PARTIR UN JOUR : 11/20
Je me suis posé une question :
Si j’étais une star internationale en déplacement à Cannes, et que j’assistais à la projection de ce film en ouverture (coucou Tom Cruise), qu’est-ce que j’en aurais pensé ?
Eh bien, je me serais sûrement dit : euh … c’est donc ça le cinéma français que vous voulez mettre en avant ?
Film d’ouverture du Festival de Cannes, et premier long-métrage de la réalisatrice Amélie Bonnin, qui adapte ici son propre court-métrage, Partir un jour nous embarque dans l’intimité de Cécile, gagnante de l’émission Top Chef, pour un voyage intérieur entre souvenirs du passé, douleurs du présent et incertitudes de l’avenir.
Pour autant, je me suis clairement ennuyé.
Je pense que seuls des Français peuvent vraiment s’extasier devant un film comme celui-là.
J’ai trouvé ce film très (trop) bobo parisien, façon téléfilm Arte ou France 2.
Le genre de film qui se prend au sérieux malgré son ton décontracté, et qui profite de l’aura d’un événement comme le Festival de Cannes pour paraître plus grand qu’il ne l’est. Honnêtement, si ce film était sorti un mercredi lambda dans l’année, il serait probablement passé complètement inaperçu.
Je ne remets pas en cause la réalisation, qui est propre, mais l’histoire n’est pas passionnante. Il y a plein de sujets abordés, certains plus intéressants que d’autres, une scène franchement drôle, mais les performances des acteurs sont beaucoup trop inégales pour qu’on y croie. Et l’actrice principale, pour être honnête, je ne l’ai pas du tout aimée.
Quant au côté karaoké/comédie musicale, je trouve qu’il n’apporte absolument rien, si ce n’est une touche franchouillarde superficielle faussement désinvolte et d’auto-satisfaction, ou nostalgique pour les plus âgés. Et encore… si les acteurs savaient chanter, pourquoi pas, même si j’imagine que le film revendique cette authenticité des voix, quand bien même les acteurs ne savent pas chanter.
PARTIR UN JOUR ne m’a pas donné envie de partir tour court, si ce n’est vers la sortie.
Je lui reconnais quelques qualités et certains passages drôles, mais ce style bobo parisien et cette couche musicale inutile (ratée) ne m’ont pas convaincu.
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