À bras-le-corps (Silent Rebellion)
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Nitnelav
Nitnelav

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4,0
Publiée le 27 janvier 2026
Vu dans le cadre du Festival Premiers Plans à Angers, À bras-le-corps est un premier long métrage fort, sobre et profondément touchant. Marie-Elsa Sgualdo signe un film délicat, tendu, qui avance tout en retenue, en laissant parler les silences, les regards et les gestes.

La mise en scène est fine et maîtrisée, sans effets inutiles. Le film aborde des thèmes lourds avec pudeur et intelligence, sans jamais tomber dans le sensationnalisme. On ressent une vraie sensibilité et une colère contenue qui donnent au récit une puissance durable.

Lila Gueneau impressionne dans le rôle principal. Sa performance est intense, fragile et magnétique, et porte largement le film.

Un premier film sérieux, émouvant et marquant, qui révèle une réalisatrice à suivre de près.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 884 abonnés 8 225 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 décembre 2025
En 1943, en Suisse, tandis que la guerre est aux portes de la frontière, Emma, 15 ans, défie sa communauté protestante répressive pour se forger un chemin vers la liberté…

Pour son premier long-métrage, la réalisatrice Marie-Elsa Sgualdo nous replonge dans les affres de la Seconde Guerre Mondiale, mais là n’est pas le sujet principal du film, il s’agit uniquement de poser un cadre, un contexte. En réalité, le film dresse le portrait intime d’une jeune domestique qui vit chez un pasteur, spoiler: victime d’un viol
, elle devra se battre seule, face à l’ordre rigoureux de son village pour s’émanciper.

Le film se déroule en Suisse et la réalisatrice (suissesse) n’évite aucun tabou lié à la guerre, notamment sa neutralité spoiler: (du moins, en apparence, car les interceptions frontalières de juifs pour les livrer aux nazis côté français étaient nombreuses),
alors même que le pays a grandement participé à l’industrie de l’armement spoiler: (en gros, on veut bien vendre des armes, mais pas y participer).
Et à côté de ça, elle dresse un portrait intime et tout en pudeur de cette jeune femme qui, suite à un épisode traumatique, va devoir se reconstruire, se libérer des carcans (du joug patriarcal et de cette communauté protestante rigoriste, d'où le titre à l'international, de "Silent Rebellion", une rébellion silencieuse).

Marie-Elsa Sgualdo signe un très beau film, sobre et magnifiquement incarné par Lila Gueneau (Eat the Night - 2024), aux côtés de Grégoire Colin.

⦿ http://bit[POINT]ly/CinephileNostalGeek ⦿ http://twitter[POINT]com/B_Renger ⦿
traversay1

4 502 abonnés 5 399 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 novembre 2025
spoiler: Suisse, 1943, dans une communauté protestante, non loin de la frontière française. Emma, 15 ans, jeune fille timide en apparence, mais déterminée, est sur le point de recevoir un prix de vertu. Mais un événement dramatique va infléchir sa destinée. Récit initiatique, mais surtout d'émancipation, A-bras-le-corps ne cesse de scruter le visage de son héroïne, interprétée par la remarquable Lila Gueneau, à grands renforts de gros plans, lesquels mettent en valeur le joli minois de l'actrice, mais finissent par agacer par leur caractère répétitif. C'est un peu dommage, car dans le même temps, la réalisatrice ne fait que survoler certains thèmes tout aussi passionnants, [spoiler]à commencer par l'hypocrisie de la Suisse pendant la Seconde Guerre mondiale, qui argue de sa neutralité pour collaborer avec les occupants allemands en France, lorsqu'il s'agit de rejeter les Juifs qui tentent de se réfugier sur le territoire helvétique. Ce n'est certes qu'une toile de fond dans le scénario du film, mais il n'aurait pas inutile de le développer davantage. Même remarque pour le personnage du pasteur, incarné par le toujours impeccable Grégoire Colin, qui recélait un potentiel non négligeable dans l'expression de sa libre parole, y compris dans sa relation paternelle avec Emma.
[/spoiler]
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