The Furious
Note moyenne
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selenie

7 446 abonnés 6 656 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 juin 2026
Le film joue sur la carte forcément déchirante du trafic pédo-criminel, et quel est le père qui n'a jamais imaginé le pire et de se dire qu'on serait assez fort pour venger de la plus violente des manières le bourreau de son enfant !? On est donc d'emblée plein d'empathie pour ce père et cet époux qui ont certe des possibilités guerrières qui aident mais on imagine aussi que la haine apporte sa dose d'adrénaline pour supporter les douleurs qu'ils vont inévitablement subir. Le genre veut que les guerriers soient hors normes, leur survie à autant de coups et de combats est évidemment difficile à croire, mais justement, ce qui est difficile est de rester le funambule sur la ligne jaune de la SF façon Marvel. Les chorégraphies sont stylées et même assez uniques, donnant une vraie personnalité au film où se mêlent kung-fu, Muay Thai, wushu, silat et MMA avec quelques séquences marquantes comme avec le marteau (qui concurrence dans un autre style l'icônique "Old Boy" en 2005). Finalement, malgré quelques passages bof (le numérique sur les blocs de glace ou la fin trop tirée en longueur malgré un duel à 5 déjà culte) ce film est d'ores et déjà un must du genre, touchant parfois, et d'une violence viscérale qui prend aux tripes. A voir assurément
Site : Selenie
Mazoute
Mazoute

2 abonnés 13 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 juin 2026
L’art du 2v2, du 2v1 du 1v12 du 2v50 il y a de tout et c’est si génial.
C’est dommage de toujours comparer à john wick mais oui pour attirer le gros public c’est un john wick sans les armes à feu, des arts martiaux pur et dur et magnifiquement filmé.
Alex Lebon
Alex Lebon

5 abonnés 11 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 juin 2026
The Furious est un pur film d’action nerveux, taillé pour les amateurs de combats et de cinéma physique. Le film impressionne surtout par ses chorégraphies d’arts martiaux ultra maîtrisées et son rythme sans temps mort. On est clairement dans une filiation proche de The Raid, avec une mise en scène sèche, efficace et viscérale. L’histoire reste simple, mais elle sert parfaitement l’essentiel : la tension et l’intensité des affrontements. Pour les fans du genre, c’est une vraie montée d’adrénaline en salle.
Cinememories

585 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 juin 2026
Kenji Tanigaki signe avec The Furious un film d'action martial jouissif et généreux, qui assume pleinement sa régression spectaculaire tout en convoquant ce que le genre a de meilleur à offrir. C’est au détriment de son écriture des personnages, mais dans cette grande mêlée, il n’y a que le langage du corps qui compte.

Après avoir réalisé deux comédies d'action (Master of Thunder et Enter the Fat Dragon), Kenji Tanigaki fait comme Chad Stahelski et David Leitch avec leur John Wick, en passant de la chorégraphie à la mise en scène. Mais on a le sentiment que le cinéaste japonais a réalisé The Furious comme si c'était sa première et sa dernière opportunité. Il y met tout son cœur et absolument tout ce qui a fonctionné dernièrement dans le cinéma d'action du Sud-Est asiatique. Le film convoque The Raid 2 comme référence, mais fait le choix de minimiser l'usage des armes à feu, à l'exception d'un arc, pour laisser des tornades de pugilat s'exprimer à l'écran. Ce n'est donc pas anodin qu'il fasse appel à de véritables artistes martiaux. Et c'est ce qui fait la réussite d'un film qui avance sans reculer, de manière jouissive et assumée.

Le scénario ne va pas plus loin que des méchants qui font du trafic d'humains, tandis que des proches de victimes disparues se lancent dans une traque vengeresse sans pitié. De quoi justifier tant de violence. Car dans l'environnement décrit, avec police inerte ou corrompue, et une pauvreté qui avantage la criminalité, les actes des protagonistes se comprennent d'eux-mêmes. Mais Tanigaki ne cherche pas vraiment à creuser cette dimension sociale. Elle reste un décor justificatif, vite évacué dès que les corps entrent en collision. Le film n'invite pas à réfléchir, il invite à ressentir. Et pour cela, il se structure comme une succession de planches de bande dessinée : des vignettes de respiration narrative pour faire évoluer les enjeux, et des pages splash d'action spectaculaire, conçues pour être mémorables individuellement. Ce que le film manque parfois malgré tout, c'est la capacité à iconiser ses meilleurs moments, à ralentir pour laisser un impact résonner. On pense à une moto qui traverse un immeuble en quelques secondes, mais l’idée est aussitôt abandonnée.

La géographie des corps

Entre le pencak silat indonésien, le Muay Thai thaïlandais, le wushu chinois et le MMA, The Furious est aussi un manifeste stylistique qui cartographie les arts martiaux asiatiques contemporains. Il faut avoir l'œil pour en saisir toutes les subtilités, mais pour les non-initiés, il reste de la castagne qui tâche, et c'est aussi suffisant. Joe Taslim a bien plus à jouer ici que dans les deux Mortal Kombat de Warner Bros., où les effets numériques noyaient tout. Il incarne un journaliste roublard qui traverse la pègre et la nuit avec une assurance contrôlée, en contrepoint de son compagnon de fortune incarné par Xie Miao, dont le personnage muet crée quelques tensions intéressantes dans les interactions, et dans le feu de l'action, c'est son wushu qui parle pour lui. Du côté des antagonistes, Yayan Ruhian est gardé pour le climax tel un boss de jeu vidéo, tandis que Joey Iwanaga campe un méchant aussi stéréotypé que ses gestes au ralenti. Mais celui qui vole véritablement la vedette, c'est Brian Le, colosse peu vivace d'esprit mais solide comme un iceberg, dont la présence autorise quelques fantaisies bienvenues, dans la veine de ce que Soi Cheang a popularisé avec City of darkness. On est face à des surhommes auxquels il faut plusieurs coups mortels pour en venir à bout, et c'est ce qui fait durer le plaisir.

Il faut toutefois signaler une occasion manquée, et pas des moindres. Jija Yanin, l'une des plus grandes stars d'action féminines d'Asie, est reléguée à l'ouverture du film. Son personnage de journaliste qui infiltre le réseau criminel aurait pu constituer un vrai fil conducteur alternatif, un regard de l'intérieur avant que la violence n'éclate. The Furious n'a manifestement pas été pensé avec des rôles féminins en tête d'affiche, et c'est regrettable dans un genre aussi surchargé de testostérone. Le film souffre aussi de quelques défauts de rythme, même dans des affrontements qui s'étirent, et d'un budget qui ne lui permet pas toujours d'honorer toutes ses ambitions avec audace.

The Furious est avant tout un exercice de style pour ses artisans, un film de cascadeurs plus que de narrateurs. Mais dans cette discipline-là, il est remarquable. Tanigaki n'a pas réalisé le film d'action ultime. Il a réalisé quelque chose de presque aussi précieux. Un film qui aime éperdument ce qu'il fait, et qui le fait sentir à travers toute la salle.
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 479 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 juin 2026
The Furious s'inscrit dans la tradition des grands films d'action asiatiques où la violence physique devient le prolongement direct d'une blessure émotionnelle. Le récit suit un homme confronté à la disparition de sa fille, dans un environnement où les institutions censées protéger les plus faibles semblent incapables, ou peu désireuses, d'agir. Très vite, l'intrigue adopte le rythme d'une traque où chaque découverte rapproche les personnages d'une réalité plus sombre.

L'un des points forts du film réside dans ses scènes d'action. Les affrontements sont lisibles, dynamiques et particulièrement créatifs. Chaque décor devient un terrain de combat et chaque objet du quotidien peut se transformer en arme improvisée. Cette inventivité contribue largement au plaisir du spectacle et rappelle certaines grandes références du cinéma martial contemporain.

Pourtant, derrière cette efficacité, une frustration apparaît progressivement. Le personnage principal intrigue énormément par son silence, sa maîtrise du combat et son endurance hors norme. Le spectateur comprend ses motivations, mais dispose finalement de peu d'éléments sur son passé. Comment a-t-il acquis de telles compétences ? Quelles expériences l'ont conduit à devenir cet homme capable d'affronter des adversaires toujours plus nombreux ? Le film laisse volontairement ces questions en suspens.

Cette absence de développement touche également plusieurs personnages secondaires qui semblent porter des histoires plus vastes que ce que le récit dévoile réellement. Le résultat demeure solide et divertissant, mais laisse l'impression d'un univers qui pourrait être exploré davantage dans un éventuel préquel ou une suite.

Au-delà de l'action, The Furious aborde aussi des thèmes plus lourds comme la corruption, l'exploitation humaine et le sentiment d'abandon face aux institutions. Un film nerveux et généreux dans ses combats, qui parvient à divertir tout en suscitant une véritable curiosité pour ses personnages.
Naughty Doc

1 041 abonnés 530 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 mai 2026
On est sur le nec plus ultra de l'actioner, et j'irai même jusqu'à dire que The Furious est une nouvelle date dans le genre. Réalisé par un japonais (ex-cascadeur et choregraphe chez Donnie Yen ou City of Darkness), produit par Hong-Kong, tourné en Thaïlande, le film affiche un scénario prétexte et programmatique : un badass mutique qui tente de traquer les kidnappeurs de sa fille fait équipe avec un journaliste également badass souhaitant retrouver sa compagne disparue. À eux deux ils vont remonter tout un réseau de trafiquants d'humains, en jouant de la tatane plutôt que la parole.
Et bordel, quelle claque d'action ! Chaque set piece est clairement défini, et se renouvèle en cours de route : un 1v3 dans un marché désaffecté qui se mue en combat à l'arrière d'un camion, du cassage de bouches dans un entrepot qui dérive en combat de boss à coups de blocs de glace, une baston dans un nightclub se poursuivant dans une cage de MMA alors que les corps s'amoncèlent à coups de marteaux...

C'est un bonheur de chaque instant dès lors que l'action entre en scène, culminant dans un triple climax hallucinant à 5 combattants au style unique (judo, kung-fu, silat...) où la caméra capte des gestuelles avec une fluidité déconcertante. Certains pugilats prenant place sur une surface de 2m2 arrivent même à décrocher la mâchoire.
Bref on est clairement sur une synthèse du cinéma martial asiatique (on a même 2 acteurs de The Raid qui se font un rematch). Là encore dommage que le film soit en anglais et que dramaturgiquement cela ne travaille pas ses persos au-delà du minimum syndical, mais The Furious c'est comme un amerindien dépeçant un bison : tout est utilisé au final ! Il suffit de se pencher sur ce combat où les opposants utilisent littéralement des vélos pour se raper dessus, finissant par utiliser une pédale ou une chaîne comme arme de poing pour comprendre la générosité de ce nouveau classique
LesBabes
LesBabes

7 abonnés 32 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 juin 2026
Niveau chorégraphie le film est vraiment impressionnant j’ai rarement vu des acteurs être aussi synchronisés et dynamique. Certains combats sont à couper le souffle et l’énorme combat de fin duré plusieurs minutes et m’a personnellement surpris dans le bon sens. C’est simple je n’avais tout simplement jamais vu une telle chose dans le cinéma d’action. C’est vraiment un très grand film d’action qui se place facilement avec les The RAID, John Wick et compagnie
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