Un huis clos sous haute tension
Martin Bourboulon quitte les costumes d'époque (après Eiffel et Les Trois Mousquetaires) pour enfiler celui du reporter de guerre. Avec 13 jours, 13 nuits, il adapte le témoignage saisissant du commandant Mohamed Bida, racontant l’évacuation de l’ambassade de France à Kaboul, lors de la chute de la ville face aux talibans en août 2021. Et il réussit haut la main à transformer ce fait réel en film haletant et humain.
Un héros ordinaire
Pas de super-héros ici. Le commandant interprété par Roschdy Zem n’a ni cape, ni punchlines. Seulement un sens du devoir chevillé au corps et une peur qu’il ne cache pas.
Son courage n’est pas de l’adrénaline, mais une tension constante, silencieuse, intérieure. Et c’est tout l’intérêt du film : montrer que le héros, c’est celui qui agit sans chercher les projecteurs.
Du collectif avant tout
Autour de lui, une petite équipe de policiers du RAID, tendue comme un arc, et des civils coincés dans un bâtiment devenu forteresse. Mention spéciale à Lyna Khoudri, interprète franco-afghane, qui incarne la transmission entre deux mondes, deux cultures, deux peurs aussi.
Une tension maîtrisée
Pas de surenchère d’action, mais une montée en pression savamment orchestrée. Le réal filme au plus près des visages, des gestes, des hésitations. Il capte les silences plus que les explosions. Il préfère les mains qui tremblent aux coups de feu. Et c’est là qu’il touche juste : dans l’intime du chaos.
Un très bon film
Avec 13 jours, 13 nuits, Martin Bourboulon signe un film à la fois tendu et pudique, porté par des comédiens justes, une mise en scène sobre, et une histoire vraie
qui nous rappelle que le courage, souvent, c’est juste tenir bon.
J’ai adoré. J’ai été très ému !!