Ce soir, je suis allée voir Bring Her Back de Danny et Michael Philippou. Comme à mon habitude, je n’avais pas vu la bande-annonce : je savais seulement qu’il s’agissait d’un film d’horreur. Je me suis laissée surprendre.
La scène d’ouverture est particulièrement réussie : intrigante, marquante, et elle m’a accompagnée tout au long de la séance, me poussant à en chercher le sens à mesure que l’intrigue avançait.
J’ai beaucoup aimé la manière dont le film explore le deuil à travers chacun des personnages, avec des approches différentes selon leur vécu. Les liens familiaux sont également au cœur du récit, avec des moments très touchants notamment entre frère et sœur ou entre mère et enfant.
La réalisation offre de belles idées visuelles, comme ces plans volontairement flous lorsque Piper, malvoyante, entre en scène, renforçant l’immersion dans son ressenti. Idem pour Andy : on entre dans son esprit à travers la mise en scène de son rapport à la mort de son père.
Les acteurs sont excellents, en particulier le jeune garçon qui joue Oliver impressionnant de justesse et l’actrice qui incarne Laura, dont le rôle complexe est brillamment interprété.
J’ai passé un très bon moment. Je recommande ce film, surtout à ceux qui aiment l’horreur avec un fond émotionnel fort. Je lui ai attribué la note de 3,5/5.
Après un premier film qui m'avait moyennement convaincu (La Main), j'ai été vraiment conquise avec « Substitution », véritable film d'horreur psychologique sur les traumatismes et le déni du deuil. Une femme accueille deux adolescents orphelins dans sa maison où l'on sent que quelque chose ne tourne pas rond. J'aime de plus en plus ce genre de film qui instaure petit à petit une ambiance angoissante et malsaine, qui prend son temps pour nous imprégner nous spectateurs, avant de nous faire basculer dans l'horreur. La qualité du scénario est bien présente, le casting est très bon, tant enfants qu'adultes, et il y a une certaine « empathie » de la douleur psychologique malgré l'atrocité montante qui découle sous nos yeux. Réfléchi, oppressant, sombre et réussi. Mon blog : cinephile critique
Alors personnellement et vu le manque de 5 étoiles je vais peut-être en agacer plus d'un mais WOW !
5 étoiles assumées.
Ce film est une lente agonie, un douloureux voyage jusqu'aux portes de l'enfer, après la traversée d'un tunnel de supplices.
Visuellement c'est à la fois beau et troublant.
C'est malaisant au possible.
On se pose des questions pendant une grande partie du film, à commencer par la plus importante : c'est quoi l'histoire ?
Possession ? Réincarnation ? Folie ?
Ce film est un "ovni". On slalome tout au long de son déroulement entre l'attachement avec les protagonistes et l'énervement contre certains d'entre eux. Il ne faut pas attendre la fin pour ressentir le choc tant il est visuel dès la première partie.
Il y a de l'émotion. Il y a des scènes vraiment dérangeantes : spoiler: l'enfant qui mange le couteau, cette scène reste gravé dans nos pensées bien après l'avoir vu, pendant le film et après le film.
La filmographie est soignée autant que la musique.
Indéniablement un coup de coeur dans le genre et un 20/20.
Substitution – Bring Her Back, deuxième long-métrage des frères Philippou, fait éclater les limites du cinéma d’horreur traditionnel. Ici, le genre ne se contente plus de susciter la peur par le spectaculaire : il s’engage dans une exploration tragique et psychanalytique, où la figure maternelle, loin de la protection attendue, se mue en force prédatrice. La perversion psychologique n’est pas seulement assumée, elle est stylisée jusqu’à frôler la poésie macabre, provoquant une fascination troublante.
Laura, interprétée par Sally Hawkins avec une ambivalence glaçante, incarne ce paradoxe absolu : son amour pour sa fille défunte, loin de s’éteindre, devient le moteur d’une logique sacrificielle, sombre répétition d’un lien irrémédiablement brisé. Par une manipulation lente et insidieuse, elle enferme émotionnellement les enfants placés sous sa garde, les instrumentalisant au cœur d’un rituel occulte où le passé se mêle au surnaturel. Cette mère dévastée, loin de la simple figure antagoniste, devient le centre affectif d’une tragédie qui embrasse la complexité d’un amour dévoyé mais humain. La mise en scène des Philippou, d’une précision formelle remarquable, rejette les effets de choc faciles au profit d’une atmosphère oppressante et étouffante. Le réel se fissure progressivement, contaminé par l’étrangeté : la piscine vide, l’obscurité pesante des intérieurs, les jeux de miroirs et de reflets aquatiques deviennent autant de signes d’un effondrement progressif de la réalité. L’espace domestique, théâtre rituel de ce drame, transforme les gestes les plus banals en actes à la charge symbolique lourde, oscillant entre maternité et sacrifice.
Abordons ici la délicatesse, à notre époque, de mettre en scène un personnage féminin sous l’angle d’une prédatrice assumée. La stylisation de la perversité psychologique féminine, ici mise en poésie à travers l’amour suprême d’une mère, confère à cette toxicité une beauté presque sublime. Cette prise de risque formelle et symbolique s’inscrit dans une époque où les représentations féminines oscillent entre empowerment et neutralisation morale, et où oser incarner une figure féminine ambivalente relève d’un certain courage artistique. Par ailleurs, le film aborde la thématique très actuelle des enfants placés, où le foyer se révèle un espace de vulnérabilité dans lequel le soin peut devenir domination, un lieu où les enfants sont à la fois protégés et instrumentalisés.
Enfin, Substitution affirme sa singularité par son refus des consolations narratives. Sans aucune rédemption ni résolution morale, les frères Philippou tracent une tragédie qui enferme le spectateur dans une tension émotionnelle intense, sans offrir de refuge narratif. C’est une plongée dans une perte irréversible, où l’innocence est sacrifiée, et où l’amour maternel, dans son excès même, se révèle porteur d’une force sombre et ambivalente. Par son audace formelle, la radicalité de son propos et la subtilité de son traitement, Substitution – Bring Her Back se présente comme un renouveau du cinéma d’horreur contemporain, capable de conjuguer frisson sensoriel et complexité psychologique sans jamais céder à la facilité.
Après le Tétanisant La Main, Michael et Danny Philippou nous embarque dans une expérience de cinéma sensorielle hors pair avec ce Thriller Horrifique Anxiogène et Radical qui ne laissera personne indemne. Mener par une Histoire Astucieuse et Prenant qui déstabiliser du début jusqu’à la fin du générique pendant 1h39 tout en arrivant a nous surprendre avec quelques retournements scénaristiques bien penser qui relance parfaitement notre intérêt avec ce Récit Effroyable et Glaçant. Ajouter a tout cela, une Réalisation Innovante et Sophistiquée qui regorge de plans séquences appelé a devenir une référence majeur dans le cinéma horrifique tout en étant soutenu par une Bande Originale magnétique de Cornel Wilczek qui s'accentue parfaitement a l'univers Lugubre et Malsain du long métrage. Ensuite le Casting est Impeccable sur tous les plans grâce notamment a la performance remarquable de la comédienne Sally Hawkins qui tient ici l'une de ces meilleures performances d'actrice depuis longtemps en incarnant avec brio le rôle de Laura une mère de Famille D'Accueil Excentrique et Ambivalentes qui nous fait passer par toutes les stades émotionnelles, Autour d'elle on retrouve au passage une galerie de Seconds Rôles au diapason comme Sora Wong et Billy Barratt qui incarnent a la perfection les rôles de Andy et Pipier deux adolescents Déboussolé et Tragique sans oublier au passage les prestations très investies de Jonah Wren Phillips,Sally Anne Upton,Stephen Phillips et Mischa Heywood qui apportent leurs édifice a cette Distribution magistrale. Enfin le film laissent une trace indélébile avec son ambiance Glauque et Tendue qui monte progressivement en puissance pour ne plus lâcher prise en passant par des Scènes de Jump Scares particulièrement Angoissantes et Impactantes qui ne laissera personne insensible tout en n’oubliant pas d'y inclure une note Émotionnelle qui terrassent instantanément avec quelques séquences intimistes très intenses. En Bref, Substitution Bring Her Back s’avère indéniablement comme un Nouveau Classique instantané du Cinéma D’Épouvante des années 2020 qui s’avère comme une nouvelle consécration pour les cinéastes Michael Philippou et Danny Philippou qui nous embarque avec brio dans ce Thriller d’Épouvante Labyrinthique,Angoissant et Bluffant qui s’avère comme une baffe cinématographique Implacable et Dérangeant a déconseiller aux âmes sensibles.
Les deux réalisateurs qui étaient derrière la très bonne surprise "Talk To Me" reviennent en force avec une proposition peut-être moins accessible mais pas moins marquante ! Après la mort de leur père, Andy et sa demi-sœur Piper se retrouvent dans une famille d’accueil composée d'une mère et de son fils bien étrange. Bon évidemment, ça pue un peu pour eux puisque la petite famille cache bien des secrets. Alors même si on est chez A24, on quitte un peu l'esthétique A24 paradoxalement qui, si elle était devenu une marque de fabrique synonyme de bonne qualité commençait à tourner en rond et à presque se parodier elle-même, même si on retrouve tout de même cette patte "elevated horror" propre au studio que les cinéphiles bobo/intello détestant le cinéma d'horreur "grand public" adorent. Bon, c'est caricatural mais l'idée est quand même un peu là. Bref, pour en revenir au film, on retrouve donc cette idée de s'éloigner un peu des codes du cinéma d'horreur mainstream, même si on en retrouve bien-sûr certains clichés (sans que ce ne soit gênant pour autant) pour aller vers quelque-chose de plus profond mais surtout de plus dérangeant ! J'ai en effet eu cette impression de gêne tout le long du film avec ces personnages qui rien que de par leur présence dégagent quelque-chose de pas vraiment rassurant. Alors ne parlons pas du gamin mais la mère par exemple, jouant tout le temps sur cette frontière entre le "normal" et l'étrange, ce qui est, encore une fois, une ficelle que l'on retrouve beaucoup dans le genre, mais ici particulièrement bien retranscrite à l'écran, notamment grâce à l'excellent jeu de Sally Hawkins. Ajoutons à cela des scènes gores particulièrement efficaces mais surtout une mise en scène maîtrisée, remplie de symboliques et de motifs qui reviennent très souvent dans l'intrigue, les deux plus évidents étant les cercles et l'eau. Le montage est également très efficace de même que tout le travail autour du son. "Substitution : Bring Her Back" est donc un thriller horrifique efficace, permettant d'aborder le deuil de deux manière et deux points de vue bien distinct.
Les réalisateurs de La Main récidive et nous offre un excellent film d'horreur psychologique. Dès le début du film, ils réussissent à instaurer une ambiance malsaine. Ils connaissent les codes du genre et leur classique et ils en jouent habilement. Les acteurs sont excellents en particulier Sally Hawkins (qui est le principal atout du film) et Billy Barratt en ado traumatisé. Certains passages sont particulièrement gores et difficiles à regarder. Une réussite malgré certaines incohérences.
Un film d’horreur que je déteste autant que je l’aime.
Du gore, de l’imprévu, de l’angoisse et de la haine mêlée à une peur non dissimulée. Tout ce qui peut impacter et mettre mal à l’aise un homme de 22 ans prénommé Enzo est dans le film.
L’angoisse y est constante. Quelques scènes sont cependant difficiles a regarder, tant le gore prends le dessus.
On attends d’un film d’horreur d’y ressortir dérangé et mal à l’aise, c’est chose faite.
3 ans après avoir réalisé leur premier film prometteur : Talk to me. (2022) Michael Philippou & Danny Philippou reviennent & imposent leurs règles avec brio. Substitution.
Une réalisation sombre, et une mise en scène glaçante.
Une œuvre mélangeant horreur & psychologie. Qui ne vas pas vous laissez indemne.
Très bonne direction d’acteurs.
Sally Hawkins transperce l’écran en interprétant son personnage avec grand intérêt.
Substitution: Bring Her Back tente un grand écart entre science-fiction cérébrale et mélo transhumaniste, mais se déchire les ligaments dès le générique. L’intrigue ? Un homme ressuscite sa femme via une IA… et découvre qu’elle préfère son algorithme. Les dialogues alternent entre Nietzsche de supermarché et coaching conjugal sous Lexomil. Et pourtant — au cœur de cette soupe tiède, une scène finale glaçante, presque Kubrickienne, sauve ce naufrage digital de l’oubli total.
Bring Her Back nous est présenté comme une sorte de puzzle dont les différents morceaux s'emboîtent peu à peu à mesure que l'on comprend les intentions plus ou moins horribles des personnages. Malgré un scénario solide et de véritables scènes d'horreur, Bring Her Back semble annoncer aux spectateurs une vraie proposition horrifique mais ne va malheureusement pas au bout de ses idées. La force de ce film réside finalement dans son ambiance glauquissime rythmée par des scènes très gores qui risquent fortement de marquer au fer rouge le spectateur.
Brind her back va bien au delà de l'horreur, c'est un film à la fois dérangeant, bouleversant et émouvant. Certaines scènes sont particulièrement éprouvantes, d'une violence physique et psychologique rarement vue au cinéma. Les thèmes de la perte et du deuil qui jalonnent tout le film lui confèrent une dimension inouï.