Rue Parthenais, dans le quartier Centre-Sud de Montréal, se trouve un triplex décrépit devenu le haut-lieu de la communauté queer. Pendant plus d’une décennie, cet appartement aura été le lieu de toutes les fêtes où jusqu’à 200 convives s’entassaient (pour des soupers collectifs et partageaient leurs joies, leurs peines, leurs revendications, …). Mais la gentrification du quartier va pousser ces colocataires gays, lesbiennes et trans vers la sortie, lorsque la bâtisse est rachetée par une famille aisée qui souhaite s’y installer.
Mathilde Capone a suivi les derniers instants de ce lieu mythique pour toute la communauté montréalaise. Ses derniers occupants n’ont d’autres choix que d’aller ailleurs mais face à la crise du logement et à la spéculation foncière, cela ne va pas être simple. Éviction (2024) met en lumière la gentrification à marche forcée et l’éviction des résidents. Confronté à la nostalgie du passé et l’incertitude qui leur tend les bras.
La crise du logement est clairement le thème principal du film, là où je m’attendais plus à voir un film centré sur le lieu en question, celui qui fut le théâtre d’une colocation haute en couleur avec ses soirées légendaires, dommage.