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2,5
Publiée le 4 janvier 2026
Après une période douloureuse, Klara a peur de sortir de chez elle, mais elle trouve du réconfort auprès de Kang, un animateur d'une radio en ligne, qui la pousse à surmonter ses peurs et à redécouvrir le monde... On passe très vite de rien à tout et c'est le premier point noir d'une intrigue qui manque de profondeur et qui relègue très vite le concept de la radio pour une romance d'adolescents classique. Tout s'enchaîne très vite, ce qui rend les événements superficiels. Pourtant, le personnage de Klara est attachant à travers sa complexité émotionnelle alors qu'elle a envie de retrouver le monde réel malgré ses peurs, mais tout ce qu'il y a autour est artificiel entre le faux triangle amoureux, la peste du lycée, le malentendu ou encore les drames vécus par chacun. De la manipulation émotionnelle dont l'histoire n'avait pas besoin puisqu'elle aborde déjà des thèmes forts comme le deuil, la maladie ou la santé mentale. "Sigue mi voz" n'a pas l'impact souhaité ou l'authenticité recherchée, mais il se laisse quand même regarder.
Ce film, Suis ma voix, fera écho à chaque génération. En effet, les personnages, amochés pour le cancer et le décès de sa mère pour l'une, et le suicide de son frère pour l'autre, doivent trouver des solutions pour traverser les embuches de l'adolescence : les regards et moqueries des autres, le chantage affectif. Surtout, ils doivent réapprendre à se faire confiance, s'accepter. Ce film est un réel message d'amour, d'amitié et d'espoir, car les tabous sont levés et des solutions sont proposées, avec beaucoup de sensibilité. A voir en famille, pour échanger.
Je n’ai pas eu l’impression de regarder Suis ma voix. J’ai eu l’impression de rester avec lui. De m’installer. Comme Klara. Le film ne me prend jamais par la main. Il me laisse seul dans une pièce, avec une voix qui revient, toujours à la même heure, et l’idée étrange que quelque chose pourrait naître là — sans contact, sans regard. Ce qui me frappe, c’est la modestie du film. Il ne cherche pas à faire croire à une grande histoire d’amour. Il montre plutôt comment un lien peut apparaître quand le monde s’est rétréci. Quand le corps est contraint, quand les jours se ressemblent, quand l’extérieur devient abstrait. La radio n’est pas un refuge : elle est un point fixe. Et parfois, c’est suffisant. Je me suis surpris à attendre la voix autant que Klara. À reconnaître son timbre, son rythme, ses silences. Le film réussit quelque chose de rare : il me fait ressentir la présence de quelqu’un que je ne vois jamais. Pas par mystère, mais par habitude. Comme une relation qui s’installe sans qu’on la décide vraiment. Il y a des films qui parlent de l’amour à distance (Her, évidemment), mais Suis ma voix est plus fragile, plus quotidien. Il n’y a pas de vertige technologique, seulement une question intime : est-ce que ce que je ressens existe s’il ne se matérialise jamais ? Le film ne tranche pas. Il observe. Je ressors avec une sensation douce-amère. Celle d’avoir partagé quelque chose de réel, mais qui ne demande pas forcément à durer. Comme certaines voix qui nous accompagnent un temps, puis disparaissent, sans drame — mais pas sans trace. Ma note : 8 / 20
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Suis ma voix (2026) – Inés Pintor & Pablo Santidrián est une romance adolescente espagnole délicate et émouvante qui explore avec finesse la connexion invisible entre deux âmes blessées. Klara, une jeune fille recluse chez elle depuis 76 jours après une grave maladie, trouve du réconfort en écoutant la nuit une émission de radio animée par Kang, un mystérieux orphelin qui utilise la musique comme thérapie personnelle.
À travers cet échange anonyme, où seule la voix compte, naît un amour sincère malgré les apparences et les cicatrices physiques ou émotionnelles de chacun, tandis que Klara exprime ses tourments intérieurs à travers la peinture et le soutien de ses proches.
Le film séduit par sa mise en scène intimiste, avec des plans serrés sur les écouteurs et les regards dans le noir qui capturent l’essence de l’isolement et de la résilience, et par la performance touchante du duo Berta Castañé / Jae Woo, qui insufflent une fraîcheur authentique à cette histoire de guérison par les mots et les notes.
Les thèmes de l’amour sans visage et de la reconstruction personnelle sont traités avec une tendresse réaliste, culminant dans une fin ouverte pleine d’espoir lors d’un concert madrilène, sans jamais verser dans le mièvre ou le cliché des teen movies Netflix.
On peut toutefois regretter un rythme parfois trop contemplatif et des dialogues qui manquent parfois de profondeur psychologique, rendant certains passages un peu balisés dans le genre romance young adult. Malgré ces petites faiblesses, Suis ma voix reste un feel-good espagnol attachant et sincère. 3,5/5