Le projet est né en 2019 lorsque les producteurs Dimitri Rassam et Richard Grandpierre ont proposé à Jérôme Commandeur de réaliser un film sur des retrouvailles d'anciens élèves. Initialement peu inspiré par le thème, ce dernier a fini par l’embrasser après de nombreuses discussions avec son co-scénariste Kevin Knepper. À 50 ans, ce sujet est en effet devenu presque existentiel pour lui, marquant une transition personnelle importante.
Laurent Lafitte et François Damiens avaient déjà joué ensemble dans Une pure affaire. Ce dernier retrouve aussi Vanessa Paradis après L'Arnacœur et Cette musique ne joue pour personne.
La collaboration entre Jérôme Commandeur et Kevin Knepper a permis un équilibre entre comédie pure et émotion. Le second s'est concentré sur la structure et les péripéties du film, tandis que le premier s'est attaché aux dialogues. Jérôme décrit cette répartition en disant que Kevin a fait le gros œuvre "maçonnerie-plomberie-électricité", et lui, la décoration.
Réunir une "bande de copains" n'est jamais une mince affaire, mais dans ce projet, le réalisateur a fait le pari d'assembler des acteurs aux univers distincts. Il confie : "Vanessa Paradis est une comédienne pour laquelle je voulais écrire depuis toujours parce qu’elle apporte une voix et une précision, tant dans la douceur que dans la tension ou la mélancolie. Laurent Lafitte aussi est très précis et extrêmement soigné dans ses choix."
"C’est l’un des meilleurs comédiens de sa génération. Quant à François Damiens, il a un humour qui ne ressemble à aucun autre et on se demande où il va chercher de telles tournures d’esprit. Un casting est réussi quand on ne sait pas comment le ou la comédienne va jouer son texte et créer son personnage."
Lors du tournage de la scène de la piscine, le froid était si intense que cela est devenu un défi à la fois physique et émotionnel pour les acteurs. Cette séquence, présentant un échange comique et gênant entre les personnages, a nécessité une rapidité d'exécution pour éviter l'hypothermie.
Les scènes de concert ont apporté leur lot de défis. Laurent Lafitte devait chanter dans le style de son personnage, ce qui représentait une première pour lui. Comme il le précise, la difficulté résidait dans "chanter comme mon personnage avait pu chanter dans le temps", ce qui nécessitait une voix "plus nasale, propre aux chanteurs de variété". Cette exploration vocale ajoutait une couche de réalisme nécessaire pour crédibiliser le personnage.
A l’image des références aux films aux années 90, Jérôme Commandeur souhaitait une playlist précise mais qui échappe aux tubes "évidents". Il explique : "J’étais heureux de placer « MmmBop » des frères Hanson et de les voir côtoyer « La fête est finie » d’Orelsan ou « C’est beau la vie » d’Isabelle Aubret. Cela donne un patchwork éclaté mais que j’adore."
"Quant au tube que chante le personnage de Laurent, on le doit à Pol-Serge Kakon, le père de Varda Kakon notre superviseuse musicale. Cet artiste qui a démarré dans les cabarets des années 50, qui a côtoyé Barbara et Brassens, a créé pour nous un morceau aux sonorités latinos des années 98 / 99 à la fois très simple et très précis."
"J’adore quand le personnage de Vanessa dit à Laurent « Je te regardais au HIT MACHINE le samedi matin sur M6, quand je révisais mes exams de médecine à la cité U. » Tout est dit !"