L’inconséquence de Partir un jour naît de la rencontre entre un parti pris mise en scène, à savoir l’irruption de la chanson populaire au sein d’un cadre réaliste par des chanteurs tantôt confirmés tantôt amateurs, et la difficulté narrative – de l’ordre de l’écriture – de se soustraire aux passages obligés du drame familial et professionnel, avec son lot de crises prévisibles et de dilemmes lourdement figurés. En résulte une facticité générale qui fait dissoner les chansons, machines à forcer l’émotion là où elles auraient dû conjurer les illusions de communication spoiler: (par messages vocaux interposés ou par références aux émissions de cuisine) , tout en subordonnant les déplacements de ses personnages à des postures théoriques. Les intentions écrasent tout sur leur passage, et les comédiens principaux n’ont à l’écran qu’une complicité forcée, liée à leur seule inscription dans le cadre, sans alchimie véritable ; le film devient lui-même cette « faille temporelle où rien ne bouge », à l’image de la terrasse où les amis d’enfance spoiler: continuent d’alimenter le barbecue . On préférera, et de loin, la force brute de Jeannette (2017), comédie musicale sur l’enfance de Jeanne d’Arc conçue par Bruno Dumont et Igorrr.
Un film sans enjeu où on s’ennuie autant que les acteurs. Vendu comme une « comédie musicale », on cherche la comédie et les passages chantés sont dignes d'une kermesse d’amateurs . A fuir…ou idéal pour une bonne sieste
Une comédie dramatique très originale entre texte et chanson qui apporte un véritable vent de fraîcheur au genre. Le casting est très chouette, l’histoire prenante et les multiples émotions s’entrecroisent parfaitement durant 1h30. On s’amuse, on s’émeut et l’on ne reste pas insensible à une certaine nostalgie qui se dégage de ce petit bonbon qui fait simplement du bien dans l’ensemble.
Cette gentillette comédie romantique demeure bien loin des attentes d’un film d’ouverture de festival, a fortiori celui de Cannes. Une œuvre cousue de fil blanc aux faux airs de comédie musicale.
Faire l'ouverture du festival de Cannes n'est pas rien. Les dialogues sont subtiles, intelligents et intégrent les chansons de façon fluide dans ce film chanté (qui n'est pas une comédie musicale ⚠️). La direction des acteurs est elle aussi très réussi et notre duo Armanet/Bouillon est très attachant. Une belle mélancolie sur les choix que nous impose la vie, mais qui manque finalement un peu de densité et d'audace. Une douce et tendre surprise pour le public français mais qui, à mon sens, ne convient pas au public étranger présent à Cannes.
Je ne suis pas rentrée dans l’histoire de ce film. J’ai trouvé le scénario fade. Je n’ai pas été non plus, convaincue par la réalisation. Succession de clichés vus et revus. Rien à dire sur le jeu des acteurs qui sont excellents.
Juliette Armanet Joue bien . Un petit film sympathique. Mais pour les morceaux ça ne m’apporte pas grand-chose ; je suis déjà comme ça dans ma tête . Spéciale attention pour les gens dans les métiers de bouche .
Histoire, très prenante, j'ai beaucoup aimé le jeu des acteurs. De superbes chansons des années 90. Même si j'ai beaucoup aimé l'histoire, je suis carrément resté sur ma faim.
Version longue de son court-métrage césarisé, Amelie Bonnin signe une comédie qui porte un regard acidulé et nostalgique sur le passé. La douzaine de parties chantées s’intègre parfaitement aux situations (mention spéciale pour la séquence de la patinoire) et complète avec plus ou moins de justesse les sentiments des personnages. Même si la réalisation de ce premier long n’est pas top, la distribution comble allègrement cette lacune. Juliette Armanet est une révélation et Bastien Bouillon confirme une fois de plus son indéniable charisme.
Cécile vainqueur à top chef est sur le point d’ouvrir son propre restaurant à Paris avec son compagnon. Alors qu’elle cherche quel sera son plat signature pour espérer gagner une étoile au guide Michelin, elle est contrainte de retourner dans le village de son enfance suite à l’infarctus de son père qui de son côté tient depuis toujours un restaurant routier. C’est l’occasion pour elle de retrouver son amour de jeunesse ainsi que deux très bons copains avec lesquels elle formait un quatuor amical solide. Comme en parallèle à ça, elle vient d’apprendre une nouvelle pour elle difficile à appréhender, ce retour aux sources va prendre des allures de questionnement existentiel sur le sens à donner à sa vie.
Mention spéciale à ce film, en premier lieu pour son couple d’acteurs Juliette Armanet et Bastien Bouillon dont l’alchimie évidente porte le film. A partir d’une histoire simple et où chacun peut se reconnaître, la réalisatrice parvient avec beaucoup de fraîcheur et en chansons ( toutes uniquement interprétées par les comédiens qui ne sont pourtant pas chanteurs à l’exception de J. Armanet!) à nous offrir un film tendre et joyeux dont les scènes de camaraderie ou de duel amoureux valent le détour ! Elle nous renvoie ainsi tous à ces souvenirs d’adolescence qui empreignent encore souvent nos vies d’adulte en demi teintes avec leur lot d’étincelles et de regrets mais qui ont contribué à nous construire comme y a participé aussi l’éducation donnée par nos parents au-delà des oppositions inévitables mais nécessaire pour nous permettre de trouver notre propre chemin.
Partir un jour s’inscrit dans une veine de comédie sentimentale française qui cherche moins l’effet de manche que la justesse des émotions. Le film avance à hauteur de personnages, avec une mise en scène volontairement simple, presque pudique, qui privilégie les silences, les regards et les décalages minuscules plutôt que les grands éclats. Cette sobriété divise : certains y voient une délicatesse rare, d’autres un manque d’ampleur. Le jeu des trois acteurs principaux constitue le cœur battant du film. L’actrice centrale impose une présence tout en retenue : elle travaille les micro-variations, les hésitations, et donne au personnage une densité intérieure crédible sans jamais forcer l’empathie. Face à elle, le partenaire masculin adopte un registre plus frontal, parfois rugueux, qui crée une tension intéressante mais peut sembler inégal selon les scènes. Le troisième protagoniste apporte une respiration bienvenue, avec une composition plus lumineuse, presque désinvolte, qui évite au film de s’enfermer dans la gravité. L’alchimie du trio fonctionne surtout dans les scènes collectives, où les non-dits circulent avec fluidité. Je tenais à saluer la cohérence tonale et la direction d’acteurs, soulignant une écriture attentive aux fragilités contemporaines et une photographie élégante, le film apparaît comme une proposition sensible et maîtrisée, davantage portée par ses interprètes que par une audace formelle, mais suffisamment incarnée pour laisser une impression durable.
J'ai vu le court-métrage qui m'avait beaucoup plu.
Là, l'ajout de musique est à double-tranchant. A certains moments, la musique ajoute du fun et nous emporte. A d'autres moments, c'est clairement lourd, et ça tombe comme un cheveu sur la soupe. La première musique surtout, que l'on voit venir à 1000 km ... j'ai eu peur pour le reste du film.
Juliette Armanet est surprenante, franche, un personnage qui nous inspire. Son envie de mieux fait écho à l'ambition que certains enfants peuvent sentir vis à vis de leurs parents. Son binôme avec Bastien Bouillon fonctionne. Ce dernier est tantôt rustre, tantôt sensible, toujours émouvant.
Ce n'est pas le film de l'année, mais c'est un film sincère sur les amitiés, la famille, le temps qui passe, le mensonge, les compromis ... bref la vie.
A voir si vous en avez l'occasion sans chercher à le voir à tout prix.
Une mauvaise comédie musicale mais une très bonne comédie dramatique. Des chansons qui ne fonctionnent pas du tout et dénotent dans l'histoire. Malgré cela, j'ai adoré le sound design, tout comme les images du film.
Citations hors sujet. 0'07"19 : Ma spécialité c'est le cassoulet. J'en ai pas d'autres non plus, hein !? 0'07"26 : Je le fais au confit d'oie, c'est plus fin que le confit de canard.
Un film sur les responsabilités, la vie d’adulte, les relations amis, familles, les traumas et les regrets. Animé par des musiques connues de tout le monde.
Une comédie musicale, qui pour le coup est relativement bien jouée et chantée par les différents acteurs !
Tout n’est pas parfait, et tout ne fonctionne pas forcément, je trouve que sur certaines scènes la musique chantée coupe en quelque sorte la crédibilité de la scène.