Napoléon vu par Abel Gance partie 2
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Léo Peteytas
Léo Peteytas

26 abonnés 127 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 septembre 2024
Au même niveau que la précédente partie, ce second volet de Napoléon reprend au lendemain de la victoire française à Toulon (1793), embrassant la vie du général nouvellement promu jusqu'à la campagne d'Italie, en 1796. Contrairement au premier portrait réalisé par Gance, ici, Napoléon n'est plus un inconnu. Il n'est plus "personne", au contraire. Auréolé de sa victoire sur les forces coalisées, il entre dans le grand monde. Son nom est connu, commence à être respecté. Le souffle épique, toujours aussi important, est renforcé par toutes les scènes ou le général est entouré de militaires ou d'hommes politiques, qui tous sans exception, en viennent à le respecter. Albert Dieudonné brille encore une fois de mille feux, il est, ce Napoléon. Avec toute son autorité et son sang froid, lors de l'insurrection royaliste, comme avec sa part la plus "humaine", face à Joséphine et à ses enfants. Napoléon Bonaparte appréciait beaucoup les enfants, et Joséphine était probablement l'amour de sa vie. Eléments que l'on retrouve dans cette partie. La vulnérabilité de l'homme et son humanité sont révélées plusieurs fois : il se laisse aller à des jeux d'enfants, ne sait que dire face à la femme qui fait battre son cœur, perd ses moyens, et passe des heures avec elle ; le tout est très humoristique. Mais, cette partie, c'est également un final extraordinaire, ou le procédé du triple écran inventé par Gance fait des merveilles, permettant de restituer la masse des hommes de la petite armée d'Italie. La rencontre entre Napoléon et son état major est un chef d'œuvre de cinéma ; son discours aux troupes est épique à souhait. Une partie bien mieux rythmée, finissant sur un Ave Verum Corpus magnifique et ce triple écran, bleu, blanc, rouge. Et Napoléon, marchant inexorablement vers son destin, bousculant l'ordre établi, le monde. Une merveille.
guillebotis
guillebotis

4 abonnés 87 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 décembre 2024
Génie du cadrage et de la lumière, inventeur, précurseur, visionnaire, Abel Gance livrait au monde son chef d'oeuvre intercontinental en 1927. Des fragments jaunis et figés dans les mémoires des cinéphiles, après ce travail inouï de restauration, surgit un ouvrage vivant, lyrique mais aussi ponctué de légèreté parfois et souvent d'humour, construit comme une fresque de Delacroix. Grâce à l'excellence et à la minutie des différents corps de métier attelés à la restitution de l'oeuvre, grâce à une coordination aussi exemplaire que pour la restauration de Notre Dame de Paris, le sauvetage de ce monument absolu du cinéma repasse à la postérité pour un nouveau bail, éternel ose-t-on espérer cette fois ! La musique, remarquable pot-pourri orchestré et admirablement dirigé, est à la hauteur de l'ouvrage visuel. Un nouveau chef d'oeuvre, collaboratif cette fois, est né.
philippephilou
philippephilou

7 abonnés 46 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 juin 2024
Un chef-d’œuvre ! Rare ! Aussi extraordinaire et hypnotique que la première partie, ce film rénové pendant des années est un spectacle hallucinant à voir absolument… Il y a peu de films de cette force qui nous font comprendre ce qu’est vraiment la république française et pourquoi elle doit être défendue!
pour des raisons différentes, toutes les scènes sont incroyables!
On est pris par cette histoire qui nous concerne tous et qui est la nôtre.
Ps: Vu avant-première à la cinémathèque.
TwinPeaks2003
TwinPeaks2003

6 abonnés 138 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 février 2025
Comment Napoléon est devenu Napoléon ?

Bon je n'ai absolument pas les mots pour décrire ce que je viens de voir et ce que je viens d’entendre durant ces deux soirées. C’était une séance exceptionnelle, magique et unique.

Je ne vais pas écrire une review à rallonge, du moins je vais essayer, mais tout était parfait, parfait et plus-que-parfait.

Dès les premières secondes apparait une séquence culte, inoubliable celle spoiler: de la bataille de boules de neige à l’école de Brienne. Abel Gance nous filme la naissance d’un mythe, le mythe du Napoléon stratège. Le jeune Bonaparte est extrêmement mis en valeur par la caméra, il y a une puissante aura qui se dégage autour du personnage.


S’en suit plusieurs scènes tout aussi mythique sur son apprentissage: la bataille d’oreillers, la fuite du faucon, la punition…

On arrive ensuite à Paris, avec la Révolution Française qui bat son plein. Napoléon est mis de côté quelques instants pour nous permettre d’admirer des personnages de la Révolution, de découvrir le visage de simples inconnus qui veulent une nouvelle société qui leur ressemble davantage. C’est avec cette Marseillaise, qui donne les frissons, que cette unité se produit.

Petit détour, en Corse, pour revenir sur les pas de la légende avec des lieux qui ont réellement compté dans sa vie. spoiler: C’est à ce moment là du film qu’on observe peut-être, selon moi, le plus beau passage de cette “première époque“. Napoléon, figé aux Îles Sanguinaires, contemplant la mer, pensif, rêveur. Le regard en direction de l’horizon à la recherche de nouveaux défis, de nouvelles conquêtes ou bien encore de Sainte-Hélène.


Déboule ensuite une autre séquence assez folle, spoiler: celle de la fuite de Napoléon. À travers un montage alterné, il y a d’abord Napoléon sur son petit bateau, drapeau français en guise de voile, tentant de résister à l’immense tempête qui fait rage et au même moment à Paris une autre tempête s’est déclarée entre les Girondins et les Montagnards. Il y a un plan assez dingue de la caméra qui se balance telle une pendule à travers cette immense salle.

Enfin cette “première époque“ se termine par l’épisode du siège de Toulon qui est tout aussi magistrale en tout cas beaucoup plus que dans le film de Ridley Scott.

La deuxième époque débute avec des événements tout aussi marquants. La mise en scène, la photographie est toujours autant spectaculaire. On y voit toute la folie du personnage notamment lorsqu’il regarde le globe puis pense à sa Joséphine, il pense d’un côté à ses conquêtes amoureuses tout en réfléchissant à ses futures conquêtes territoriales.

Arrive la dernière heure du film. C’est l’apothéose !
Entre Napoléon qui arrive seul dans la salle de la Convention, pris d’un puissant pouvoir, d’une puissante mission émanant de l’esprit du peuple, des révolutionnaires avec encore une Marseillaise exceptionnelle.

Et le moment qu’on attendait tous, le fameux passage du triptyque ! Voir cet écran se réduire petit à petit pour en découvrir deux autres côte à côte, admirer la grandeur des étendues, de l’armée. Un des moments les plus magiques que le cinéma a pu faire.

Bref, ce film quasiment centenaire est un objet cinématographique rare, unique. Au point de vue technique, il n’y a rien à dire s’est maitrisé à la perfection: la photographie, la mise en scène, les jeux de lumière, les jeux de couleur, la partition musicale… Abel Gance est un génie.

Un film en avance sur son temps et en avance encore aujourd’hui. Voir une oeuvre comme celle-ci actuellement ça nous met encore une claque, même 100 ans après, c’est une source profonde d’inspiration. L’un des plus grands films jamais réalisés.

Merci à la Cinémathèque d’avoir, pendant une dizaine d’années, travaillé sur ce colossale projet. Le résultat final est spectaculaire. Merci aussi aux orchestres, au choeur et à toutes les personnes qui ont contribué à ce projet et à ces deux soirées.

Je tiens à préciser que je ne suis pas un admirateur de Monsieur Napoléon Bonaparte, il a fait des choses qui me dérangent un peu (beaucoup) mais, bon force est de reconnaître, qu’on idolâtre ou qu’on hait Napoléon, c’est un personnage qui, assurément, a un poids important voir le plus important dans nos livres d’histoire moderne.

Le Napoléon d’Abel Gance c’est un film avant tout patriote et non nationaliste. C’est l’amour de tout un pays, de tout un peuple qui nous est transmis pacifiquement et non une haine agressive envers un autre peuple. Napoléon n’est pas le seul héros de cette histoire, nous sommes aussi les héros de notre propre récit.
Napoléon vu par Abel Gance, un chef d’oeuvre absolu de 7h, on nous décrit un mythe, on découvre une réalité.
Gouzdail
Gouzdail

3 abonnés 24 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 août 2024
Magique. Les acteurs sont sublimes. Les idées de réalisation du génie. Belles symboliques. Le triptyque final à couper le souffle. Quelle intelligence et ce il y a cent an! Un grand merci pour tout ce travail de restauration. Un bonheur aussi d'etre emporté par la musique. Moment merveilleux.
mancelos
mancelos

1 abonné 62 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 juillet 2024
Waooh朗Quelle œuvre! Et quel final avec ce triple écran magnifié par un splendide accompagnement musical. Pas spécialement fan de l’Empereur, j’ai particulièrement apprécié la partie de son enfance où son arrogance et sa confiance sont déjà bien ancrées. J’ai aimé aussi aimé la partie savoureuse où il joue les amoureux maladroits. Et la partie en Corse où on le voit chouchouté par sa famille. Et ces deux Marseillaise… Du grand ouvrage. Qui plus est pour 1927… Ridley Scott peut aller se rhabiller.
LynchFanClubVie
LynchFanClubVie

5 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 juillet 2024
Vu à la première mondiale à la Seine Musicale en ciné-concert le vendredi 5 juillet 2024 à 18 h 30, en présence notamment de Mathieu Amalric et Thierry Frémaux.
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