J’adore Michel Legrand, il m’arrive spontanément de chanter certains de ses morceaux, de ses chansons et pas simplement Oum le Dauphin. Le documentaire est assez agiographique, le personnage a du caractère, il est parfois colérique, on lui pardonne car il est exigeant et génial. Mais sa musique emporte tout. Les 2 heures sont passées sans que je ne m’en aperçoive.
Même si le réalisateur est fan du compositeur, le film n’est pas hagiographique [Michel Legrand a mauvais caractère (spoiler: surtout face au manque de professionnalisme de certains, notamment lors d’un concert en Pologne), et parfois dépressif, notamment lors de l’obtention de son 1er Oscar ]. Il l’a suivi les dernières années de sa vie, et montre bien, sans forcément suivre un cheminement chronologique, à travers des images d’archives, de films, les multiples talents de Michel Legrand (1932-2019), passionné de jazz [qu’il découvre en 1947 à 15 ans, grâce à Dizzy Gillespie, alors qu’il étudie la musique au Conservatoire de Paris dans la classe de Nadia Boulanger (1987-1979)], reconnu internationalement (concerts au Japon, à Moscou dans un stade de 120 000 personnes, fréquentant les plus grands artistes comme Maurice Chevalier, Frank Sinatra, Charlie Chaplin, Stan Getz, Oscar Peterson, grâce à ses séjours aux Etats-Unis, en 1956 puis en 1966) : chanteur, arrangeur, pianiste, compositeur de chansons (pour Catherine Sauvage, Claude Nougaro, grâce à la rencontre avec Jacques Canetti, directeur du théâtre des trois baudets et son père de substitution car son père a abandonné sa famille et s’est marié 5 fois) et de musique de films [plus de 200, avec 3 Oscars pour « L’affaire Thomas Crown » (1968) de Norman Jewison, « Un été 42 » (1971) de Robert Mulligan et « Yentl » (1983) de Barbra Streisand et 9 films avec Jacques Demy (1931-1990)], comme son père Raymond (1908-1974)], chef d’orchestre, et même réalisateur [« Cinq jours en juin » (1989), autobiographique (Annie Girardot joue sa mère)]. Le point d’orgue est le (dernier) concert qu’il donna le 1er décembre 2018 à la Philharmonie de Paris, illustrant ses films, malgré la fatigue (moins de 2 mois avant son décès).
«J’aurais aimé être cet artiste» C’est ce que je me suis dit en sortant de ce documentaire centré sur l’histoire professionnelle et la création musicale qui habitait Michel Legrand (3 Oscars dont L’Affaire Thomas Crown) qui a fait son dernier concert 2 mois avant de mourir, à 87 ans. On l’y voit encore improviser au piano dont il est virtuose et sourire comme un enfant espiègle, lui par ailleurs perfectionniste et colérique. J’aurais juste aimé en savoir un peu plus sur son côté perso (enfants etc.) pour mieux percevoir l’homme.
Magnifique documentaire sur un génie de la musique qui évite heureusement l'hagiographie en n'ignorant pas cependant qu'il n'était pas toujours aussi aimable que sa musique ! On y croise tous ceux qui ont fait le cinéma depuis les années cinquante, sans oublier le jazz bien sûr. Mais surtout, on découvre sa passion quasi juvénile quand il se retrouve devant une partition, que ce soit en composant, en jouant ou en dirigeant un orchestre. Réjouissant et émouvant à la fois.
Un régal ! Scénario et réalisation remarquables, qui font de ce film un grand moment de bonheur. Le personnage est fascinant et présenté dans toute sa complexité, sans jamais faire l'objet d'une admiration mièvre. La musique, magnifique et familière, est universalisée. Pas de genre ou de style infériorisé ou anobli. La musique est bonne. La traversée du temps, avec les personnages qui l'ont marqué, nous propulse dans l'Histoire sur plusieurs décennies. 2 heures de joie et de sourire, grand merci !
Super docu avec des moments émouvant et qui ne passent pas sur les aspects plus sombres de Michel Legrand. On en sort plein de belles mélodies mais aussi le sentiment d'avoir traversé les époques dorées du cinéma. Le montage est vraiment réussi et les intervenants apportent des vrais plus si on excepte quelques redites à la fin A voir
Magnifique portrait d’un immense musicien. Très complet, très fouillé, pas forcément complaisant. Tous les amoureux du jazz, des films de Demy ou des moulins de mon cœur doivent impérativement se payer ce plaisir !
Michel Legrand entre au Conservatoire de Paris à l’âge de 10 ans et s’impose très vite comme un surdoué. 3 Oscars et 75 ans plus tard, il se produit pour la première fois à la Philharmonie de Paris devant un public conquis. De la chanson jusqu’au Cinéma, ce véritable virtuose n’a jamais cessé de repousser les frontières de son art, collaborant avec des légendes comme Miles Davis, Jacques Demy, Charles Aznavour, Barbra Streisand ou encore Natalie Dessay. Son énergie infinie en fait l’un des compositeurs les plus acclamés du siècle, dont les mélodies flamboyantes continuent de nous enchanter. Bon, ben une fois qu’on a lu le pitch de ces 110 minutes, on se dit qu’on n’a plus grand-chose à ajouter au documentaire réalisé par David Hertzog. Détrompez vous, ce documentaire-biopic est passionnant de bout en bout et, qui qu’il arrive, rythmé d’un bout à l’autre par les mélodies et les accords d’un immense musicien. En vérité ce film a les défauts de ses qualités. Le réalisateur a toujours nourri une passion dévorante pour Michel Legrand. On peut dire qu’il a réuni un nombre incroyable de témoignages, de documents, d’enregistrements pour nous faire connaître à la fois l’artiste et le Legrand plus intime. Pensez donc, il avait ce projet en tête depuis 2010 ! Mais trop est parfois l’ennemi du bien. Ça rend ces 110 minutes touffues, parfois confuses dont on a du mal à saisir la construction. C’est a posteriori que j’ai compris que ce portrait était construit en 3 parties : et le jazz, Michel Legrand et le cinéma, Michel Legrand et ses ultimes prestations. Hertzog a su tout de même éviter l’hagiographie en montrant des facettes moins aimables de lui, notamment son mauvais caractère. Il parle de lui comme d’un enfant de 12 ans dans le corps d’un homme de 85 ans, qui peut vous dire à tout moment : Je ne suis pas content, je n’ai pas mon jouet. Michel Legrand tient une place unique dans la musique, ce qu’évoque ce documentaire magnifique qui est beaucoup plus qu'un biopic. Un tourbillon enchanteur autour d’un immense musicien qui passera à la postérité.
très intéressant et découverte de son dernier concert a la philharmonie de Paris _ au mk2 bibliothèque hier en avant 1ere_ son top _ un personnage. un génie détestable et adorable _ un très bon moment
excellent , à ne surtout pas manquer, pour tous les amoureux de la musique, de la passion , du talent, de la volonté, du désir....Courrez y , vous allez passer un très joli moment , séquence émotion garantie
Magnifique A la hauteur du génie qu'était Michel Legrand, qui portait bien son nom : plus grand qu'un hommage, c'est beau, c'est lui, sa tête et ses notes couchées sur le papier; ses doigts qui courent sur le blanc et le noir en harmonie et déclinaison de couleur..la musique, sa musique, son être, son caractère.,.. pas de temps mort, on est pris d'émotions, de sourires, pris par la vie ! A voir !
Ce film est un bijou. Il nous permet d'approcher l'infatigable esprit créateur de Michel Legrand. D'en connaître ses excès et ses faiblesses mais toujours avec déférence. Du vrai bon cinéma. Chapeau à ce réalisateur David Herzog Dessites pour toute la sensibilité et l'amour qui transpirent de l'écran.
Merveilleux. Je l'ai vu hier en famille et nous avons été transportés. À l'heure de la médiocrité, ce film sur Michel Legrand relève grandement le niveau. Félicitations pour cette merveilleuse idée et pour ces images qui nous ont ravis. Merci pour ce magnifique cadeau de Noël.