Le film a tout d’abord été présenté lors de l’édition 2025 du Bari International Film Festival avant d’être sélectionné quelques mois plus tard dans un autre festival important en Italie, la Mostra de Venise. Par la suite, il a également été mis à l’honneur dans d’autres grands festivals internationaux comme ceux de San Diego, Arras, Stockholm ou encore Palm Springs.
Il s’agit du premier long-métrage réalisé par la cinéaste Marie-Elsa Sgualdo. Auparavant, cette dernière avait signé quatre courts-métrages (Vas-y je t’aime – 2009 ; Bam Tchak – 2010 ; On the Beach – 2012 et Man kann nicht alles auf einmal tun, aber man kann alles auf einmal lassen – 2013).
En tout, la préparation d’À bras-le-corps a demandé sept ans de travail à Marie-Elsa Sgualdo. Dans son travail, cette dernière a collaboré de manière étroite avec la seule coordinatrice d’intimité certifiée en Suisse, Déborah Helle.
Le film a été tourné en mai et juin 2024 entre la Suisse (Romainmôtier-Envy dans le canton de Vaud) et plusieurs localités du Doubs (Besançon, Baume les Dames et Thise).
Avec À bras-le-corps, la réalisatrice souhaitait proposer un récit d’émancipation et d’apprentissage mais également un drame historique aux enjeux contemporains. Marie-Elsa Sgualdo aborde surtout ici les thèmes de la résilience et de la jeunesse.
Avec sa co-scénariste Nadine Lamari, Marie-Elsa Sgualdo a voulu s’interroger sur les différentes possibilités des femmes des générations précédentes. En outre, le film a été également pensé par la réalisatrice comme un hommage à sa propre histoire familiale. En effet, du côté de sa lignée maternelle, il y a, comme c’est le cas dans À bras-le-corps, des choix contrariés et douloureux de maternité, de conjugalité et d’indépendance. Les femmes de la famille de la cinéaste ont tenté, à leur manière, de se défaire du carcan social dans lequel elles étouffaient. En se repenchant sur cette histoire, la réalisatrice a compris que ce n’était pas là un cas isolé mais bien quelque chose de systémique qui concernait de nombreuses femmes. Pour Marie-Elsa Sgualdo, la lente évolution des droits des femmes et de leurs libertés se fait au fil des générations grâce à la somme de ces histoires singulières, à l’image de celle du personnage principal du film, Emma, que joue Lila Gueneau.