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Pierre Kuzor
189 abonnés
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3,5
Publiée le 11 février 2026
Ai vu « Baise en ville » de Martin Jauvat qui a été présenté au Festival de Cannes dans la Sélection « Semaine de la critique ». Le jeune réalisateur signe ici son deuxième film après « Grand Paris » en 2022 et déjà nous voyons naitre un univers cinématographique et scénaristique personnel et original. Martin Jauvat filme la banlieue qui se trouve être à la limite de la campagne et particulièrement la petite ville de Chelles dans la Seine et Marne comme personne. Tout y est ordonné, coloré, fantasmé avec des rues sont absolument désertes. Dans ce nouvel opus nous retrouvons également William Lebghil, Sébastien Chassagne (absolument lunaire) et bien sûr Martin Jauvat qui tient le rôle principal de ses films. Sprite est un jeune homme pas tout à fait sorti de l’adolescence, voir de l’enfance. Fumer des joins dans la baignoire de ses parents est son passe temps favori. Il est enfermé dans un paradoxe qui le questionne beaucoup, « Il doit passer son permis pour trouver un job, mais doit avoir un job pour payer son permis ». Il se fait aider par sa monitrice d’auto-école totalement loufoque, Marie-Charlotte (exceptionnelle Emmanuelle Bercot). Le rythme est enlevé, les scènes (parfois inégales) s’enchainent comme de courts sketchs , la photographie très belle a un côté bande dessiné, certains dialogues sont foncièrement drôles et le résultat est charmant et atypique. Il faut remarquer la prestation totalement inattendue d’Anaïde Rozam. Il peut y avoir des longueurs et des moments moins réussis, mais on est enthousiasmé par le charme irrésistible de Martin Jauvat et de son monde enchanté, inventif et loufoque. C’est un film léger mais qui a le mérite d’être un excellent remède à notre monde anxiogène.
Ne vous fiez surtout pas à l'affiche criarde et assez cringe : vous n'êtes pas du tout face à un film nanar bien au contraire !
Ici, la pure comédie se mêle joyeusement à l'absurde : c'est maîtrisé et on rit de bon coeur !
Une comédie sans prétention dont on attend rien de particulier et qui m'a totalement emporté !
J'adore les héros qui sont maladroits, ceux dont la vie ne les épargne pas et qui sont en marge. Ici, le personnage principal est attachant : suite à une rupture amoureuse, il retourne chez ses parents et décide de reprendre sa vie en main !
Entre un petit boulot improbable qui l'amène dans des situations cocasses et sa monitrice d'auto-école qui s'improvise coach love, j'ai une chose à dire : je ne me suis pas ennuyée un seul instant et j'ai ri de bon coeur ! Ça fait longtemps que ça ne m'étais pas arrivée !
Emmanuelle Bercot est hilarante et les personnages secondaires qui gravitent autour du héros sont autant mémorables !
Je suis vraiment étonnée de ne pas entendre davantage parler de ce film car il détonne du paysage cinématographique et il est réussi !
Si vous voulez passer un moment divertissant et de qualité : foncez !!
Ce film séduit immédiatement par son esthétique pop et colorée qui transfigure les banlieues pavillonnaires de Seine-et-Marne. La mise en scène révèle une vision singulière de ces territoires, tandis que l'humour savoureux distille une tendresse constante. Mention spéciale à la direction photo et au cadrage, d'une élégance rare.
Je crois que c'est vraiment le film dont on avait besoin en ce moment. Je suis allée le voir deux fois, et à chaque fois j'ai été happée. Visuellement, c’est comme aller voir une BD, on sent un amour du geste et un regard presque enfantin sur les petites choses, ça fait un bien fou !! On retrouve d'ailleurs la belle touche que Martin Jauvat avait mise dans son précédent film, mais avec une épaisseur en plus dans l'écriture. Dans Baise-en-ville, les personnages sont cabossés, les situations partent totalement en vrille, mais paradoxalement, c’est là qu’on finit par se reconnaître 浪
Avec des blagues giga drôles et parfois expressément gênantes qui font éclater de rire la salle entière, ça parle super bien de la performance qu'on nous impose au quotidien au détriment de ce qu'on ressent vraiment. Moi je pourrais le décrire comme une très belle comédie sur l’acceptation de soi et l'amour, avec une histoire assez insolite. La force de ce scénario, c'est que même en mettant en scène des personnages complètement décalés, on arrive à comprendre qu'il y a toujours quelque chose au fond qui nous unit tous ❤️ J'ai passé un super moment !!!
Et bien je voulais le voir ce film, et je l’ai vu, il est original, amusant eh bien interprété, des personnages attachants qui demandent de dépasser de les regarder au 2ieme degré et là ils sont plus profonds que de prime abord
C’est un film français, sympathique sur la grande banlieue, les acteurs sont plutôt bons, les décors géniaux et kitschissimes, l’image digne de Martin Parr, mais comme souvent dans le cinéma français ce qui manque c’est le rythme, si bien que malgré quelques belles trouvailles (le Check des nettoyos) on sourit, parfois, mais parfois aussi, on trouve le temps long…
Rythme, dialogues percutants, humour potache, histoire abracadabrantesque, bref on passe 1h30 sans deplaisir à voir s'agiter tous ces personnages plus ou moins déjantés, parfois ss le savoir comme notre héros,'qui plus est en est le réalisateur ! Beaucoup de metteurs en scènes prétentieux devraient en prendre de la graine!
Une comédie un peu decalée mais pleine de fraicheur. Un excellent moment aux accents de banlieue parisienne et teintée aux couleurs de dysneyland. je conseille !!
Poétiser la banalité du péri urbain Le deuxième long-métrage de Martin Jauvat confirme le goût de son réalisateur pour l’absurde. Un jeune banlieusard de Chelles, Corentin, dit Sprite (interprété par Martin Jauvat lui-même) qui d’un côté a besoin du permis pour avoir un travail ; de l’autre, a besoin d’un travail pour payer le permis. Une boucle de paradoxe pour tous les banlieusards victime des transports. Sprite décroche malgré tout avec l’aide de son beau-frère Walid (William Lebghil) un job dans le nettoyage de fêtes à domicile, qui va lui permettre de payer les séances d’auto-école. Mais comment être frais aux leçons du matin quand on travaille de nuit? D’après sa monitrice Marie-Charlotte (Emmanuelle Bercot), il doit trouver un moyen d’éviter les trajets nocturnes en RER et noctiliens. Cette trame simpliste ouvre la voie à un ensemble de situations rocambolesques et à une photographie pas misérabiliste mais si réaliste de la vie en banlieue. Avec ces couleurs vives kawaï très enfantines qui répondent idéalement à un personnage principal type Droopy, cette comédie gentiment déjantée est un bol d’air frais avec son atmosphère cartoonesque à la palette chromatique tout droit sortie d’un dessin animé japonais. On retrouve aussi ce côté cartoonesque dans les bruitages super appuyés en post production et la bande son avec une boucle musicale très proche de celles des comédie pour lesquelles officiait Wladimir Cosma. L’atout majeur de ce film est donc son atmosphère graphique, mais aussi aux accents burlesques de son scénario qui va en faire une pépite du feel good movie. Et question atmosphère, ce n’est pas tout ; la première scène, celle où Corentin (Martin Jauvat) rencontre la monitrice d’auto-école donne le ton ; ce sera un conte cash, optimiste et désopilant. Rarement vu une salle autant rire durant une heure trente, et toujours un rire bienveillant car Martin Jauvat ne tombe pas dans le piège de l’humour gras et évite toujours l’écueil du mauvais goût et du grotesque. Au-delà de l’écriture, dialogues et scènes décalées, c’est bien la caractérisation des personnages qui transcende aussi le film ; jusqu’à tous les seconds rôles qui ne sont pas négligés. Martin Jauvat est ce jeune nonchalant, anti-héros immature et candide, mais plein de bonne volonté, qui se trouve embarqué dans des mésaventures inattendues qui se voie mettre en contrepoint la tornade Emmanuelle Bercot (la professeure d’auto-école) qui semble s’amuser comme rarement. Ce duo fonctionne comme de la mécanique de précision ; mais nous tournerions un peu en rond si ne s’y adjoignait pas des seconds rôles superbement écrits ; jusque dans les partitions très secondaires, tous participent sans faute à cette sonate comique. Pour ceux qui ont aimé « Aimer Perdre » l’an dernier, foncez… Un bol d’air frais dans la comédie française qui sent parfois la naphtaline. En prime, on a pu échanger avec Martin au terme de la séance; ce jeune homme sous ses airs nonchalant sait ou il veut aller et j'ai adoré son franc parler. Pas de langue de bois, c'était un bonheur.
Excellent film. Comique et profond. Un regard sensible sur l adulescence. Le réalisateur Martin Jauvat joue le role principal avec une naïveté touchante. .je recommander ce film qui dépeint notre société
C'est drôle sans aucun cynisme. On parle de ces banlieues qui d'habitude passent sous les radars. L'humour décalé est hilarant, et les personnages attendrissants, dans aucune mièvrerie. Un film qui fait du bien.
Sympathique, bien joué, surtout par Emmanuelle Bercot, mais le scénario, bien que original, manque de fond. Moyennement drôle et on n'en tire pas grand chose.
À regarder sans se prendre la tête. Histoire toute simple. Des acteurs et actrices qui sont bien. Un humour qui fait du bien et bien marrant. Martin Jauvat était dans les deux sens à la fois devant et derrière la caméra. Pour un premier film c'est un bon film.