pays, malheureusement les 2h47 du film se font ressentir par moments notamment le dénouement qui vire parfois au grotesque, c'est vraiment dommage car le film avait toutes les qualités pour être un puissant plaidoyer pour la liberté du peuple iranien.
Fort d'une implacable rigueur, ce suspens familial enchevêtre subtilement des joies, croyances et combats qui encensent la vie profonde et l'évolution de l'Iran par une mordante actualité qui s'apparente à un tournant historique. Cette leçon de cinéma est indispensable de tous points de vue.
Grosse claque que ce film, sur l'oppression du régime iranien évidemment et sur le courage de ces femmes se soulevant, mais aussi sur le plan cinématographique : comédiens plus qu'excellents, scénario rebondissant tout en fluidité, réalisation top. Chapeau bas.
Sensation du dernier Festival de Cannes, et alors que beaucoup lui promettaient la Palme d'Or, c'est finalement un Prix Spécial, hors palmarès, que le jury de Greta Gerwig a décidé de lui attribuer. Une polémique avait alors éclaté. Fallait-il dissocier l'oeuvre du contexte politique dans lequel elle avait été tournée (le réalisateur a dû faire son film clandestinement et fuir son pays pour venir le présenter à Cannes) et la juger sur le même plan que les autres films ou la traiter à part ? Quitte à le récompenser, ne fallait-il pas l'inscrire bien plus haut dans le palmarès ?
Contraint pas ces conditions de tournage, le réalisateur fait le choix très intéressant d'importer et d'illustrer les tensions liées au régime totalitaire iranien à l'échelle de la famille, en se focalisant sur toutes leurs répercussions au sein de celle-ci. Ces moments intimes sont à plusieurs reprises entrecoupés de vidéos amateurs choc, prises avec des téléphones portables et dénonçant la répression infligée à la population iranienne qui tente de se soulever. Cette façon de venir introduire du réel dans la fiction et de faire coller le récit à l'actualité rend l'ensemble encore plus impactant.
Pendant les deux premiers tiers du film, durant laquelle le film se révèle d'une très grande maîtrise formelle, l'ombre de l'oppression du régime, à travers la figure paternelle, plane sur la vie de cette famille, d'apparence plutôt unie. Puis la tension au sein de ce huit-clos monte crescendo au fil des prises de conscience politiques des deux jeunes femmes de ce foyer.
La dernière partie fera basculer le film dans un thriller haletant, un brin excessif, mais dont la virtuosité et la maîtrise de la réalisation (gardons toujours en tête qu'il a été tourné secrètement) impressionnent.
Le film est remarquablement interprété et même s'il souffre de quelques longueurs, l'élan de vie et de liberté qu'il porte à travers ces deux adolescentes insuffle un bel espoir pour l'avenir.
Évidemment le thème, le destin du réalisateur ainsi que les circonstances du tournage limitent grandement la critique objective. Pourtant reconnaissons que ce film est trop long. Que la multiplication d’insertion de vidéos par smartphone des émeutes est particulièrement pesante et devient superflue tout en faisant sortir le spectateur de la fiction pour le placer dans la situation d’ un scroller de réseaux sociaux. Que le film contient beaucoup de raccourcis et manque de profondeur quand il s’agit de décrire les personnalités des principaux protagonistes et surtout que la dernière heure sombre dans un non sens proche du grotesque avec une chute (tant au sens propre qu’au figuré…) complètement ridicule. En fait c’ est un mauvais film mais nul ne prendra le risque de se l’avouer tant la cause ne saurait qu’être unanimement défendue.