La Traque de Meral
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Frédéric T.
Frédéric T.

8 abonnés 31 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 avril 2026
Ce film sonne très juste. On se met vraiment dans la peau de Meral face à cette administration malfaisante. Quand on sait que cette histoire se base sur des faits réels, cela ne donne pas envie d'aller vivre au Pays-Bas. Non seulement les espèces sont en train de disparaître, mais visiblement, tous vos faits et gestes sont scrutés à la loupe.
Joce2012
Joce2012

262 abonnés 750 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mars 2026
Très bon film, mais révoltant dans le comportement inhumain et soupçonneux des services sociaux et administratifs sous le prétexte qu'ils ont affaire à des personnes d’origine étrangère
Luc.M
Luc.M

9 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 mars 2026
Le récit capte avec justesse l’angoisse d’une mère prise dans un système oppressant. Le film dénonce avec force les dérives d’une société de contrôle, où le quotidien le plus banal devient suspect et où l’individu est broyé par des logiques administratives implacables. Sans effets inutiles, il impose une tension sourde et durable, faisant de cette chronique sociale un drame aussi politique que profondément humain.
Jean-yves Le Gouic
Jean-yves Le Gouic

4 abonnés 142 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 mars 2026
Édifiante évocation d’une chasse aux sorcières tout à fait contemporaine aux pays bas ,… très bas que l’on ne connaît pas. L’actrice principale et ses deux petites filles sont extrêmement talentueuses, tout autant que leurs bourreaux. Intéressant.
Totojullo
Totojullo

4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 mars 2026
Très bon film mettant en avant l’un des scandales les plus importants des Pays-Bas. L’actrice principale joue parfaitement.
Rob C.
Rob C.

2 abonnés 15 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mars 2026
Aussi stressant que « À Plein Temps », un peu moins fort que « L’Histoire de Souleymane », ce film illustre ce que change le quotidien des citoyens quand l’extrême droite arrive au pouvoir. L’actrice est époustouflante.
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 mars 2026
La broyeuse sociale

C'est bien plus qu'un fait divers, c'est d'un véritable scandale national, aux Pays-Bas, dont s'est inspiré Stijn Bouma pour tourner d'abord un moyen-métrage documentaire, avant de reprendre le sujet pour un film de fiction intitulé The Hunt of Meral Ö. Et puis, un film qui nous vient des Pays-Bas, c’est denrée rare. Meral, une mère célibataire Néerlandaise d’origine turque, est accusée à tort de fraude fiscale et contrainte de rembourser 34 000 euros d’allocations familiales. Prise dans un engrenage administratif redoutable et traquée sans relâche par un enquêteur social, Meral va prendre une décision radicale pour sauver sa famille. 90 minutes à vous flanquer la nausée. Mais on peut se poser la question de savoir ce que Ken Loach ou les Frères Dardenne auraient pu faire de ce sujet brûlant.
On ne peut que trépigner et s'indigner devant le traitement reçu par une mère célibataire traquée par erreur (???) par l'administration fiscale néerlandaise. Est-ce parce que la contribuable en question est d'origine turque, la question peut se poser car, bizarrement, le public visé indûment par le fisc était, dans la réalité de la majorité des cas, issue de l'immigration. Du racisme larvé, le film n'insiste pas outre mesure sur cette éventualité mais la chose semble particulièrement avérée. Le scénario fait ouvertement référence à ce scandale politique qui s’est développé progressivement à partir de 2010 lorsque le gouvernement néerlandais, alors dirigé par Mark Rutte, - extrême droite -, a commencé à durcir drastiquement le contrôle des prestations sociales, notamment celles destinées aux familles avec des enfants, les frais de garde étant très onéreux aux Pays-Bas. Face aux pressions de l’opinion et aux révélations de la presse, ledit gouvernement a finalement dû mettre un terme à ces pratiques et a présenté sa démission collective. Ce film se tourne résolument vers le thriller social, choix justifié par la paranoïa ressentie par l’héroïne. Certes, la mise en scène n’est pas tout à fait à la hauteur de ce qu’on pouvait espérer, mais le sujet à lui seul vaut le détour par ce drame qui plus est, porté par une formidable actrice…
… Dilan Yurdakul, qui est de chaque image avec une force de persuasion et un talent indéniables. Une découverte. Pour un 1er film, c’est une véritable performance. Elle est fort bien entourée par une distribution locale dont les noms ne nous parleraient pas beaucoup. Encore un de ces films qualifiés de inspiré de faits réels, qui fait trembler et n’augure rien de bon pour notre propre pays si, d’aventure, certain parti arrivait au pouvoir. Bref, encore un brûlot qu’il faut avoir vu.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 mars 2026
En instillant les codes du thriller dans cette histoire sociale inspirée par des faits réels, le jeune réalisateur néerlandais Stijn Bouma fait une entrée remarquable et remarquée dans la famille du cinéma réaliste. Difficile de ne pas avoir la boule au ventre à la vision du véritable calvaire vécu par une femme dont, forcément, on se sent très proche. Critique complète sur le site avec le tiret du 6 entre critique et film.
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 475 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 février 2026
Inspiré d’un scandale politique majeur survenu aux Pays-Bas, La Traque de Meral marque le passage à la fiction du cinéaste Stijn Bouma après plusieurs travaux documentaires consacrés à cette affaire. Le film s’attache à suivre une mère célibataire accusée à tort, plongée dans un engrenage administratif qui dépasse rapidement la simple question d’une erreur. À travers ce parcours, l’œuvre met en scène la manière dont des procédures pensées pour contrôler deviennent des dispositifs de suspicion permanente, transformant des individus en dossiers et des vies en statistiques.

Le récit s’inscrit dans le contexte d’un durcissement du contrôle des prestations sociales, période durant laquelle des mécanismes automatisés ont été mis en place pour identifier les bénéficiaires supposés frauduleux. Cette automatisation constitue l’un des axes majeurs du film, non comme un élément technologique spectaculaire, mais comme une présence diffuse qui redéfinit la relation entre citoyens et institutions. Le film observe comment la présomption peut précéder la vérification, installant une tension constante et une perception de culpabilité difficile à dissiper.

La mise en scène privilégie une approche intime, centrée sur les effets concrets de ces décisions. Loin d’un discours démonstratif, l’œuvre insiste sur les conséquences invisibles, l’isolement, la fatigue morale, la transformation du regard porté sur soi et sur les autres. Cette dimension permet au film de dépasser le cadre national pour interroger plus largement un modèle européen fondé sur la surveillance, la standardisation et l’usage d’outils algorithmiques dans la gestion sociale. Le récit suggère également la manière dont certaines populations se retrouvent plus exposées à ces mécanismes, révélant un racisme institutionnel diffus qui s’exprime davantage par des procédures que par des paroles explicites.

Stijn Bouma revendique des influences issues du cinéma européen, notamment Krzysztof Kieślowski et Robert Bresson, perceptibles dans la sobriété formelle et l’attention portée aux gestes quotidiens. Cette approche renforce le contraste entre la froideur des structures administratives et les moments de solidarité ou de fragilité humaine qui apparaissent en contrepoint. Le film adopte par ailleurs des éléments de thriller psychologique afin de restituer la tension vécue par les victimes, la sensation d’être observé, la peur de nouvelles décisions et la difficulté de se projeter dans l’avenir.

Le choix de Dilan Yurdakul pour incarner le personnage principal s’inscrit dans cette volonté d’ancrer le récit dans une expérience intérieure. Le travail collaboratif entre la comédienne et le réalisateur, nourri par des témoignages réels, participe à construire un personnage traversé par la retenue, la vigilance et la résistance silencieuse. Cette approche donne au film une dimension politique qui ne passe pas par le manifeste, mais par l’observation d’un basculement progressif, celui d’un système censé protéger qui peut produire exclusion et méfiance.

La Traque de Meral s’impose ainsi comme un drame social tendu qui interroge la place de l’individu face à des institutions automatisées, la responsabilité collective face aux dérives administratives et la nécessité de préserver une dimension humaine dans la gestion des situations les plus fragiles.
traversay1

4 481 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 novembre 2024
C'est bien plus qu'un fait divers, c'est d'un véritable scandale national, aux Pays-Bas, dont s'est inspiré Stijn Bouma pour tourner d'abord un moyen-métrage documentaire, avant de reprendre le sujet pour un film de fiction intitulé The Hunt of Meral Ö. Dans celui-ci, l'on ne peut que trépigner et s'indigner devant le traitement reçu par une mère célibataire traquée par erreur par l'administration fiscale néerlandaise. Est-ce parce parce que la contribuable en question est d'origine turque, la question peut se poser car, bizarrement, le public visé indûment par le fisc était, dans la réalité de la majorité des cas, issue de l'immigration. Du racisme larvé, le film n'insiste pas outre mesure sur cette éventualité mais la chose semble particulièrement avérée. Si l'actrice qui interprète Meral est formidable, le film aurait pu apporter un véritable contrepoint en montrant plus longuement les forces obscures qui ne cessent de la persécuter, le plus souvent pour des raisons de rendement administratif. Malheureusement, la mise en scène de Stijn Bouma n'est pas tout à fait à la hauteur de l'importance de son sujet et ne permet donc pas au film de s'élever au niveau du cinéma de Ken Loach, lequel aurait sans doute donné une toute autre densité à l'histoire de Meral Ö.
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