4098 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
410 critiques spectateurs
5
60 critiques
4
209 critiques
3
98 critiques
2
30 critiques
1
11 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Lecinedebibi
12 abonnés
126 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 21 juin 2025
Une ambassade assiégée, des centaines de réfugiés politiques, des ressortissants à évacuer coûte que coûte: le poids des événements (réels) était très fort à transcrire pour Martin Bourboulon après Papa ou maman (1 et 2), Eiffel et Les 3 mousquetaires et sa suite. Et pourtant, il signe là son meilleur film, le plus tendu, le plus équilibré et le plus abouti également. Auréolé d'un budget conséquent (un des plus gros de l'année pour Pathé bien aidé par Disney + et sa nouvelle politique de production française) et surtout servi par un Roschdy Zem en état de grâce (la nomination aux césars est quasi dans la poche), et une Lyna Khoudri en second rôle de luxe, le film s'offre un suspense rarement égalé dans le cinéma français. La tension est palpable dès les premières minutes du film et ne nous quitte jamais pendant près de 2h. Pourtant l'action ne déborde pas pour un film de guerre, mais elle est là, juste comme il faut, et le rythme est tellement maîtrisé qu'on a l'impression que tout va très vite dans une ville de Kaboul en proie aux émeutes et mouvements de foule oppressants. Ces scènes avec des centaines de figurants ajoutent un sentiment de claustrophobie accentué par les vues aériennes saisissantes de réalisme. La photographie, les mouvements de caméra, la musique et surtout la maîtrise du suspense participent à la réussite de tout le métrage qui s'appuie sur un souci de véracité grâce aux images d'archives de différents médias. Le film s'appuie également sur un équilibre parfait entre scènes intimes et séquences spectaculaires pour nous montrer une évacuation historique musclée. Et je vous le conseille grandement.
Le budget est là, Roschdy Zem joue bien, la tension est bien présente ,mais c’est à peu près tout. Il n’y a pas vraiment de personnages, de dialogues, juste une succession de saynètes et d’étapes comme si on filmait un chef de projet menant à bien son projet. Encore un film écrasé par son budget. Dommage
Le film partait d'une idée intéressante mais il finit rapidement dans le mur. Alors que scénario est censé nous faire monter en pression, nous sommes simplement ballottés de scènes en scènes, plus ou moins réussies, entrecoupées de creux scénaristiques abyssales. Ces passages, incarnés par des plans souvent inintéressants et à rallonge, sont censés nous en apprendre plus sur les personnages ou leurs émotions, mais là encore, l'objectif n'est pas atteint. On se concentre sur des détails superflus qui n'apportent rien au récit, au détriment d'informations qui auraient été bien plus pertinentes pour comprendre le contexte et les enjeux de la situation. Au final, on reste sur un film d'action simpliste et manichéen, avec les gentils et les méchants / des politiques aux abonnés absents et des soldats courageux.
Au-delà de ce sentiment de film décousu, parlons des acteurs. À l'instar de ces scènes qui semblent avoir été collées de force, on ne retrouve aucune cohésion dans le jeu des acteurs. Ils ne jouent pas ensemble, et le rendu est fortement impacté. Ils ne sont pas raccord, et le public se retrouve à devoir jongler entre le surjeu et le sous-jeu de chacun ou de chaque scène.
Je vais m'attarder sur un personnage secondaire, celui de la journaliste, à qui il ne manque que la cape pour être une parfaite parodie du héros. L'écriture de ce personnage est lunaire. J'imagine que l'objectif était d'incarner le rôle important des journalistes durant cette période, mais le résultat est un personnage déconnecté, insupportable, incarnant le culte du héros et de la mise en danger sans raison.
Bref, le film manque cruellement de profondeur, et c'est d'autant plus dommage que le sujet de départ était pourtant prenant.
Martin Bourboulon semble vouloir franchir un cap. Après les adaptations ciné des grands romans historiques du XIXe siècle, l'estime du public populaire ne lui suffit plus, le voilà parti à l'assaut du cinéma politique contemporain. Adaptant à l'écran les mémoires d'un soldat français en Afghanistan, il raconte les derniers jours de Kaboul. Les Talibans, l'inquiétude des civils, la fuite des occidentaux, il y a matière à un grand film politique. Mais Martin Bourboulon reste lui-même ; passées les évidences sur le rapport des Talibans aux femmes, l'analyse s'arrête là. On reste sur un film d'action avec des gentils et des méchants, des soldats courageux et des politiques incapables... simplicité et manichéisme. Après tout, c'est ce qui marche le mieux. Mais ne soyons pas trop dur, si c'est raté pour la finesse politique, le divertissement est cependant très réussi. Le rythme est très bien maitrisé, la tension monte progressivement, pourront-ils partir ? On devine à l'avance qui va mourir et qui va s'en sortir, certes, mais on se laisse prendre au jeu. Il n'échappera à personne qu'il y a beaucoup d'emprunts à "Argo" de Ben Affleck (2013), ainsi que des scènes inspirées de "La voix d'Aïda" de Jasmila Zbanic (2020). Il n'y a ni le souffle du premier ni la subtilité du second, mais le film est tout de même très réussi. Un changement de registre raté mais un divertissement réussi.
Tenu en haleine du début à la fin ! Une maîtrise parfaite de la réalisation, un jeu d acteurs impressionnant ! Excellent film d’action qui reste ancré sur la réalité de l’exflitration d’une ambassade qui colle à la réalité ! Le final nous ramène à l’actualité douloureuse de ce mois d’août 2021 et de ces conséquences malheureusement très actuelles. Bravo ! Fier que nous soyons capable d’un tel cinéma aussi avancé sur le plan technique que sur un scénario intelligent et qui amène la réflexion .
Franchement c'est un peu longuet. Roschdy Zem joue pas bien. Et le coté sauveur envers et contre tous, ca manque de nuance. Lyna Khoudri dont le goût récent pour les bads boys casse son charme on y croit plus (adieu les années papicha), erreur de casting. Par contre les seconds rôle au top les français de l'ambassade ou les talibans plus vrai que nature.
Je l'avoue, je n'ai pas pu m'empêcher dans ma tête de comparer ce "13 jours, 13 nuits" à "Argo" (pour l'ambassade prise au piège en début de film). Ou à "13 Hours", pour son sujet... et son titre. Toutefois, ce serait faire un bien mauvais procès au film de Martin Bourboulon que de l'accuser de singer les films américains... puisqu'il s'agit d'une histoire vraie. "13 jours, 13 nuits" adapte le livre de Mohamed Bida, responsable de la police de l'ambassade de France de Kaboul, à l'été 2021. Alors que les Américains se retirent du pays et que les Talibans prennent complètement le contrôle de l'Afghanistan. Non content de devoir gérer le chaos ambiant et le personnel de l'ambassade, Bida devra aussi faire évacuer des civils afghans, et négocier avec les Talibans pour rejoindre l'aéroport. Le début est particulièrement immersif. Mélange de huis-clos dans l'ambassade, et d'évocation de l'effondrement du pays et du "nettoyage" commis par les Talibans. Ce qui permet de poser une tension et des enjeux tout du long. Puis c'est l'organisation de l'évacuation, à coups de négociations plus ou moins gonflées, et de débrouilles. Il y a quelques clichés, comme le fait que les hauts-fonctionnaires ou le bras droit de Bida (incarné par un solide Roschdy Zem) s'opposent bien souvent mécaniquement à lui. En ressort un aspect "sauveur" à l'américaine, difficile de savoir si le scénario (ou le livre écrit par lui-même ?) amplifie cet aspect. En tout cas son héroïsme dans la vraie vie a été salué par les parties prenantes. Et il est à l'écran un protagoniste qui fonctionne bien. Martin Bourboulon a d'ailleurs fait un bel effort de reconstitution. Montrant les foules désespérées qui tentaient de franchir les grilles de l'aéroport, sur fond de menace talibane et de haut risque d'attentats. Si son filtre jaunâtre et sa caméra à l'épaule paraissent proche de ce que le cinéma américain a pu livrer... ça a le mérite d'être efficace, et c'est plutôt inattendu de voir un film français de cette trempe. D'autant que cela accompagne ici un message politique très actuel, sur l'état de l'Afghanistan sous le joug des Talibans.
Un film qui sur le papier a tout pour plaire(le sujet, la distribution, les moyens alloués) mais qui finalement nous déçoit par sa platitude et son manque d'enjeu.
Un récit vérité très prenant basé sur l’expérience de Mohamed Bida, héros méconnu, auteur d’une principal d’une exfiltration à grande échelle lors de la prise de pouvoir des talibans en Afghanistan. L’histoire est tendue au possible, le suspens est clairement au RDV et Roschdy Zem tient parfaitement son rôle (comme à son habitude) mais il manque la dimension émotionnelle. On se demande souvent quel intérêt il y a à suivre certains personnages sans relief et dernier souci, certains passages sonnent un rien faux. Au final ça reste une chouette expérience qui met une page d’Histoire au grand jour et malgré ses imperfections, on suit 13 Jours 13 Nuits avec plaisir.
M. Bourboulon retrace l'opération d’évacuation réelle Apagan, organisée par l'ambassade de France à Kaboul. Il s'attelle à rester fidèle aux écrits du commandant Bida à la tête d'une exfiltration d'envergure et évite tout sensationnalisme. Pour autant, la tension liée au danger est constante, certaines séquences sont véritablement saisissantes : un enfer sur terre. R. Zem apporte sa stature sobre à son personnage.
Le film est palpitant et prenant et permet de découvrir cette histoire de 2021 dans les moindres recoins. Dommage que certains personnages restent tout de même antipathique
Sous tension d'un bout à l'autre, le film de Martin Bourboulon retrace avec précision les hésitations et les angoisses face au chaos qui s'annonce, avec un casting solide où chacun trouve sa place autour d'un Roschdy Zem très investi dans son personnage. S'il n'est sans doute pas exempt de quelques entorses aux faits ni d'un certain péché de "gourmandise" à sembler en rajouter plus qu'il n'en faut, le long métrage capte bien ses enjeux et parvient, en dépit d'une issue connue, à générer une forme de suspense efficace, restant au niveau de l'humain plutôt que du politique qui n'est qu'effleuré partiellement.