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🎞️ DaeHanMinGuk 🎬
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3,0
Publiée le 22 novembre 2025
Cette exfiltration d’Afghanistan, basée sur un livre mais surtout sur une histoire vraie du protagoniste méritait d’être contée. Souvent, la France, à l’étranger, a mauvaise presse par son interventionnisme dans la politique locale mais, ici, il est juste question de sauvetage d’êtres humains promis à un funeste destin. C’est raconté sur la longueur de ces 13 jours et 13 nuits et filmé de manière très réaliste, avec une tension palpable à chaque contrôle, à chaque moment, où tout peut arriver. Le réalisateur Martin Bourboulon se construit une belle filmographie éclectique avec des films qui ont des choses à raconter, du très léger « Papa ou Maman » aux plus profonds « Eiffel », « Les Trois Mousquetaires » ou ce « 13 jours 13 nuits ». Peut-être que ma note pour ce dernier aurait été meilleure si je n’avais pas vu « Argo » (2012) et surtout si ce film avait relaté davantage le contexte politique du pays et ce départ précipité des américains qui a engendré cette exfiltration spectaculaire ? Cela me donne néanmoins envie de voir la série « Kaboul » que j’ai loupée lors de sa sortie au printemps.
Depuis l’entrée en Afghanistan de la coalition internationale menée par les Etats-Unis au sortir des attentats du 11 septembre 2001, le cinéma n’a cessé de s’abreuver - pour le pire et le meilleur - de cette guerre larvée aux engagements troubles. Citons pêle-mêle quelques productions : “Brothers” (2010), “Lone Survivors” (2013), “Horse Soldiers” (2018) entre autres.
La France n’étant pas en reste, on peut citer le long-métrage “Forces Spéciales” (2011), ou encore dernièrement, la série “Kabul”. Ce qui nous intéresse ici, avec “13 Jours, 13 Nuits”, de Martin Bourboulon (“Les trois Mousquetaires : d’Artagnan”), c’est le désengagement américain de l’été 2021, lorsque l'administration Biden décide le retour au pays des engagés à traquer les Talibans. Ce gâchis de vies humaines durant deux décennies n’aura assuré aucune stabilité à un pays déjà meurtri par d'innombrables guerres claniques.
Le film de Martin Bourboulon, d’après l’histoire de Mohammed Bida, commandant de la sécurité à l’ambassade de France, nous narre le retour imminent des Talibans à Kaboul, une capitale dont ils avaient été chassés par les soldats occidentaux. Comme prisonnier d’un cercle infernal, le pays du héros Massoud va implacablement se refermer sur lui-même en engloutissant des millions d’innocents (dont la moitié est des femmes), sous les lois islamistes de la charia !
Dans un souci d’authenticité, les premières images post-générique sont celles - incroyables - de centaines de civils s’accrochant désespérément - dans un ultime espoir de fuite - au fuselage d’un avion militaire américain prêt à décoller.
Du 15 août au 28 août 2021, le récit de “13 Jours, 13 Nuits” plonge le spectateur au cœur des chroniques d’un chaos annoncé. Le décor du film sera celui de l’Ambassade de France, toujours ouverte en ce dramatique été 2021. Depuis ce dernier bastion de liberté dans une ville qui sombre dans l’horreur, nous suivons le commandant Mohamed Bida (Roschdy Zem), chef de la sécurité, dont la retraite est pour bientôt. Ce vétéran de la police - fils de Harkis, à qui la France a tant apporté et à laquelle il apporte tant, va se retrouver confronté - avec ses hommes - à de terribles cas de conscience, lorsque plus de 300 civiles trouveront refuge entre les murs fragiles de ce petit bout de France. La reconstitution de la ville afghane dans des décors marocains est formidable de véracité et participe pleinement à l’atmosphère oppressante qui envahit le spectateur.
Certains moments forts m’ont rappelé “La Déchirure” (1984) de Roland Joffé sur le martyr cambodgien, avec l’arrivée des Khmers rouges dans Phnom Penh, une autre page pas très glorieuse de notre histoire (avis perso). Avec un sens du rythme et du cadrage qui n’a rien à envier aux productions étasuniennes, “13 Jours, 13 Nuits” est une magnifique épopée dramatique à hauteur d’homme qui se focalise sur une mission d’exfiltration comme la France n’en a jamais connue auparavant. Le toujours impeccable Roschdy Zem livre une prestation habitée aux côtés de la toujours excellente Lyna Khoudri (“Novembre”), qui synthétise de son seul regard toute la tragédie de la Femme afghane.
A l’heure, où notre pays est moqué, critiqué, maltraité, stigmatisé, accusé de tous les maux possibles et imaginables, Martin Bourboulon, avec “13 Jours, 13 Nuits” nous livre à travers le courage, l’engagement et le sacrifice des protagonistes, un plaidoyer pour la liberté, l’égalité et la fraternité…
Une impression de déjà vu ? Mais oui, bien sûr, ce film est un condensé de la série Kaboul, bon film mais merci l'IA pour certaines scènes comme celles avec les hélicoptères Sikorski.
Après « Eiffel » et les deux volets des « Trois Mousquetaires », Martin Bourboulon délaisse les décors historiques pour un film situé dans le chaos de Kaboul en 2021, au moment du retour brutal des Talibans au pouvoir. Le film suit un diplomate français, interprété par Roschdy Zem, resté sur place pour tenter de sauver des civils afghans tandis que la ville s’effondre. L’acteur est d’une sobriété bouleversante, tandis que Sidse Babett Knudsen incarne la résilience et la compassion sans une once de pathos. Bourboulon filme la guerre avec pudeur, privilégiant les regards, les silences et les gestes à l’action pure. La mise en scène, précise et tendue, donne l’impression d’un compte à rebours moral où chaque choix a un poids démesuré. « 13 jours 13 nuits » dégage une réelle force émotionnelle, celle d’un monde qui s’effondre mais où subsistent encore l’humanité et le courage. Un film poignant, tenu, à la fois politique et profondément humain.
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3,0
Publiée le 3 novembre 2025
À la suite du retrait des forces américaines d'Afghanistan, le pays se vide rapidement à l'approche du retour des talibans. L'ambassade de France se prépare à partir, mais la présence de milliers d'Afghans qui souhaitent quitter le pays complique le départ... Adapté du livre du principal concerné, Mohamed Bida, "13 jours, 13 nuits" revient donc sur l'opération Apagan qui est la plus grande opération d'évacuation de l'armée française. Martin Bourboulon nous plonge en immersion dans cette capitale de tous les dangers à la manière d'un thriller sous tension. Un film qui s'articule en trois parties différentes au niveau des enjeux ou du style. Il y a le huis clos oppressant, la fuite intense et une dernière partie immersive. Entre chaque partie, il y a des baisses de rythme et de tension qui se ressentent énormément. Ça rend l'ensemble décousu et pas assez soutenu. J'aurais bien vu quelque chose en quasi temps réel d'autant plus qu'on n’a jamais l'impression que ça se passe sur une aussi longue période que l'indique le titre. Bref, c'est quand même pas mal et prenant.
Au delà de l’histoire que l’on connaissait déjà si on s’intéresse à l’actualité, la réalisation léchée nous fait vraiment ressentir la chute vertigniseuse d’un pays après 20 ans de guerre, le tout grâce à une reconstitution assez incroyable de ces moments terribles… bravo
Belle réalisation, l’acteur principal connus de ce genre, ne s’essaie pas il plein pleinement à cœur le scénario et le rend tel qui l’es « poignant, émouvant, combatif »
Un film qui réconcilie avec le cinéma français. Tiré d'un livre autobiographique, 13 jours 13 nuits décortique la chute de Kaboul vue d'un responsable de la sécurité de l'ambassade de France. L'atmosphère est oppressante d'un bout à l'autre du film et le contexte de la chute du régime y est bien décrit. On pense à la chute de Saïgon et plus encore à la chute de Phnom Penh et le film la déchirure. Là aussi la France avait été la dernière à partir, mais à la différence de Kaboul, il avait fallu laisser les ressortissants Cambodgiens sur place. Quand on a cette tragédie en tête, le film n'en est que plus oppressant. On sort de ce film admiratif : admiratif d'un David Martinon qui laisse une image de courage que ne laissait pas penser son passage de porte-parole du président de la république, admiratif de ce fils de harkis qui se rappelle de son histoire personnelle qui lui donne des valeurs d'honneur et de courage. On sera évidemment dérangé par ces gens illettrés qui prennent le pouvoir exerçant un régime de terreur n'ayant d'égal que leur bêtise, on sera agacé par ces journalistes scandinaves plein de suffisance au point de mettre en danger la vie de leur entourage et on pleurera la mort de cette gamine GI américaine dans ce cauchemar. Vraiment un beau film !
13 jours, 13 nuits plonge au cœur de l’évacuation de l’ambassade de France à Kaboul en août 2021, un sujet fort et douloureux. La réalisation de Martin Bourboulon se distingue par sa capacité à recréer un sentiment d’urgence et de foule oppressante, ce qui capte l’attention dès les premières minutes. Les acteurs, notamment Roschdy Zem et Lyna Khoudri, sont investis, apportant gravité et humanité à un récit d’envergure. Pourtant, malgré la puissance du contexte, le film reste trop souvent enfermé dans la mécanique du thriller et ne parvient pas toujours à transformer l’événement en véritable récit émotionnel. Certaines scènes traînent, et le propos politique, bien que présent, manque parfois de profondeur. Finalement, l’œuvre séduit par son ambition et son intensité visuelle, mais elle suscite aussi une impression de potentiel non totalement exploité.
M. Bourboulon retrace l'opération d’évacuation réelle Apagan, organisée par l'ambassade de France à Kaboul. Il s'attelle à rester fidèle aux écrits du commandant Bida à la tête d'une exfiltration d'envergure et évite tout sensationnalisme. Pour autant, la tension liée au danger est constante, certaines séquences sont véritablement saisissantes : un enfer sur terre. R. Zem apporte sa stature sobre à son personnage.
KABOUL et ses terribles talibans sont les bras armés d’un régime théocratique terroriste depuis 1921. Plus aucune ambassade du monde libre n’existe en Afghanistan. Le film retrace une opération d’exfiltration de 800 afghans (convoi de 16 bus), commandée par le policier ZEM (une sacrée gueule de cinéma, au visage émacié). Cette épopée des forces françaises exfiltra 2800 personnes en 1921. La réalisation maîtrise parfaitement les mouvements de foule incontrôlables, les opérations militaires des américains et des français. Un rappel de l’histoire terrible et tellement démonstratif de la folie de certains peuples !
super film. Dommage par contre d'avoir fait jouer l'interprète par une femme, même si j'adore l'actrice, mais bon. Et ils ne parlent pas de ça: Une fois à l'aéroport, la décision est prise par la chancellerie de tenter de faire sortir du pays le plus de personnes possibles éligibles à la protection de la France. Pendant les dix jours qui le séparent de son départ, Mohamed Bida organise encore la récupération de centaines de personnes parmi la foule massée dans le cloaque qui jouxte les portes de l'aéroport. Un système de code permettant aux personnes de se signaler est imaginé : un drapeau français ; mais toute la foule finit par arborer un drapeau français, des foulards rouges ou une pancarte indiquant « French Embassy Moh Bida ». Malgré les risques d'un attentat — qui se produira le 26 août à Abbey Gate —, malgré les tirs et les coups assenés par les talibans, Bida sort de l'aéroport pour récupérer les personnes repérées.
Le jour de son départ le 28 août avec le dernier vol quittant Kaboul, ce sont 142 Français et 2 630 Afghans qui ont ainsi pu être exfiltrés.