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Les sorties de Philippe
76 abonnés
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5,0
Publiée le 6 décembre 2024
Révélé au monde avec Les Parapluies de Cherbourg et Les Demoiselles de Rochefort, Michel Legrand (1932-2019) a connu une carrière exceptionnelle des deux côtés de l’Atlantique, et côtoyé les plus grands artistes de son temps. Il bénéficie d’un documentaire à sa mesure, comparable à Ennio (2022) consacré à Ennio Morricone. Le réalisateur David Hertzog Dessites (@drector_27) a en effet pu le suivre dans les dernières années de sa vie et recueillir ainsi un témoignage unique, profondément personnel. On retrouve de nombreuses images d’archives, des répétitions, des témoignages de proches, il est filmé au travail, en concert et en tournée. Nul temps mort dans ce documentaire d’une heure cinquante, à la fois chronologique et thématique, très bien rythmé et profondément enthousiasmant sur celui qui est resté un éternel enfant. À surtout ne pas manquer. > Plus d’infos culture sur mon Instagram "Les sorties de Philippe"
Fabuleux. David Dessites arrive à rendre hommage à ce genie atypique qu'était Michel Legrand, en jouant avec la temporalité, les images d'archives et les témoignages poignant.
Pour être honnête, je n’étais pas pas fan de Michel Legrand. J’ai eu l’occasion de voir ce film documentaire et j’ai été bouleversée de « rencontrer » cet homme à travers ces images, ces archives et ces musiques . A la fois touchants, parfois colérique, mais au combien passionné de la vie et de la musique. Ce film retrace à merveille l’histoire de ce grand homme. Bravo au réalisateur David Hertzog Dessite qui m’a ouvert les yeux sur un personnage qui en fait, m’a accompagné durant toute mon enfance, à travers ses musiques et ses chansons. Un chef-d’œuvre à ne pas raté !!!
Vu 3 fois, Le film documentaire de David Hertzog Dessites « Il était une fois Michel Legrand »
Une plongée dans la carrière et l’intimité de Michel Legrand, célèbre musicien de jazz et compositeur hors normes, qui a marqué l’histoire du cinéma. Grâce à des archives et témoignages inédits, le film revient sur l’incroyable richesse d’une vie dédiée à la musique. Nous découvrons, éblouis, le parcours d’un homme qui, jusqu’au bout, aura magistralement servi son art. Magnifique, émouvant qui touche le cœur et l’âme… Bravo Je vous le conseil fortement
Tellement ému que je me suis créé un compte pour partager mon ressenti. J'ai pensé immédiatement à Cagney, mon acteur fétiche, qui disait : " l'idée c'est de donner au public quelque chose à emporter avec lui.C'est ce que j'ai toujours voulu faire." Hier soir en sortant du ciné je suis reparti avec des valises pleines de beauté, d'espoir, d'amour, bref grandi. Bravo
Génial ce film ! J'ai déjà envie de le revoir. Un vrai moment de bonheur. Décidément ce Michel Legrand était un phénomène ! J'ai adoré la manière dont se déroule le film. On monte en émotion et on finit en immersion. Chapeau bas à ce réalisateur qui nous fait un clin d'oeil (léger spoiler).
Le documentaire attendu et espéré sur l'immense Michel Legrand. Musique rires et larmes, la vie d'un géant de la musique jusqu'au dernier concert, historique.
Bouleversant, authentique, rigoureux. Tout est présent dans ce documentaire aussi complet que passionnant, sur l'un des plus grands musiciens français de la France contemporaine. Le travail de recherche David Hertzog Dessites est impressionnant, et son récit, bâti avec la rigueur d'un scénario de fiction, force le respect... Qui a dit que le documentaire était un genre mineur ; bien au contraire : avec un traitement pareil, il est à la hauteur de bien d'oeuvres françaises voire internationales... L'émotion est même palpable dans la capacité qu'a eu le metteur de scène de capter les ultimes regards et émotions d'un homme, fatigué et usé, mais toujours habité par sa musique... GRANDIOSE
On est pris dans le tourbillon d'une vie incroyable et dévouée à la musique. Les notes fusent, la mémoire s'éveille, le corps suit le rythme, les sourires succèdent aux larmes et vis versa. Un moment, pleins d'émotions, qui fait du bien! On découvre un réalisateur, David Hertzog-Dessites et c'est comme si on redécouvrait Legrand sous toutes ses coutures. Une petite merveille!
Le documentaire de David Hertzog Dessites rend au compositeur Michel Legrand (1932-2019) un vibrant hommage. En un peu moins de deux heures, il rappelle les grandes étapes de sa vie et donne à entendre ses compositions les plus célèbres : "Les Parapluies de Cherbourg", "Les Demoiselles de Rochefort", "L’Affaire Thomas Crown" "Yentl"… Fort de la complicité qu’il avait tissée avec Michel Legrand dans les dernières années de sa vie, il nous livre les images de ses derniers concerts, notamment celui donné à la Philharmonie de Paris le 1er décembre 2018. Il interviewe les hommes et les femmes qui l’ont côtoyé : Jacques Perrin, Elie Chouraqui, Claude Lelouch, Jean-Paul Rappeneau, Natalie Dessay, Sting… et fait revivre ceux qui sont décédés : Jacques Demy, Claude Nougaro, Agnès Varda, Quincy Jones….
"Il était une fois Michel Legrand" est une hagiographie revendiquée. Son réalisateur confesse volontiers l’adoration qu’il voue au compositeur. Quand il évoque ses colères homériques, son caractère de chien, ce n’est pas pour l’en blâmer mais pour l’en dédouaner. Aucune zone d’ombre de sa vie ne sera stigmatisée. Ce qui ressort de ce panégyrique, c’est le talent fou de ce surdoué de la musique, formé au Conservatoire sous la férule de Nadia Boulanger, avant de se libérer de son carcan, c’est son énergie créatrice épisodiquement obscurcie par quelques épisodes dépressifs.
Pour qui aime comme moi passionnément les arrangements sublimes de Michel Legrand, ce documentaire, aussi univoque soit-il, est un délice – même si à mon sens il sous-évalue "Les Parapluies de Cherbourg" que je tiens comme son chef d’œuvre indépassable. Pour les autres, la soupe sera plus indigeste.
C’est un témoignage d’amour. Celui d’un réalisateur de cinéma a un grand nom de la musique. Mais aussi celui de tout un public qui a su traverser les générations en se nourrissant d’images, de films, de sons, de paroles, d’un univers si particulier. On pénètre dans l’intimité de l’homme, on revoit avec plaisir des images de plusieurs de ses œuvres, on entend ces notes qui le caractérise si bien. Ce documentaire est un trésor d’émotion, de sensibilité, d’optimisme, de nostalgie. Bref de bonheur.
On pourrait résumer l’existence et l’œuvre de Michel Legrand en deux mots : le jeu et l’enfance. En effet, celui pour lequel la vie n’avait pas démarré sous les meilleurs auspices (son père le chef d’orchestre Raymond Legrand l’ayant abandonné avec sa sœur aux bons soins de leur mère), des années qu’il avait lui-même tendance à noircir, n’aura de cesse de réinventer une enfance confisquée et de faire de sa longue vie un jeu continuel. Et d’abord, le jeu de la composition et de l’interprétation. Le documentaire de l’énamouré David Hertzog Dessites revient de manière la plus exhaustive possible sans jamais être hagiographique sur l’immense carrière du compositeur entre Paris et Los Angeles, émaillée de rencontres fondatrices, des maitres du jazz américain (Miles Davis, Stan Getz, John Coltrane,...) aux réalisateurs français en tête desquels Jacques Demy, alter ego osmotique avec lequel ils inventèrent leur propre langage cinématographique (Les Parapluies de Cherbourg et Les Demoiselles de Rochefort comme fleurons insurpassables). Multipliant les témoignages, les extraits de films et de concerts, avec en climax le dernier concert à la Philharmonique de Paris, Il était une fois Michel Legrand épouse le rythme exact de la frénésie et de l’ébullition artistiques et créatrices qui constituaient le moteur du musicien. Une vie passionnante de laquelle il n’attendait (fausse modestie ?) aucune postérité, ayant préféré profiter d’un destin dont il disait ne pas maîtriser les hasards et les revers. Sourcils broussailleux, œil pétillant, espiègle et charmeur, colérique et exigeant, l’homme etait avant tout un bourreau de travail (ses mains continuent à pianoter même au repos) qui cultivait cependant dilettantisme et épicurisme. Le montage dynamique de Il était une fois Michel Legrand transforme le projet en formidable leçon de vie et d’énergie, où les larmes se mêlent constamment aux rires. Une cure de jouvence.