Trois kilomètres jusqu'à la fin du monde
Note moyenne
3,7
598 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

60 critiques spectateurs

5
7 critiques
4
29 critiques
3
16 critiques
2
6 critiques
1
2 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
elriad

518 abonnés 2 024 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 mai 2025
On pourrait se croire 50 ans en arrière et pourtant non, nous sommes juste dans un petit village reculé de Roumanie, où une simple rumeur d'homosexualité peut jeter l’opprobre. Étrangement, à l'heure où les romains s’apprêtent à se rendre aux urnes et que le spectre d'un candidat d'extrême droite pourrait sortir victorieux, ce film réussi dénonce l'absurdité d'une situation qui dégénère, où l'homophobie et la religion qui ont toujours fait bon ménage font tâche dans une Europe évoluée sur ce sujet La réaction des parents autant que le discours du prêtre sont un sommet d'absurdité violente et choquante, et la dureté du propos passe par les regards, le mépris, la bêtise de ces gens prisonniers par leur intolérance. Un film fort sans facilité ni pathos.
Gentilbordelais

402 abonnés 3 541 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 mai 2025
Pour évoquer l'homosexualité au cœur d'un petit village rural de Roumanie, E. Parvu se concentre sur les aspects psychologiques et les rapports familiaux de l'après événement. Entre préjugés, pratiques ancestrales pour "traiter le mal", enfermement et chantage basés sur la culpabilité et des intérêts divers, ce drame ne peut laisser indifférent. Le mise en scène au plus simple, permet d'aller à l'essentiel. On aurait espérer moins de passivité parfois, notamment chez le personnage central Adil.
rvrichou
rvrichou

118 abonnés 584 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 novembre 2024
Un film au rythme lent tout à fait réussi. Le cinéaste prend le temps de se poser et l'indignation, la révolte n'en sont que plus fortes!
Dora M.
Dora M.

78 abonnés 543 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 décembre 2024
Le jeune Adi (Ciprian Chiujdea) passe l’été chez ses parents qui vivent dans un village, sur une île. Un soir, il est violemment agressé.
Dès le début c’est très percutant. Les scènes et les dialogues sont simples, on comprend très rapidement la thématique et les enjeux du film. C’est très efficace et très prenant.
L’histoire est particulièrement touchante car choquante et malheureusement sans doute très réaliste. Tous les acteurs sont parfaits, l’ensemble est hyper crédible.
coraly
coraly

19 abonnés 181 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 janvier 2025
Dans un village rural au bord du Danube, un engrenage se met en place progressivement, après l'agression dont est victime Adrian, un jeune homme revenu chez ses parents pour l'été. Le spectateur y assiste comme un témoin caché dans les angles, observateur des échanges entre les personnages dans lesquels chacun essaye par des manipulations et des jeux de pouvoir, d'échapper aux conséquences de cet acte, de ne pas perdre la face, ou de faire en sorte que tout redevienne "comme avant". Entre le mafieux local qui tire des ficelles grâce à son réseau et son argent, les parents incapables d'imaginer que leur fils pourrait s'émanciper de la vie qu'ils ont prévu pour lui, et dévier d'une "norme" pesante dans ce village rural et religieux, le chef de la police plus ou moins corrompu et qui aspire surtout à préserver sa tranquillité, le prêtre ultra-conservateur persuadé d'agir pour le bien et au nom de Dieu ; Leurs mauvais choix rendent l'atmosphère de plus en plus inquiétante spoiler: jusqu'à ce qu'une bouffée d'air arrive par l'intermédiaire d'une femme de la ville, qui va s'intéresser à la victime et lui redonner son libre-arbitre, grâce à l'intervention de l'amie de ce dernier
. Mais dans une société corrompue spoiler: et pétri d'homophobie
, cette liberté retrouvée a un prix douloureux.[/spoiler]
Dois-Je Le voir ?

411 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 octobre 2024
Trois kilomètres jusqu'à la fin du monde dresse un constat glaçant sur l’homophobie dans la ruralité roumaine. Le film montre comment une victime de violence devient soudainement coupable aux yeux de la société, simplement à cause de son orientation sexuelle. Le rejet est total, même de la part de sa propre famille, et l’influence de l’Église renforce encore cet isolement.

Malgré des tentatives de changement venant des zones urbaines plus ouvertes, la résistance de ces endroits traditionaliste est profonde, empêchant toute avancée. Le film ne cherche pas à créer une grande empathie pour ses personnages, mais il met surtout en lumière la dureté de cette réalité sociale.
Damien Vabre
Damien Vabre

187 abonnés 488 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 novembre 2024
Cette terrible histoire d'homophobie dans un village roumain dans laquelle des parents, la famille d'un notable, le chef de la police et un prêtre persécutent un ado est racontée avec force, une bonne interprétation, une photo magnifique, mais souffre d'un rythme assez lent.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 780 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 février 2025
Il y a des films qui s’ouvrent sur un horizon, et d’autres qui le referment. 3 km jusqu'à la fin du monde appartient à cette seconde catégorie, celle des récits où l’espace se rétrécit à mesure que le récit s'avance. Emanuel Pârvu n’illustre pas seulement l’oppression, il la sculpte dans l’image, la fait peser sur chaque silence, chaque regard évité, chaque route qui ne mène nulle part.

Ces 3 km sont une distance dérisoire et pourtant insurmontable, une frontière invisible entre l’enfermement et l’émancipation, entre la loi du village et la promesse d’un ailleurs. Mais cet ailleurs existe-t-il vraiment ?

Le village n’est pas un simple décor, il est une forteresse, un huis clos à ciel ouvert où le regard collectif pèse plus lourd que les pierres. Ici, l’individu n’existe pas en dehors du groupe, et tout écart est une menace qu’il faut corriger. L’homosexualité du personnage principal ne fait pas de lui un homme dans la norme, mais un homme à redresser, à réintégrer de force dans un cadre qui refuse l’altérité.

À travers une mise en scène épurée, presque ascétique, la caméra s’attarde sur les visages crispés, les silences alourdis de non-dits, la violence qui ne se manifeste pas seulement dans les coups mais dans l’humiliation, dans la froideur d’un père qui ne protège pas mais punit, dans l’absence d’une mère trop soumise au poids de l’ordre établi. Chaque cadre semble se refermer sur son protagoniste, chaque plan devient sa cellule.

Mais ici, l’enjeu dépasse l’intime. À travers ce village où l’homosexualité est un tabou absolu, 3 km jusqu’à la fin du monde met en lumière une Roumanie à deux vitesses, où les grandes villes commencent à accepter ce que les campagnes condamnent encore. Décriminalisée en 2001, l’homosexualité reste perçue dans certains milieux comme une déviance à corriger, une maladie sociale qui justifie l’exil, la répression ou l’humiliation.

Dans cette Roumanie rurale, la communauté prévaut sur l’individu, et la différence devient une faute. Le père incarne cette brutalité archaïque, non pas par sadisme, mais parce que son rôle social l’exige. La mère, silencieuse, est la soumission faite femme. Les voisins, les amis, les figures d’autorité ne sont pas des personnes, mais des instances de jugement. Ici, tout le monde voit, tout le monde sait, et personne ne tend la main.

Ainsi, ces 3 km deviennent une métaphore du combat intérieur et du poids des déterminismes. Trois kilomètres qui séparent l’oppression d’un horizon incertain. Trois kilomètres qui pourraient être franchis en quelques minutes, mais qui pèsent autant qu’une vie entière. Trois kilomètres qui, pour certains, sont une route, et pour d’autres, une impasse.
AZZZO

363 abonnés 998 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 novembre 2024
Depuis plusieurs années, le cinéma roumain diffusé en France est profondéments social. Ce film s'inscrit pleinement dans cette veine en montrant les travers d'une société rurale roumaine profondément ancrée dans son conservatisme.
L'homophobie est au coeur de l'histoire mais le talent d'Emanuel Pârvu est de ne pas s'arrêter à ce triste constat. Il montre les compromissions de chacun face à l'injustice, y compris celles acceptées par la victime elle-même. La pression sociale et l'influence de l'Eglise orthodoxe sont largement pointées du doigt mais aussi la petitesse des hommes qui se soumettent à ces archaïsmes par intérêt personnel. Triste tableau qui ne dépeint malheureusement pas que la société roumaine.
Très bon film.
Orno13
Orno13

26 abonnés 1 056 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 juin 2025
Un film choc du réalisateur parvu, situant l action dans la campagne roumaine, avec des plans magnifiques qui laisse à penser au premier abord à une bourgade tranquille, calme, mais dans ce hameau paisible se cache des usages assez arriérés mais aussi les pensées.
C est dans ce milieu là qu un jeune revient rendre visite à ses parents suite à la fin de ses études à Bucarest.
Après les retrouvailles, un soir, il subira une sévère agression, cet événement brutal va être le déclencheur d événement de plus en plus grave.
Un film coup de poing, cruel souvent et glauque la plus grande partie du film.
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 novembre 2024
Adi revient chez ses parents pour les vacances. Un soir, il est violemment agressé lorsqu’il est aperçu en train d’embrasser un garçon. Le film raconte le rejet, la corruption, la détresse. Un film coup de poing sur l’intolérance.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 568 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 octobre 2024
Ai vu « Trois kilomètres jusqu’à la fin du monde » du réalisateur roumain Emanuel Parvu qui représentait son pays lors du dernier Festival de Cannes et qui y a obtenu la Queer Palm. Un village situé dans le delta du Danube dont on ne peut partir et arriver que par barque, où les couchers de soleil sont idylliques, où tout le monde vit au rythme de la nature, où les adultes ne savent pas se servir des téléphones portables, où tout le monde se connait, où tout peut paraitre idyllique, jusqu’au jour où Adi, jeune homme de 17 ans est agressé et rentre défiguré chez ses parents. Adi est soupçonné d’avoir embrassé un garçon. La police, ses parents, le prêtre, le mafieux local… tout le monde avec son ignorance, son archaïsme, ses préjugés se retrouve juge et parti et à force de vouloir étouffer l’affaire va mettre en marche un engrenage. La réalisation, à la photographie magnifique, est sobre et distanciée. Dans cette micro-société qui vit dans un décor de bout du monde tout est inextricable et aussi étriqué que l’esprit de ses habitants qui se jouent de la morale et de la justice. Le scénario est subtil, la description sociologique très juste même si le personnage principal Adi (Ciprian Chiujdea) peut parait un peu trop docile. L’on a du mal à imaginer que le jeune homme de 17 ans vit toute l’année en ville pour ses études et étonné qu’il ne soit pas un peu plus rebelle. On ne saura presque rien d’Adi, puisque le parti pris est plutôt de suivre le microcosme étouffant et en état de décomposition que sont ces marécages du bout du monde. C’est un film maitrisé mais qui ne dégage aucune émotion et c’est un peu dommage. « Trois kilomètres jusqu’à la fin du monde » est un oeuvre intelligente qui dénonce l’obscurantisme mais avec trop de distance et de froideur.
Simon Bernard
Simon Bernard

206 abonnés 689 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 octobre 2024
Adi est un jeune roumain de 17 ans revenant dans sa famille pour les vacances, dans une région rurale. Lorsqu'un touriste débarque en ville, Adi le rencontre et se fait tabasser par des homophobes. Lors de la déposition au commissariat, le policier local commence à enquêter sur les circonstances de l'agression. Bientôt, tout le village se met en mouvement. En salle le 23 octobre.

spoiler: "Trois kilomètres jusqu'à la fin du monde" met l'accent sur l'homophobie normalisée dans certains milieux et les extrémités vers lesquelles elle peut tendre. J'ai aimé que les personnages ne soient pas odieux ou diaboliques : on a vraiment l'impression qu'ils essaient d'aider le personnage d'Adi d'une certaine manière, voilés par les traditions et les usages d'un autre temps de leur village. Adi est totalement passif ici, balloté d'un habitant à un autre comme un fétu de paille en souffrance, torturé par un entourage qui se pense aimant. Le film est intéressant mais n'a pas réussi à m'emporter. On tourne en rond dans ces décors qui se répètent, j'aurais aimé plus de force.
Alu-Ciné
Alu-Ciné

26 abonnés 129 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 novembre 2024
Une nouvelle très belle réussite du cinéma roumain, décidément une des cinématographies actuelles parmi les plus intéressantes (ce film financé localement qui plus est).
Le réalisateur utilise les codes du polar pour mieux écrire une comédie de mœurs sous tension sur le double thème du rejet par un village du moindre signe d'homosexualité -quand donc des êtres humains cesseront de juger ce qui ne devrait regarder qu'eux-mêmes ? La sphère intime ne devrait regarder que l'intime- et de la corruption.
Ce film présente deux qualités à leur plus haut niveau : une photographie couleur remarquable de lumière et de douceur et un jeu d'actrices et d'acteurs époustouflant de justesse (la mère ! le policier ! le prêtre ! mais il faudrait toutes et tous les citer !).
Je n'ai pas vu passer ces 1h45 là.
Courez voir ce film !
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 27 novembre 2024
Un film Roumain beaucoup trop bien noté à mon goût pour un ratage pareil! C’est quoi l’intérêt d’avoir des thématiques comme ça, certes vraiment intéressantes, si c’est pour les traiter de cette manière, ou devrais-je dire ne pas les traiter. spoiler: On dirait que le film donne raison aux actes inhumains qu’il étudie et le protagoniste, qui les subit, ne réagit quasiment pas, ne fais rien pour s’en sortir. Il n’y a aucun combat. C’est quoi le message envoyé? Les homosexuels fuient leurs problèmes comme des lâches et les agresseurs racistes s’en tirent indemnes?
Si encore la mise en scène venait rehausser l’œuvre, mais il n’y a pas grand chose non plus à se mettre sous la dent visuellement. Tout cela plus certaines scènes de dialogues ennuyeuses et interminables forment un des pires films que j’ai vus cette année et un très mauvais moment.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse