Ruben est un petit garçon argentin qui, la veille de sa bar-mitzvah, a exigé de ses parents médusés, propriétaires d'une boutique portègne bon chic bon genre de prêt-à-porter, l'organisation d'une bat-mitzvah au motif qu'il était une fille prénommée Mumy. Devenue quelques années plus tard une diva trans pop yiddish mondialement connue, Mumy revient en Argentine au chevet de son père mourant.
Daniel Burman avait réalisé il y a une vingtaine d'années "Le Fils d'Elias" qui interrogeait l'histoire de la communauté juive argentine. Il n'avait plus guère donné signe de vie depuis lors mais revient avec un film qui interroge le même sujet : la judéité confrontée ici non pas à son passé mais à une question bien actuelle, la transidentité.
Le sujet était intrigant et alléchant. Daniel Burman aurait pu le traiter sous l'angle de la comédie décalée, comme il le fait d'ailleurs en insérant des numéros musicaux trop sucrés. Il aurait pu aussi raconter un drame familial, la confrontation d'un enfant transgenre à ses parents transphobes, ou bien encore la réconciliation apaisée d'un fils avec son père. Il prend un autre parti, assez déroutant, qui flirte avec le réalisme magique, lestant les scènes de longs dialogues fumeux, déménageant ses personnages, on ne sait trop pourquoi, à Tolède dans la dernière partie du film.
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2,0
Publiée le 13 décembre 2024
Le petit Rubén, dont le nom était très spécial pour son père, a quitté son foyer sans être accepté avant de revenir de nombreuses années plus tard en tant que Mumy Singer, une star de la chanson. Un retour aux sources, en Argentine, pour réaliser ce qu'elle n'a pas pu faire en tant qu'enfant. "Transmitzvah" est comme un récit de passage à l'âge adulte tardif, une affirmation de soi définitive après que Mumy a décidé de suivre sa propre voie malgré les conséquences. Une quête spirituelle qui part cependant dans tous les sens et à laquelle on ne croit pas vraiment. Tout est précipité dans ce film avec même des intrigues secondaires sans fin. Il y a quelques jolis moments quand ça se pose un peu, mais je n'ai pas accroché à tout ce qu'il y a autour de cette cérémonie que ce soit au niveau des préparatifs ou au niveau émotionnel. Cette connexion n'a pas lieu comme si tout ceci était forcé. Bref, un film frustrant.
Au début des années 2000, Daniel Burman représentait une valeur sûre dans le cinéma argentin, au rayon des comédies juives douces-amères. Après une éclipse de 8 ans sur grand écran, son retour avec Transmitzvah ne crée certes pas l'événement mais suscite une réelle curiosité, si l'on se passionne pour le cinéma latino-américain, surtout au vu de son sujet, qui n'est pas tant la transition sexuelle mais davantage la recherche identitaire, marquée ici par le poids des traditions religieuses. spoiler: Ainsi, l'héroïne du film, chanteuse pop spécialiste des vieilles chansons yiddish, née garçon, et qui a refusé de faire sa bar-mitzvah, cherche t-elle sa voie, tout en ayant perdu sa ... voix. Il est difficile de se connecter au long métrage, non pas à cause de son thème mais pour son traitement, difficile à définir entre surréalisme, comédie musicale, fantaisie et drame. L'histoire prend des raccourcis et abandonne certaines pistes pour se rendre à une conclusion sans aucun doute extravagante mais finalement assez satisfaisante, eu égard à son cheminement pour le moins erratique. Pour nuancer le constat général teinté de déception, signalons tout de même que l'interprétation de Pénélope Guerrero, actrice trans espagnole, est tout à fait impeccable.
Le qualificatif qui me vient à l'issue de la projection de ce film argentin est : pop. Pop et acidulé alors que le sujet ne s'y prêtait pas forcément. C'est à la fois la force et la faiblesse de "Transmitzvah", se balader entre les genres, hésitant entre la comédie, parfois musicale, et le drame, passer du rire à l'émotion sans réellement de transition. J'ai eu beau trouver ça inégal j'en suis ressorti avec le banane, ce qui n'est déjà pas si mal.
Mumy est une célèbre chanteuse trans. Lorsqu’elle revient en Argentine, elle retrouve ses origines, et sa famille avec qui elle a rompu à l’annonce de sa transidentité. La mort de son père vient réactiver un traumatisme : celui de l’annulation de sa bar-Mitzvah. Ce film propose un voyage permanent entre la religion et la transidentité du personnage. C’est captivant. Le gros point positif du film, est la mise en scène, pleine de charme, avec des passages magnifiques et très réussis.
Un film un peu barré du quel on sort avec l'envie d'envoyer balader le quotidien pour retrouver notre douce folie enfantine. Une oscillation permanente entre tristesse profonde et lumière. Ce film est un agréable ovni à regarder.
Un film qui commence avec brio images "pop" façon "folle du désert". Très bon début couleurs punch humour Mais ... 40 minutes plus tard on entre dans un autre style jusqu'à la fin du film. Et là : la cata. Je n'ai rien compris ! L'ennui s'installe. Film raté à mes yeux.
Joli, touchant, c'est un film qui assume une part de kitsch et surtout met beaucoup de douceur pour faire passer le voyage d'une femme vers elle-même, et une belle relation frère-soeur.