"Baise-en-ville" est une très belle surprise. Avec son humour décalé, ses personnages improbables et son esthétique colorée, Martin Jauvat signe une comédie profondément attachante. Sprite doit passer son permis pour trouver un travail, mais il lui faut justement un travail pour financer son permis. Une impasse dont il tente de sortir grâce à une monitrice d'auto-école aussi envahissante que bienveillante, qui finit peu à peu par devenir une véritable coach de vie. Martin Jauvat est parfait dans son propre rôle de jeune adulte paumé, toujours à deux doigts de renoncer mais incapable de perdre complètement espoir. Face à lui, Emmanuelle Bercot est tout simplement irrésistible. Son personnage de monitrice, à la fois autoritaire, excessive et généreuse, donne lieu aux scènes les plus drôles du film. Leur duo fonctionne à merveille, porté par une complicité qui fait mouche à chaque échange. La mise en scène épouse parfaitement cet univers un peu bancal. Les couleurs vives, les décors de banlieue pavillonnaire et le ton volontairement loufoque donnent au film une identité singulière. Tout semble légèrement décalé, presque bricolé, mais toujours avec une vraie sincérité.
Le scénario manque de rythme et s'enlise dans des séquences répétitives. Les personnages restent assez superficiels et l'ensemble ne parvient jamais à exploiter pleinement son potentiel.
Une comédie atypique qui affiche un sens du burlesque, une esthétique aux couleurs vives ainsi qu’une mise en scène minimaliste pour explorer la banlieue pavillonnaire et son portrait d’une jeunesse en quête de travail et d’amour. Porté par un casting au poil, ce long-métrage aux personnages attachants est une surprise barrée qui fait du bien.
On ne sait pas où on va, on dirait que ça a l'ambition d'un Napoleon Dynamite mais ca ressemble surtout à un humoriste Facebook qui s'est dit "je suis au pic de ma gloire, je fais mon film !" Je ne connais pas Martin Jauvat, bonne chance à lui ! En tout cas, vu le casting, il connaît du monde ! Mais ni acting ni realisation, il faut chercher ailleurs !
Une comédie sympathique, rythmée par un humour décalé. Martin Jauvat ainsi que l’ensemble des acteurs ont des personnages très drôles et kitchs, les rendant ainsi attachants. Un film agréable qui fait sourire.
Grosse déception. J'avais eu des échos ultra positifs et des retours sur le comique du film... Alors oui il y a des moments vraiment drôles (finalement assez peu), mais il y en a aussi beaucoup vraiment creux. Le film n'avance pas vite et on ne sait surtout pas trop où il veut en venir. Une vraie déception pour moi.
Avec Baise-en-ville, Martin Jauvat confirme son regard singulier sur une jeunesse française débrouillarde, paumée et profondément attachante. Entre chronique sociale, comédie absurde et portrait de banlieue, le film capte avec beaucoup de justesse les galères du quotidien et cette impression de tourner en rond quand tout semble bloqué avant même d’avoir commencé.
Sprite vit encore chez sa mère, sans permis, sans travail et sans véritable perspective. Lorsqu’elle menace de le mettre dehors s’il ne se prend pas enfin en main, il se retrouve enfermé dans un cercle absurde : impossible de trouver un emploi sans permis, impossible de payer le permis sans emploi. Une mécanique sociale simple mais terriblement réaliste, que le film transforme en comédie douce-amère.
La grande force de Baise-en-ville réside dans son ton. Martin Jauvat filme ses personnages avec énormément de tendresse, sans jamais les juger. L’humour naît des situations, des maladresses, des silences et d’un sens très particulier du décalage. Le titre lui-même devient un running gag étrange et mélancolique autour de cet objet mystérieux qu’est le “baise-en-ville”, à la fois accessoire concret et symbole d’un passage à l’âge adulte qui semble toujours repoussé.
Face à lui, Emmanuelle Bercot apporte une énergie inattendue dans le rôle de Marie-Charlotte, monitrice d’auto-école aussi fantasque que touchante. Leur relation, faite de maladresses et d’élans improbables, donne au film une humanité permanente.
Visuellement, le long métrage adopte une mise en scène minimaliste mais extrêmement vivante. Les zones pavillonnaires, parkings, petites routes et appartements modestes deviennent le décor d’une France périphérique rarement filmée avec autant de douceur. Le réalisme du quotidien glisse régulièrement vers une forme de poésie absurde discrète mais très personnelle.
Sous son apparence légère, Baise-en-ville parle finalement de précarité, de solitude et de la difficulté à devenir adulte dans une société où tout semble conditionné par l’argent et les codes administratifs. Mais le film ne sombre jamais dans le misérabilisme. Il préfère observer ses personnages avec humour, empathie et une vraie sincérité.
Une comédie atypique, fragile et profondément humaine, portée par le charme maladroit de Martin Jauvat et la présence lumineuse de Emmanuelle Bercot.
Cette petite comédie aux faibles moyens est plutôt efficace grâce à des personnages hauts en couleurs et intéressants. Voilà une tranche de vie d'un garçon banal, pas forcement beau, qui ne crève pas l’écran non plus mais il sera prêt à relever les défis pour gagner de l'argent et payer son permis de conduire. C'est drôle et coloré, tout comme ces images volontairement léchées et lumineuses et aux colories pastels, visuellement très agréable. La réalisation est plutôt de qualité.
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2,5
Publiée le 3 juin 2026
Corentin, dit Sprite, est un jeune homme désabusé qui n'a envie de rien et qui ne sait rien faire. Poussé par sa mère à se reprendre en main et chaperonné par son animatrice d'auto-école, il tente de reprendre goût à la vie, car on parle ici davantage d'un garçon dépressif que d'un flemmard. Martin Jauvat, qui est donc devant et derrière la caméra, nous fait suivre un récit initiatique, gentiment absurde et décalé sur fond de chronique sociale. Contrairement à son premier long-métrage où il était plus ou moins maître de sa propre aventure, le personnage de Sprite est ici au service des autres en quelque sorte. Emmanuelle Bercot est géniale, mais ça manque de personnages comme elle pour dynamiser cette histoire d'apprentissage qui manque quand même de péripéties. "Baise-en-ville" un petit film pop et nonchalant qui se laisse regarder, mais il lui manque un petit quelque chose.
Une comédie qui finit par lasser par son rythme lent et son humour particulier, on esquive parfois un sourire mais ça ne va jamais assez loin pour faire rire, il y a pourtant un bon casting et une réelle envie de faire un film intéressant, à la fois épuré et décalé, mais ça ne suffit pas à éviter l'ennui devant ce film trop sage et trop mou.
Une histoire sans grand intérêt avec des acteurs mineurs, et pourtant on y trouve beaucoup de poésie, de la souffrance, de la mélancolie et même parfois des petits morceaux de bonheur. Et si les seconds rôles ne sont pas très intéressants, l'acteur principal, niais à souhait, et totalement inconnu permet de facilement s'identifier. Par ailleurs, les décors souvent nocturnes carton pâte aux couleurs bonbons Haribo sont vraiment très rigolos.
C’est difficile de décrire ce que je viens de voir, par contre j’ai adoré. On finit par s’attacher à Sprite un looser qu’on juge finalement trop vite. Je recommande!
Les couleurs acidulés et l'humour vintage d'enfants de 10 ans ne suffisent pas à emballer cette comédie modeste, réalisée avec un budget de queues de cerises. E. Bercot est formidable ; elle mérite à elle-seule que l'on s'y risque un quart d'heure.
Malheureusement, ce film est une grande déception. L’intrigue est creuse, les dialogues sont absurdes, et la réalisation semble bâclée. J’ai eu beaucoup de mal à en voir le bout. À réserver aux amateurs de nanars absolus.