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Island_girl
1 critique
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5,0
Publiée le 26 juin 2026
Un film plein de charme et de tendresse, sincère, pop. Les intermèdes musicaux s'intègrent étonnement bien au film. J'ai aimé ce scénario qui nous emmène dans la France des campagnes, les routiers, les années 80. Les scènes sont toutes d'une grande justesse, l'atmosphère créée est authentique. C’est un film doux, lumineux. Juliette Armanet est excellente dans son rôle.
Devant revenir dans son village natal suite à l’infarctus de son père, Cécilia va être amenée à remettre en question son parcours et ses buts. Un film touchant, particulièrement doux et confortable lorsqu’il reprend les tubes emblématiques des années 90.
Film sympa et divertissant. Les parties chantées sont agréables et mettent de bonne humeur. Certains points de l’histoire auraient toutefois pu être davantage développés.
Une histoire simple, que celle d’une femme qui retourne dans son village natal, qui va lui amener à se poser beaucoup de questions. On est dans un milieu rural, loin des paillettes et du show-bizz. Les personnages sont attachants, convaincants et le film passe en un éclair.
7/10 vraie bonne surprise, film plutôt fin, personnages crédibles, on les a croisé dans nos vies, rien de larmoyant, une fin réussie, si tout le cinéma français pouvait être de cette qualité !
Partir un jour m’a surtout marqué par sa manière très discrète de parler du déracinement émotionnel. Le film donne l’impression de raconter quelque chose de simple, presque quotidien, mais derrière cette simplicité il y a une vraie réflexion sur l’identité et le sentiment d’appartenance. Les personnages semblent constamment coincés entre ce qu’ils étaient autrefois et ce qu’ils essaient de devenir.
Ce que j’ai trouvé particulièrement réussi, c’est l’absence de nostalgie idéalisée. Beaucoup de films sur le retour aux origines cherchent à embellir le passé ou à transformer la province en refuge émotionnel. Ici, le regard est beaucoup plus nuancé. Le retour n’apporte pas de paix immédiate. Au contraire, il réveille des tensions enfouies, des regrets et parfois même une forme de malaise intérieur.
Le film parle énormément du regard des autres. Dès que le personnage principal revient, on sent qu’elle redevient aux yeux des habitants l’ancienne version d’elle-même. Peu importe ce qu’elle a construit ailleurs, le passé continue de coller à sa peau. Cette idée est traitée avec beaucoup de finesse. Le film montre comment certains environnements nous enferment dans une identité qu’on croyait avoir dépassée.
La mise en scène accompagne parfaitement ce sentiment. Tout paraît légèrement figé, comme si le temps avançait moins vite dans cette ville. Les lieux portent une mémoire émotionnelle très forte. Même les scènes les plus simples semblent traversées par des souvenirs invisibles. Le réalisateur ne force jamais cette mélancolie ; elle existe naturellement dans les décors, les silences et les regards.
J’ai aussi aimé la manière dont le film traite les relations humaines. Rien n’est totalement résolu, rien n’est parfaitement clair. Les personnages donnent souvent l’impression de se parler sans vraiment réussir à communiquer profondément. Il y a des choses qu’ils auraient dû dire depuis longtemps mais qui restent bloquées. Cette frustration émotionnelle rend les échanges beaucoup plus réalistes.
Le rythme lent du film peut surprendre, mais il permet justement de ressentir cette gêne intérieure qui habite les personnages. Le film prend le temps de montrer les moments vides, les hésitations, les silences inconfortables. Cette lenteur crée une proximité émotionnelle très forte avec les personnages.
Les performances des acteurs renforcent énormément cette sensation de vérité. Le jeu reste retenu, naturel, sans recherche d’effet dramatique. Certaines scènes fonctionnent uniquement grâce à une expression du visage ou à une tension silencieuse entre deux personnages. Le film comprend que les émotions les plus fortes sont parfois celles qu’on tente de cacher.
J’ai trouvé intéressant aussi que le film parle indirectement de mobilité sociale. Partir ailleurs semble représenter une possibilité d’évolution, mais cette évolution crée aussi une distance douloureuse avec son milieu d’origine. Le personnage principal paraît constamment partagé entre deux mondes sans réussir à appartenir totalement à l’un ou à l’autre.
Visuellement, le film reste très sobre. Il ne cherche jamais à styliser excessivement la tristesse ou la solitude. Cette simplicité rend l’ensemble beaucoup plus crédible. La lumière froide, les espaces ordinaires et les décors familiers créent une atmosphère très humaine, presque intime.
La fin laisse une sensation de suspension assez forte. Le film ne donne pas l’impression de vouloir conclure définitivement l’histoire des personnages. Il les laisse dans une zone d’incertitude émotionnelle qui ressemble beaucoup à la vraie vie. Rien n’est complètement réparé, mais rien n’est totalement perdu non plus.
Au fond, Partir un jour parle de ces moments où l’on comprend que grandir ne signifie pas forcément réussir à se détacher de son passé. C’est un film très sensible sur la mémoire, le manque et cette difficulté universelle à trouver un endroit où l’on se sent réellement à sa place.
> Partir un jour est un vrai petit coup de cœur. Un grand bravo à Juliette Armanet, qui apporte énormément de douceur et de sincérité au film. L’histoire est pleine d’amour et d’émotion sans jamais tomber dans l’excès, et la bande originale chantée par les acteurs fonctionne étonnamment bien : tout sonne juste et naturel. On se laisse facilement emporter par cette ambiance tendre et mélancolique. Un film simple, touchant et sincère qui fait beaucoup de bien.
Une comédie dans laquelle une trentenaire sur le point d’ouvrir son restaurant gastronomique retourne dans son village natal suite à l’infarctus de son père et y croise son amour d’enfance. Empreint d’une douce nostalgie, ce film dans lequel les chansons françaises permettent aux personnages d’exprimer leurs sentiments est une pastille de douceur revigorante emmenée par une attachante distribution.
L’inconséquence de Partir un jour naît de la rencontre entre un parti pris mise en scène, à savoir l’irruption de la chanson populaire au sein d’un cadre réaliste par des chanteurs tantôt confirmés tantôt amateurs, et la difficulté narrative – de l’ordre de l’écriture – de se soustraire aux passages obligés du drame familial et professionnel, avec son lot de crises prévisibles et de dilemmes lourdement figurés. En résulte une facticité générale qui fait dissoner les chansons, machines à forcer l’émotion là où elles auraient dû conjurer les illusions de communication spoiler: (par messages vocaux interposés ou par références aux émissions de cuisine) , tout en subordonnant les déplacements de ses personnages à des postures théoriques. Les intentions écrasent tout sur leur passage, et les comédiens principaux n’ont à l’écran qu’une complicité forcée, liée à leur seule inscription dans le cadre, sans alchimie véritable ; le film devient lui-même cette « faille temporelle où rien ne bouge », à l’image de la terrasse où les amis d’enfance spoiler: continuent d’alimenter le barbecue . On préférera, et de loin, la force brute de Jeannette (2017), comédie musicale sur l’enfance de Jeanne d’Arc conçue par Bruno Dumont et Igorrr.
Un film sans enjeu où on s’ennuie autant que les acteurs. Vendu comme une « comédie musicale », on cherche la comédie et les passages chantés sont dignes d'une kermesse d’amateurs . A fuir…ou idéal pour une bonne sieste
Une comédie dramatique très originale entre texte et chanson qui apporte un véritable vent de fraîcheur au genre. Le casting est très chouette, l’histoire prenante et les multiples émotions s’entrecroisent parfaitement durant 1h30. On s’amuse, on s’émeut et l’on ne reste pas insensible à une certaine nostalgie qui se dégage de ce petit bonbon qui fait simplement du bien dans l’ensemble.
Cette gentillette comédie romantique demeure bien loin des attentes d’un film d’ouverture de festival, a fortiori celui de Cannes. Une œuvre cousue de fil blanc aux faux airs de comédie musicale.
Faire l'ouverture du festival de Cannes n'est pas rien. Les dialogues sont subtiles, intelligents et intégrent les chansons de façon fluide dans ce film chanté (qui n'est pas une comédie musicale ⚠️). La direction des acteurs est elle aussi très réussi et notre duo Armanet/Bouillon est très attachant. Une belle mélancolie sur les choix que nous impose la vie, mais qui manque finalement un peu de densité et d'audace. Une douce et tendre surprise pour le public français mais qui, à mon sens, ne convient pas au public étranger présent à Cannes.
Je ne suis pas rentrée dans l’histoire de ce film. J’ai trouvé le scénario fade. Je n’ai pas été non plus, convaincue par la réalisation. Succession de clichés vus et revus. Rien à dire sur le jeu des acteurs qui sont excellents.