Derniers Avis : Substitution - Bring Her Back - Page 11
Substitution - Bring Her Back
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thelaw
22 abonnés
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4,0
Publiée le 5 août 2025
Autant je n'avais pas réussi à rentrer dans leur précédent long métrage, "la main", qu'ici j'ai été happé très vite par les personnages, l'ambiance et le scénario, pas forcément qu'il soit original mais il est très bien écrit. Je ne sais pas si c'est la présence de 2 acteurs britanniques, l'excellente Sally Hawkins et Billy Baratt mais on se rapproche d'un style britannique avec la légère dose d'humour qui va avec malgré la noirceur du film. Les acteurs jouent très bien, mention spéciale pour Jonah Wren Phillips, terrifiant à souhait. La photographie est très belle. Ce n'est pas qu'un "simple" film d'horreur. Je me suis aussi délecté des quelques passages gore :-) [8/10]
Un bon film d'horreur qui véhicule un sentiment dérangeant provoquer par la folie d'un humain. C'est un film qui fait peur non pas par de simple screamer mais par une tension présente tout le long du film. Sentiment décuplé si on arrive à se mettre correctement à la place des personnages.
Incroyable, j'ai adoré ce film du début à la fin et je n'ai pas vu le temps passer. L'ambiance glauque, l'humour noir, cette perversité malsaine interprétée par une Sally Hawkins incroyable est un véritable régal. Il y a bien longtemps que je j'ai pas pris autant de plaisir au cinéma, surtout pour un film d'horreur. Pour les amoureux du genre, foncez !
Un vrai malaise qui s’installe doucement… puis qui ne te lâche plus... C’est bien angoissant, dérangeant, exactement ce qu’on attend d’un bon thriller psychologique. Cette sensation insidieuse que quelque chose cloche... et plus le film avance, plus on redoute ce qui va arriver... Les acteurs, à la fois subtils et naturels, amplifient cette tension, rendant chaque scène encore plus prenante.
Si vous cherchez le confort, vous vous êtes trompés de film. Car les frères Philippou ne sont pas là pour jouer la sécurité. Chez eux, l'horreur n'est pas triviale ou amusante. C'est quelque chose de viscéral qui vous met face à l'interdit pour sortir de cette torpeur à laquelle on associe trop souvent le spectateur. Comme il s'agit d'une production A24, il serait facile de placer Substitution - Bring her Back aux côtés des films d'Ari Aster. Il y a bien quelques passerelles entre les deux univers : les rituels morbides, la contamination du mal et la mort qui rode (elle hante chaque scène du film),... Ce serait néanmoins minimiser la réussite du film par rapport à Hérédité ou Midsommar qui à mes yeux pêchent par longueurs et l'absence d'empathie pour ses personnages. De leur côté, les frères Philippou ne perdent jamais de vue le facteur humain, seul à même de faire supporter la violence insoutenable dont nous allons être les témoins. On a plus d'égards pour Piper puisque son handicap (elle est malvoyante) la rend plus vulnérable aux menaces et aux mensonges. Là où son grand frère Andy est plus réactif mais assez fragile pour se laisser enfumer. Étonnamment, l'émotion affleure également chez Laura, l'assistante familiale bizarroïde, dont les actes les plus odieux restent néanmoins dictés par une obsession maternelle. C'est cette même humanité qui permet à Substitution de frapper si fort dans l'horrifique. Sur le plan psychologique, elle se déploie du début à la fin. J'ai rarement vu un film aussi dérangeant, chaque scène vous enfonce un peu plus dans le glauque et sans forcer. De petites indiscrétions à l'agression morale (cf. l'enterrement) sans parler des manipulations répugnantes. Puis soudainement, on bascule dans la violence graphique lors de séquences proprement abominables. Tout ce qui entoure ce fameux rituel - que les frères Philippou se gardent de rationaliser, fort heureusement - ramène à un cinéma d'horreur extrêmement organique et viscéral qu'on ne voit plus beaucoup. Difficile de dire qu'on s'éclate devant le long-métrage, il n'est pas fait pour ça. Sa raison d'être, encore une fois c'est de vous mettre face à l'indicible. Un mauvais moment à passer, indéniablement. Mais qui vous laisse une marque qu'il sera difficile d'effacer.
"Substitution: Bring Her Back" est une œuvre australienne d'horreur psychologique, qui a obtenu plusieurs distinctions et critiques favorables cette année, parvient à marquer les esprits. Après avoir conquis le public avec leur précédent long métrage "La Main", les filmmakers Michael et Danny Philippou nous présentent cette fois-ci une histoire qui traite des violences psychologiques et physiques subies par les enfants et leurs conséquences, le tout dans un cadre de rituels sataniques. Bien que l'histoire prenne un temps à s'établir, les séquences sont saisissantes, avec Sally Hawkins dans un rôle atypique de "mère maléfique".
Les deux frères australiens m’avaient déjà bien plu avec leur premier film : La Main et leur deuxième est à la hauteur de mes espérances. Ils continuent de creuser le thème du deuil impossible en y conviant cette fois d’autres réflexions notamment sur les violences domestiques. Et c’est dans le mélange des genres qu’ils excellent. Devant ce film mes yeux se sont fermés, lors de toutes les scènes liées à la bouche d’un des personnages, où se sont humidifiés. Substitution est un film d’horreur triste et c’est plutôt rare.
Sally Hawkins impressionnante dans ce rôle. On met un peu de temps à rentrer, puis tout s'emboîte, et là .... le top. Quelques scènes vraiment solides pour les plus sensibles, mais ça le valait bien. Très bon film
On était averti: il faut bien s'accrocher devant certaines scènes assez traumatisantes, Mais bon des films d'horreur, on en a tellement vu, que l'effet de surprise s'estompe tout de même peu à peu. Et réussir un film d'horreur, c'est un pari risqué. Ici, le pari est seulement à moitié réussi, la faute à un scénario au final assez mal exploité, qui aurait mérité un meilleur développement, ne serait-ce que par la présence de "l'ange", et la présence des rites sataniques. Sally Hawkins prouve qu'elle sait tout faire, mais ça ne suffit pas à faire un grand film.
Le genre horrifique souffre actuellement d'une prolifération catastrophique de reboots, prequels, legacyquels et j'en passe, d'un niveau navrant, ce qui ne les empêche pas de profiter d'un box office honorable, venant par conséquent conforter cette production fatigante. Pourtant, quelques rares voix dissidentes se font entendre ça et là et bousculent l'ordre établi. Ainsi en est-il d'Ari Aster avec Hérédité et Midsommar, de Robert Eggers avec The Witch et The Lighthouse. Ou encore des frères Philipou avec ce Bring Her Back. Tous sont produits par la société A24, preuve de son exigence artistique, malgré les accusations d'élitisme qu'elle essuie et qui personnellement, me font doucement rire. À ce qu'on sache, l'exigence artistique, que ce soit au plan des idées de mise en scène ou au plan de l'écriture, n'a jamais empêché ce qui fait de l'horreur tout son sel : son aspect poisseux et dérangeant, son côté viscéral avec la violence graphique qu'elle se permet d'utiliser, pour diffuser des messages souvent plus subtils qu'il n'y paraît... En abordant le thème du deuil impossible avec une profondeur psychologique troublante, Bring Her Back en est assurément l'un des dignes représentants. Au-delà de son scénario machiavelique, il bénéficie de l'interprétation proprement hallucinante de Sally Hawkins, qui change radicalement du registre qu'on lui connaît dans des films comme Be Happy par exemple, mais aussi de celle de jeunes comédiens très convaincants. Le film plonge le spectateur dans une atmosphère glauque et extrêmement oppressante dès les premières minutes, et ne le lâche pas jusqu'à la fin, agrémenté de rebondissements étonnants. Mais surtout, il s'avère terriblement émouvant, ce qui est exceptionnel dans le genre. Une réussite totale, dont on sort à la fois secoué et bouleversé.
Je m’attendais franchement à mieux. Le film promettait une histoire angoissante autour d’un enfant possédé, mais au final, on le voit très peu dans cet état, ce qui est assez décevant. Les scènes qui devraient faire peur ne provoquent pas vraiment la terreur attendue ; c’est plus du dégoût par moments, avec des séquences gores qui semblent là juste pour choquer plutôt que servir l’histoire.
Les rares vrais sursauts viennent surtout des screamers amplifiés par le son du cinéma, pas vraiment de la tension ou de l’ambiance en elle-même. Et pourtant, l’ambiance du film n’est pas mauvaise — il y avait clairement matière à faire beaucoup mieux. Dommage que ça ne décolle jamais vraiment.
Quelle claque ! Pour moi, tout est parfait dans ce film et je suis fan de films d’horreur depuis plusieurs décennies. Autant le casting que le scénario ancré sur la psychologie et les scènes gores, j’ai tout kiffer.
Bon film de genre. Mais film plus malaisant que flippant. Les amateurs d’horreur psychologique pourront aimer, ceux qui préfèrent les films d’angoisse et de paranormal pourront s’en passer. Bonne réalisation et bons acteurs dans l’ensemble. Les ingrédients sont là. Sans plus.
On entend beaucoup que ce film est glauque, gore, poisseux et j’en passe. Tout ceci est indéniable mais c’est d’abord une œuvre triste sur l’impossible deuil ainsi qu’une réflexion sur la monstruosité protéiforme. Ici, l’objectif n’est pas de faire sursauter le spectateur par l’emploi facile de jumpscares mais de l’impliquer au premier plan de cette quête désespérée. C’est une expérience sensorielle dont on ressort essoré, émoussé, flapi par tant de noire mélancolie. En dignes héritiers de Ari Aster, les frères Philippou n’évitent pas cela dit certains écueils du réalisateur américain, comme l’incapacité à tout à fait transcender les sujets abordés, se contentant parfois d’une forme irréprochable pour habiller un fond perfectible à bien des égards. Mentions spéciales pour le jeu des acteurs et pour le réalisme des maquillages,
Aucune réelle surprise dans ce film d'épouvante. Le plus gros de la trame se devine, une fois qu'on a compris le passé de chaque personnage. Cela reste cependant suffisamment bien joué, pour captiver. Quelques longueurs cependant.