Un film d'horreur morbide, dramatique, inquiétant, malaisant et parfois franchement gore. Les codes du genre sont parfaitement maîtrisés et le film ne laisse pas indifférent même s'il faut avoir le cœur bien accroché. Ce pourrait être un chef d'œuvre s'il ne donnait pas un peu parfois l'impression de s'éparpiller.
La mise en scène et les acteurs sont plutôt bons, mais le rituel en lui même, très morbide, est un peu tiré par les cheveux. C'est dommage car le film est angoissant à souhait, mais aussi et surtout dérangeant et malsain, ce qui ternit un peu l'ensemble.
Alors ce film est quand même très moyen!!! Un début très inquiétant qui laisse présager un scénario interressant à découvrir,...mais tout s arrête là malheureusement..... La suite est composée de 2 parties Une première intriguante qui est sensée mettre en place toutes les ficelles ...., d une 2 ieme partie très fade : quelques scènes d horreur vraiment exagérées , mais surtout aucune allusion au tout début du film... Très moyen Mais à regarder si vous avez faim
Les frères Philippou après le gentillet La Main passent la vitesse supérieure en nous emportant aux confins du malaise avec leur saisissant Bring Her Back. D’un point de départ assez classique dans son thème et sa narration, on arrive rapidement dans la gêne absolue, une certaine angoisse puis dans le gore assumé avec quelques scènes particulièrement difficiles. Au delà de cette impression de malaise permanente, le métrage est très bien réalisé et surtout extrêmement bien joué, les comédiens sont excellents et il est très aisé d’entrer en empathie avec eux (pas tous …). On retrouvera bien sûr parfois quelques lieux communs mais la surprise de l’ensemble est bien agréable. Après Évanouis, cela fait deux films d’horreur coup sur coup qui sortent des sentiers battus et s’avèrent plus qu’intéressants. Les frangins Philippou sont à suivre !
Un plutôt bon film dans "l'elevated horror exploitation". Ça ne donne rien de plus que Hérédité, mais ça reste sympa à regarder! C'est toujours mieux que Weapons à mon avis.
Un film d’horreur, un vrai ! Un cauchemar éveillé pas sympa du tout. Si vous voulez passer un mauvais moment devant une tranche de peloche hardcore, vous serez servi sans aucun doute.
Je me suis une fois de plus fait avoir par la note élevée attribuée au film par la presse et les spectateurs, dont certains sont incompréhensiblement dithyrambiques dans leurs critiques. D'abord parce que "Substitution" n'est pas du tout un film d'horreur, la peur ou l'épouvante n'étant jamais au rendez-vous, mais juste un enchaînement de scènes de body-horror à mi-chemin entre cannibalisme et nécrophagie qui tournent franchement au grand n'importe quoi (spoiler: l'enfant qui se pète les dents en essayant de manger une table, franchement... ). Ensuite parce que les personnages sont plus ridicules les uns que les autres, même si Sally Hawkins fait ce qu'elle peut pour sortir du lot et parvient à susciter l'inquiétude. Mais aussi parce que les motifs occultes sont bien trop survolés et très mal exploités.
S'inspirant largement de l'idée générale de l'excellent roman "Simetierre" de Stephen King (dont les adaptations de 1989 et 2019 sont plus ou moins réussies), le film des frères jumeaux Michael et Danny Philippou ambitionne de nous montrer spoiler: tout ce qu'une mère serait prête à faire et à sacrifier pour ressusciter sa fille , comme l'indique le titre original "Bring her back". Malheureusement, les youtubeurs australiens ont un sens de la narration bien trop linéaire qui ne suscite ni émotion ni empathie pour leurs personnages. Résultat : un scénario très prévisible qui ne réserve aucune surprise et une fin grotesque.
Après s’être fait remarquer avec le réussi "La main", les frères Philippou frappent encore plus fort avec "Bring her back". Leur deuxième long-métrage parvient à jouer sur la terreur et l’émotion en abordant le deuil impossible en multipliant les images horrifiques marquantes.
Poisseux, humide, malin. Presque une enquête que l’on peut envisager à travers plusieurs protagonistes, chacun pourvu de ses particularités physiques ou psychiques.
La mère de substitution joue brillamment tout en étant toujours dans l’excès.
Terrible et glauque. Le mélange entre l’horreur surnaturelle et paranormale spoiler: (possession, rituel) et les scènes très gores nous glace le sang. Le film est une expérience bien à part, ce n’est pas un film à voir pour « se faire un petit peu peur », l’ambiance est glauque et plonge de plus en plus dans l’horreur, presque insoutenable à un moment (pour ma part), mais on a tout de même envie de savoir ce qui se trame et comment la situation trouvera sa fin. Un film d’horreur terriblement bien fait…
Après la bonne surprise qu’était ‘La main’, je me suis dit que je devrais un peu plus m’intéresser à l’horreur des antipodes et plus spécifiquement aux frangins Philippou, qui s’inscrivent dans le cadre et les archétypes du film d’horreur américain avec une volonté minimale de s’extraire de leurs clichés les plus éculés Ici, une fratrie (un grand frère qui protège sa petite soeur mal-voyante) est placée en famille d’accueil suite au décès de leur père : plus précisément chez une psychologue excentrique, dont la fille est décédée, et qui accueille déjà chez elle un étrange gamin mutique. ‘Bring her back’ a ceci de particulier qu’au lieu de laisser planer le mystère sur les intentions des uns et des autres, il abat très vite ses cartes, concernant le passé du jeune homme, l’identité de l’enfant et l’obsession mortifère de l'accueillante. Comme ce genre de passage en force scénaristique n’a pas encore viré à la formule, il s’agit plutôt d’une bonne nouvelle, qui permet de découvrir un film d’horreur qui fonctionne sur un tempo assez différent, qui perd en coups de théâtre et en révélations ce qu’il gagne en impact émotionnel puisque les Philippou Bros se voient dès lors obligés de s’assurer de la cohérence et de la solidité de leur scénario et de leurs personnages, à nouveau mieux caractérisés que dans le commun des films fantastiques. Une autre de leurs obligations est d’assurer au niveau des scènes-choc : même si les plus efficaces d’entre elles ne s’éloignent pas vraiment de ce qui était déjà marquant dans ‘La main’, elles fonctionnent toujours à la perfection et les réalisateurs parviennent cette fois à s’éloigner de la simple violence frontale pour en offrir une variation plus symbolique, à rebours, qui ambitionne qu’on se souvienne d’elle pendant longtemps. C’est une autre caractéristique qui semble désormais indissociable de ces réalisateurs australiens : un certain dédain pour le happy-end et même si une partie des protagonistes verra ici le jour se lever, c’est dans un climat de mélancolie et de tristesse assez inhabituel dans une production qu’on imaginait tout juste capable de susciter surprise et répulsion.
J'ai découvert les frères Philippou avec ce film. Je n'en attendais rien, car depuis quelques temps, les réalisations dans le thème de l'horreur sont souvent peu marquantes, voire insipides. Mais là, quelle surprise ! Les sujets abordés sont violents. La manipulation et les multiples niveaux de lecture ajoutent à l'inconfort grandissant tout le long du film. L'apothéose d'images explicites et bien réalisées à la fin me rappelle que ça faisait un moment que je n'avais pas vu ce genre de scènes. Je le classe dans le même sac qu'Hérédité, m'ayant hérissé les poils de la même façon. A voir, si vous n'êtes pas sensibles !