Première cannoise
The Shameless a été présenté en exclusivité mondiale lors de l’édition 2024 du Festival de Cannes où il concourait dans la section "Un Certain Regard". Son actrice principale, Anasuya Sengupta a même reçu le prix d’interprétation féminine de ce jury.
Un défi de taille
The Shameless, tourné entièrement en hindi, est un nouveau challenge dans sa carrière de cinéaste bulgo-américain Konstantin Bojanov.
Des pages à la toile
L’idée du film est née suite à la découverte du livre documentaire Nine Lives de William Dalrymphe, un écrivain et historien britannique vivant en Inde depuis plusieurs années.
De nombreux thèmes
Avec ce nouveau film, Konstantin Bojanov a souhaité explorer différents thèmes parmi lesquels l’amour, la sexualité, le libre arbitre et l’expression artistique. Par ailleurs, l’histoire évoque la question des castes en Inde, des croyances religieuses et des divisions politiques.
Influences majeures
Pour ce long-métrage centré sur quatre récits distincts, le réalisateur s’est inspiré du film culte Vol au-dessus d’un nid de coucou de Milos Forman, pour sa structure narrative et la dynamique des personnages. En outre, Pour les scènes de visions qui apportent une touche de surnaturel au film, Konstantin Bojanov s’est inspiré du Mépris de Jean-Luc Godard et son recours à des filtres appuyés, notamment lors des scènes d’amour mythiques de ce film emblématique de la Nouvelle Vague.
Un travail collectif
Pendant l’étape de l’écriture du scénario puis lors du tournage, Konstantin Bojanov s’est entouré de conseillers spécialisés, notamment sur les aspects culturels de l’histoire. Si certains étaient des consultants officiels, d’autres l’étaient à titre amical.
Un long casting
Pour trouver les interprètes des deux rôles principaux, le casting a été particulièrement long puisqu’il a duré huit mois et s’est déroulé à Mumbai. Pour le rôle de Renuka, plusieurs actrices ont été envisagées mais le choix s’est finalement porté sur Anasuya Sengupta, qui a bluffé le réalisateur dès qu’il l’a vue à l’écran lors de l’étape du casting. Quant à Omara Shetty, elle a été proposée au cinéaste par le directeur de casting, Parag Mehta. Ses essais avec Anasuay Sengupta ont convaincu Konstantin Bojanov de lui donner le rôle de Devika.
Une scène éprouvante
Pour la scène finale du film, dans laquelle Renuka est assassinée, le réalisateur s’est préparé en visionnant la vidéo d’une femme tuée en Afghanistan, car accusée d’avoir brûlé le Coran. Le cinéaste a eu beaucoup de mal à regarder cette séquence dans laquelle l’assassinat de cette femme était surtout montré hors champ et qui montrait surtout des visages d’hommes furieux.
Une tueuse en série
Pour le personnage de Renuka, Konstantin Bojanov s’est en partie inspiré de la tueuse en série américaine Aileen Wuornos, qui a été condamnée à la peine de mort en 2002. Une femme dont le parcours a déjà intéressé le septième art puisqu’un biopic avec Charlize Theron, Monster (2004) lui a été consacré.
Citation célèbre
Au sein d’un passage entre Renuka et son complice, le spectateur peut entendre la citation : "Ne pas s’attacher à quelque chose que l’on est prêt à quitter en 30 secondes". Il s’agit d’une phrase tirée du film Heat de Michael Mann (1996). Un clin d’œil assumé du réalisateur car cette phrase exprime dans son film le même état d’esprit entre les différents personnages.
Une histoire qui évolue
À l’origine, le réalisateur souhaitait faire un film qui soit assez charnel et centré sur le désir que peuvent avoir deux femmes l’une pour l’autre. Mais face aux réserves de ses comédiennes, notamment sur les questions de nudité, le cinéaste a décidé de procéder autrement et d’aller vers quelque chose de plus sobre.
Des fables
Même si son film aborde des sujets de société en Inde (l’avortement, la question des travailleuses du sexe…), Konstantin Bojanov n’a pas souhaité réaliser un film réaliste. Au contraire, il envisage ses différentes histoires comme des fables.
Un film noir
Plus qu’un drame, le cinéaste décrit The Shameless comme "un néo film-noir", notamment en raison de son dénouement très sombre où le personnage principal ne parvient pas à s’échapper d’une situation désespérée.
Influences nippones
Konstantin Bojanov souhaite que l'image invite à un espace immersif dans lequel pénètre le spectateur. Pour son prochain film, il a d'ailleurs l’intention de s’inspirer du style froid et détaché qu’utilisent certains réalisateurs et chefs opérateurs japonais contemporains.
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