Après le plutôt réussie La main, Danny Philippou et Michael Philippou signe avec ce nouveau film, un bon film d'horreur/thriller encore meilleur que leur précédent, du moins pour le côté anxiogène qu'arrive à distiller ce film. Le suspense, la tension, certains côté malsain, tout va crescendo, pourtant de suite, en tant que spectateurs, l'on sait que quelques chose ne tourne pas rond notamment grâce au personnage d'Oliver, et son traitement de la part d'une Sally Hawkins très juste. Le casting d'ailleurs en général, est très bon, le tout associé à une réalisation maîtriser et soigner permette au film de se tirer vers le haut, malgré ses thèmes déjà abordé, le deuil, la fragilité psychologique, le côté surnaturelle, mais quand c'est bien présenté comme ici, cela ne pose pas de réels problèmes.
Horreur pure Australienne de deux jeunes frères youtubers passés derrière la caméra avec brio. Bien glauque et tendu, on appréciera la prestation époustouflante du jeune Jonah Wren Phillips et de Sally Hawkins. L'histoire est relativement banale et ne renouvele pas le genre. Mais la mise en scène, le maquillage, la photographie et l'atmosphère font de ce film un bon et vrai film d'horreur.
Bring Her Back frappe fort. Les frères Philippou signent un deuxième long-métrage aussi viscéral que dérangeant, porté par une mise en scène tendue et une atmosphère suffocante. Sally Hawkins est tout simplement terrifiante dans un rôle à contre-emploi, tandis que les jeunes acteurs livrent une performance remarquable, notamment Sora Wong.
Le film mêle intelligemment horreur psychologique, folklore occulte et émotion brute, avec quelques scènes difficiles à regarder (âmes sensibles s’abstenir). Certaines facilités du scénario empêchent la note maximale, mais la proposition reste rare, originale et franchement marquante. Un film qui hantera longtemps les spectateurs.
Vu au quebec , très bon film qui renouvelle le genre très intelligent et éprouvant depuis le film la main je n'avais pas vu un aussi bon film non pas d'horreur mais épouvante
À la mort accidentelle de son père, Andy réclame la garde de Piper, sa demi-soeur malvoyante, mais il lui manque trois mois pour atteindre les 18 ans réglementaires. En attendant, les services sociaux placent Piper chez Laura, une conseillère habituée de ce genre de cas. Mais le protecteur Andy refuse de se séparer de sa demi-soeur et s'impose chez Laura, qui habite une grande maison à la campagne. Très vite, l'adolescent remarque le comportement étrange et intrusif de leur hôtesse, qui héberge déjà Oliver, un petit garçon muet et plutôt inquiétant. Il appert que la conseillère faussement affable poursuit un rêve: éveiller l'esprit de sa propre fille morte noyée.
1/5⭐très mauvais et assez ennuyeuse cette histoire je ne conseil pas.
Vu en AVP et c’est vraiment la confirmation du talent des frères Phillipou. C’est tout simplement génial ! Le genre de l’horreur est totalement respecter. Foncez le voir !
Subitement orphelins, Andy et Piper, un adolescent presque majeur et sa demi-sœur ayant un trouble de la vue sont envoyés vivre chez une ancienne assistance sociale au comportement quelque peu déconcertant. Pas encore remise de la mort de sa propre fille, celle-ci vit en effet déjà avec un étrange enfant mutique et semble prendre un malin plaisir à vouloir malmener la relation de ses deux nouveaux petits protégés...
Ils avaient beau en avoir quatre à leur disposition depuis la naissance, il aura suffi simplement d'une "Main" surnaturelle aux frères australiens Philippou pour s'imposer comme un duo de réalisateurs-scénaristes sur lequel on avait envie de miser beaucoup. Et, au vu de la qualité de ce "Bring Her Back", on peut dire que cet investissement était le bon car non seulement le tandem ne déçoit pas mais il confirme de belle manière que leur nom est désormais synonyme de films d'horreur sortant de la norme.
Si la thématique du deuil va déborder de leur premier film pour étreindre "Bring Her Back" de toute son enveloppe de traumatismes et de chagrins, les prémices rappellent davantage ici, par leur ambiance, ceux des premiers longs-métrages d'Ari Aster ("Hérédité", "Midsommar") où la mort d'un proche va entraîner des héros dans un environnement inconnu, déviant et particulièrement tordu pour faire éclater au grand jour leurs meurtrissures intimes dans le but d'assouvir de mystérieux desseins. Ainsi, après l'onde de choc d'une mort dont les remous ne demandent qu'à faire rejaillir un passé trop longtemps tu, Andy et Piper vont se retrouver sous un toit où couve également une souffrance de deuil insurmontable chez la propriétaire des lieux, mais celle-ci semble s'y être perdue, maintenant une façade de mère d'accueil affable sur quelque chose d'obscur et irrationnel avec lequel les Philippou vont savamment jouer la carte du brouillard un long moment. Là où l'eau perd sa symbolique de renaissance pour épouser des relents aussi glauques que mortifères et où les rotations de caméra deviennent celui d'un cercle vicieux de deuils se percutant dans un autre, littéral, tracé pour des forces supérieures, les deux réalisateurs créent une atmosphère suffocante, qui, dans le climat sans cesse plus dérangeant de la maisonnée, oscille entre les représentations de pure horreur et la tension psychologique grandissante entre le quatuor de personnages principaux.
Si, dans le premier cas, ce que l'on nous dévoile comme l'inspiration de cette mère adoptive et les agissements déstabilisants de son enfant vont de plus en plus faire muer l'intriguant en une série de séquences-chocs bien salissantes à l'écran (celle du couteau et ce que l'on qualifiera de "goûter" de l'enfant ont de quoi rester dans les mémoires), c'est bien leur entremêlement à l'incroyable emprise de cette femme sur ses "enfants" et, évidemment, en particulier sur le frère aîné, poussé en permanence dans les derniers retranchements de sa fragilité émotionnelle tout en essayant de garder son rôle de protecteur sincère vis-à-vis de sa demi-soeur, que "Bring Her Back" fait des merveilles, avec une montée en puissance d'événements ne pouvant que nous scotcher sur la quasi-totalité de sa durée. En ce sens, il faudra aussi saluer la qualité de l'interprétation, incontestable force vive du film, avec une Sally Hawkins à qui l'on aurait envie instantanément de remettre un nouvel Oscar tant elle offre une palette assez sidérante de nuances sur son personnage dévoré par ses troubles et des jeunes interprètes remarquables (Billy Barratt parvient à nous faire vibrer à chaque brisure supplémentaire que l'effondrement psychologique d'Andy induit, Jonah Wren Phillips nous fige à chaque apparition d'Oliver, gamin insaisissable et violemment imprévisible, et Sora Wong maintient une touchante bulle de naïveté face à un chaos rampant qui ne cherche qu'à la faire éclater, tous sont brillants, quelle direction d'acteurs !).
Comme pour "La Main", notamment lorsque le mystère n'en est plus vraiment un, "Bring Her Back" a peut-être un peu plus mal à maintenir le même effet de surprise constant qu'il voudrait produire en intégralité, nous empêchant encore de crier au génie le plus total à l'égard des Philippou (la conclusion est plus que satisfaisante cela dit) mais leur volonté de proposer avec talent un cinéma d'horreur viscéral, hargneux et vecteur de malaises est bien là, omniprésente et généreuse. On ne peut qu'en redemander.
J’ai bien aimé Substitution - Bring Her Back, notamment pour son ambiance prenante et son histoire très angoissante. Le film parvient à captiver du début à la fin, porté par un jeu d’acteurs solide. Côté gore, on est servi : les effets sont réussis et renforcent l’immersion. Un film qui mérite d’être vu, surtout pour les amateurs de films d'horreur.
Un excellent film d’horreur qui prend aux tripes !
J’ai eu la chance de voir ce film en avant-première, et franchement, je n’ai pas été déçu. L’intrigue est bien construite, avec un rythme efficace et des rebondissements qui tiennent en haleine. C’est bien gore, sans tomber dans l’excès gratuit : juste ce qu’il faut pour faire grimacer et rester accroché à son siège. L’histoire est intéressante et originale, elle te happe dès le début et ne te lâche plus. Un vrai bon film d’horreur, intense, brutal, et qui marque. À ne pas rater pour les amateurs du genre !
On n'attendait pas forcément Sally Hawkins (Be Happy, Paddington, La Forme de l'eau, Wonka...) dans ce genre de film (découvert en avant-première dans le cadre des Vendredis de l'Horreur), sa fraîcheur habituelle contraste avec le sombre dessein qu'elle a mis en oeuvre : remplacer sa fillette morte par une autre, après avoir invoqué le démon Tari, en ayant suivi un tuto sur VHS ! Un scénario digne de Stephen King, plutôt pas trop mal exécuté, dans une certaine limite comme d'habitude.