Cécile va lancer un restaurant gastronomique à Paris. Mais elle apprend que son père, tenancier d'un restaurant routier, a fait un nouvel infarctus. Elle se décide à partir retrouver sa famille, et retombe sur son amour de jeunesse. Bon, dit comme ça, le scénario ressemble à une énième comédie romantique (oserais-je dire téléfilm de Noël ?). Heureusement ce n'est pas du tout le cas. D'abord parce que l'intrigue est bien plus subtil que ce que le pitch laisse entendre. Ensuite parce qu'Amélie Bonnin vole au-dessus du téléfilm lambda en terme de mise en scène. Il y a cette idée de faire de "Partir un jour" une sorte de comédie musicale, où de temps à autre les personnages chantent à leur sauce de la variété française pour communiquer. Un peu comme "On connait la chanson", en plus naturel. Cela donne lieu à quelques belles scènes (la discussion dans le camping car, le passage très bien mené de la patinoire). Et parfois c'est gratuit, sans grand intérêt pour le récit. J'avoue néanmoins que je n'apprécie ni les comédies musicales ni la variété française, aussi je suis sans doute plus dur que d'autre pour évaluer ce type de proposition... En tout cas, "Partir un jour" a le mérite de traiter des sujets très sérieux : relations parentales, ou comment revenir après avoir brutalement coupé son cordon. Grossesse non désirée. Couple qui bat de l'aile. Mais tout ceci est fait avec une certaine bonne humeur, oserais-je presque qualifier l'ensemble de feel-good movie. Par exemple, je n'ai jamais vu Bastien Bouillon sourire autant dans un film ! Les touches d'humour du film, souvent associées à lui, sont elles aussi assez réussies, malgré la trame globale relativement conventionnelle.
L’image est laide et l’histoire tellement peu intéressante. En revanche les chansonnettes « en mode karaoké » sont judicieusement choisies et transmettent de belles émotions. BOUILLON, lui qui est si sobre d’habitude, est solaire à contre-emploi. ARMANET chante timidement et joue d’une manière naturelle. Le prénom Cécile a certainement été choisi pour « placer » la chanson de Nougaro. Les scènes d’improvisation des amis imitateurs sont légèrement rafraîchissantes, mais ça ne suffit pas. Bof Bof !
Je l’ai vu en rattrapage dans l’avion mais j’avais déjà vu la version courte ou un écrivain revenait dans sa ville d’origine. J’ai adoré cette nostalgie qui se dégage, c’est chaleureux et souvent émouvant. On se prend à se souvenir des années lycée même si on n’a pas passé sa jeunesse en province (en région comme on dit maintenant) avec des personnages marquants de cette période, le garçon à la moto, la fille sympa qui a des potes, les filles qui font fantasmer tous les garçons. Les personnages secondaires existent et sont bien défendus. Les parents sont crédibles, les rapports de couples aussi. Vraiment un bon moment de cinéma dont on se souvient.
En reprenant de vieux tubes populaires, cette comédie musicale fonctionne instantanément sur son registre. Cela apporte en premier abord de la finesse et un côté jovial de traiter son sujet.
L'histoire est également capable de produire du rire et à répétition. Tout d'abord, la présence de François Rollin est un argument de taille. La musique sert d'articulation aux moments du film, créant souvent un côté burlesque. Bien sûr, cela fonctionnera mieux si vous regardez ce film sans prise de tête et en déconnectant totalement votre cerveau. Le côté comédie est effectivement très présent avec des clichés de la campagne et une histoire très convenue. Sauf que personne ne pourra jamais sortir de ce film en disant que c'est strictement une comédie. C'est donc une comédie dramatique. Et en tant que comédie dramatique, il n'y a rien à signaler. Rien à dire. Gênant comme conclusion, n'est-ce pas ?
Partir Un Jour est une comédie musicale qui parvient à surprendre autant qu’à dérouter. Le film brille avant tout par une distribution épatante, où chacun trouve sa place et donne de la sincérité au récit. Juliette Armanet, bien qu’attachante, n’est pas toujours totalement juste dans son jeu, ce qui crée quelques petits déséquilibres. La mise en scène regorge de belles idées, souvent inventives et poétiques, qui permettent aux chansons d’être magnifiées à l’écran. Justement, le choix des morceaux est réfléchi, chaque réinterprétation apportant un regard neuf et souvent touchant.
Le scénario, quant à lui, mélange avec efficacité un humour léger et un drame plus mélancolique, offrant au spectateur une palette d’émotions contrastées. Toutefois, certaines imperfections persistent, et l’on aurait aimé que le côté romantique soit davantage exploré pour renforcer l’attachement aux personnages. Si l’ensemble reste imparfait, l’énergie, la créativité et l’audace musicale font de Partir Un Jour une œuvre singulière qui réussit à marquer malgré ses limites.
Joli petit film, si doux à visionner, léger et sans prétention. J'ai adoré la nostalgie omniprésente et ce souffle de tendresse jusqu'à la toute dernière minute. Touchant et vibrant de simplicité.
Une belle surprise du cinéma français de 2025 : musical, tendre, avec un charme fou. L’intrigue de Cécile qui revient dans son village familial après l’infarctus de son père mêle habilement nostalgie, romances passées et rêves d’avenir. Juliette Armanet est convaincante au-delà de la chanteuse, portée par un casting sensible et sincère. La musique — tubes revisités, choeurs en direct — ajoute une dimension joyeuse et prenante. Un film doux, frais, idéal pour fondre le cœur, sans excès ni prétention.
Suis totalement passé à côté de ce film. J'ai beau lui chercher une qualité, je n'en trouve pas. Un scénario paresseux qui tient sur une feuille de papier à cigarette, des reprises de chansons populaires plaquées qui enchainent redondance sur redondance dans une facilité scénaristique confondante, une histoire tout simplement pas intéressante, et même une Juliette Armanet que je ne trouve ni vraiment bonne actrice ni charismatique. Au milieu de toutes les bonnes productions françaises en ce moment, je me suis tout simplement ennuyé du début à la fin.
Une chronique sur le principe du retour aux origines, celles où l'on fuit un passé encombrant, un premier amour et jusqu'à ce que le présent entre en conflit. Les incrustations chantées s'intègrent parfaitement dans une intrigue simple et qui se dévelope un peu trop lentement. Premier rôle plutôt convaincant pour J. Armanet face à un B. Bouillon surprenant et une D. Blanc pétillante.
Histoire assez banale : le retour aux sources d'une cheffe qui a réussi à Paris. Les rapports entre Cécile et son père sont touchants, François Rollin est étonnant, Juliette Armanet s'avère une très bonne actrice. Toutes les chansons ne sont pas bonnes (femmes like u) mais Cécile, Paroles, et Partir un jour emportent le morceau.
Un film qui peine à décoller et qui se présente comme une pseudo comédie musicale, mais dont les chansons choisies ne sont pas mises en valeur. Juliette Armanet s’en sort plutôt bien en tant qu’actrice, et certaines idées fonctionnent, comme la scène de la patinoire ou encore l’humour du personnage du père. Cela dit, malgré ces bons moments, l’ensemble reste assez fade : ça se regarde, mais ça ne restera pas dans les mémoires.
"Partir un jour" est un petit film plein de gaîté et de nostalgie. N'étant pas fan des films musicaux, j'ai beaucoup apprécié l'utilisation des chansons pour exprimer les sentiments des personnages, sans redite ni lourdeur. Le choix de garder la voix des acteurs plutôt que de faire doubler ceux qui chantent moins bien est aussi judicieux. Les chansons appartiennent à tous, même à ceux qui ne chantent pas aussi bien que d'autres. J'ai eu envie de suivre l'héroïne sur les chemins de son adolescence et de chanter les titres que je connaissais avec elle pendant le film et en fait, je l'ai fait ;-) Plusieurs jours après le visionnage, je me souvenais encore de certaines répliques et des chansons. Cette comédie est un petit rayon de soleil dont il serait dommage de se priver !
Petit film surcoté à mon goût. J'ai jamais réussi à rentré dedans. Ca se regarde sans passion, les parties chanté n'apporte rien, je dirais même que ça tue le rythme de cette non-comédie musicale. Le tout semble englué, insipide. Ni les chansons, ni le film ne sont mauvais, mais c'est pas fou non plus. bof...
Film d'une platitude extrême, mise en scène digne d'un soap. "Partir un jour de la salle sans retour, sans se retourner, ne pas regretter, à part le temps qu'on nous a volé".