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Sophie G
2 abonnés
26 critiques
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4,5
Publiée le 4 février 2026
Vu en avant première, présenté par Martin Jauvat himself ! Il est tellement sympa qu'avant même de voir son film, on avait très envie de le voir ! Et au final, ce film est effectivement un régal, un très bon moment sucré ! Les acteurs sont tous au top, mention spéciale à Emmanuelle Bercot qui a su mettre un peu de piment, par ses impros, dans l'univers très original de ce film. On sent une très bonne entente entre eux tous, et ça fait plaisir. Perso, j'ai adoré ! Bravo !
C'est mou. Les personnages ne sont pas très attachants. Les Situations comiques assez plates. C'est pourtant à peu près bien joué, mais le scénario est faible tout comme la mise en scène. Il y en a qui aime.
Désolé de gâcher la fête mais ce film est très faible scenaristiquement et peu drôle au final. Il ne suffit pas d'avoir une idée et de composer un personnage pour que cela fonctionne. N'est pas Chaplin ou Chatilliez qui veut.....
Très bon film, qui traite de sujets que beaucoup de jeunes rencontrent et que les parents ne comprennent pas toujours. Il offre une bonne vision de ce que vivent leurs enfants. J’adore !
Un jeune habitant de Chelles est victime du paradoxe du banlieusard : pour travailler il lui faut son permis mais pour payer l’auto-école il lui faut travailler. Martin Jauvat â l’air d’être quelqu’un de sympa et il développe un humour périurbain plutôt original, j’avais bien aimé la fantaisie de son premier film « Grand Paris ». Mais malgré la sympathie que j’ai pour ce jeune réalisateur autodidacte sa comédie ne m’a pas fait rire une seule fois. Et c’est quand même problématique.
Parfois maladroit à la limite du malaise, le début se voit rattrapé par une deuxième moitié plus emballée et plus marrante, qui finit par en faire un film somme toute assez sympathique, sans plus.
Terme désuet autant que cet humour décallé qui repose sur une sorte de sketch à rallonge avec des personnages très caricaturaux qui restent dans des couloirs. C'est souvent absurdes parfois drôle mais trés couillu. Que ça prenne ou pas, on peut reconnaître un parti pris original
Film drôle et touchant à la fois. Ne pas s'attendre à quelque chose de construit mais à une vision déjantée et ironique de la difficulté d'un jeune homme à devenir adulte. Il montre la grande banlieue parisienne, souvent méconnue des cinéastes, ce qui fait du bien. Il compense la légèreté de l'intrigue par des rebondissements surprises ce qui fait qu'on ne s'ennuie pas une seconde. Les acteurs sont formidables, à commencer par Emmanuelle Bercot qui est désopilante mais le reste du casting est parfait. Le réalisateur acteur Martin Jauvat compose un personnage lunaire, déconcertant, à l'antithèse d'un héros mais très humain. Il utilise la couleur comme une palette un peu kitch mais qui renforce un sentiment de joie de vivre. Réalisateur à suivre. Les spectateurs (de tous âges) ont beaucoup ri dans la salle moi aussi. C'est un film qui fait du bien.
Corentin a vingt-cinq ans et vit encore chez ses parents. Il habite Chelles en Seine-et-Marne dans une banlieue pavillonnaire loin de tout. Il a besoin du permis de conduire pour trouver un travail, n’a pas l’argent pour se le payer, cherche un travail pour le financer…. mais n’a pas le permis qui lui permettrait de trouver ledit travail !
Réalisateur, scénariste, acteur de ses films, Martin Jauvat s’était déjà fait remarquer avec son premier long, "Grand Paris", sympathique errance périurbaine de deux banlieusards gentiment à l’ouest. Le film, tourné avec deux bouts de ficelle, mal distribué, a bénéficié d’une visibilité inattendue grâce aux excellentes critiques qui l’ont accueilli. Le suivant, Baise-en-ville, se déroule aux mêmes endroits, dans une banlieue anomique, trop proche de Paris pour en éviter l’attraction mais trop lointaine pour en recueillir les dividendes.
Si l’on veut jouer à l’intellectuel de salon, on peut se livrer avec "Baise-en-ville" à bien des développements sociologiques. Le premier, donc, sur la vie en banlieue, non pas celle dans le ., racisée et violente comme la filme Ladj Ly ou Houda Benyamina, mais celle autrement plus ennuyeuse d’une classe moyenne exténuée par les allers-retours en RER jusqu’à Paris, où il ne se passe rien sinon ces trajets pendulaires et où l’ennui suinte. Le deuxième sur les Tanguy comme Corentin : des adulescents coincés chez leurs parents, à leur corps plus ou moins défendant, qui aimeraient bien quitter le nid familial mais ne le peuvent pas faute d’avoir l’autonomie financière qui le leur permettrait. Le troisième sur les nouveaux codes de la masculinité, le personnage de Corentin, ses maillots de foot, son phrasé hésitant, sa maladresse avec les filles, tranchant avec les deux personnages féminins autrement plus trempés interprétés par Emmanuelle Bercot et Anaïde Rozam autonomes et assumant, elles, une sexualité cash et libre.
Mais ces développements bien prétentieux ne sont peut-être pas de mise devant ce film. Son ambition est de nous distraire. Il y parvient haut la main. Non pas que les péripéties que vit Corentin soient exaltantes. Je pourrais d’ailleurs adresser à Baise-en-ville le reproche que j’adresse si souvent aux scénarios de tant de films : celui d’avoir peut-être une bonne idée mais de ne pas en faire grand-chose. Mais son personnage est si attachant, les saynètes qui s’enchaînent si bien troussées, les situations si drolatiques qu’on aurait bien tort de bouder son plaisir.
Certains ont comparé Martin Jauvat à Pierre Richard. La comparaison est un peu exagéré, l'acteur réalisateur manquant un peu de charisme pour le moment. Dans ce film, son personnage ressemble plus à un Tanguy en version plus sympathique et qui reste chez ses parents plus par manque de maturité que par facilité. La comédie est charmante mais il manque un je ne sais quoi pour être une plus franche réussite. Peut-être un peu de loufoquerie ou de poésie. Emmanuelle Bercot est très plaisante en monitrice d'auto école (mais pas que...). Certaines l'aurait joué plus déjantée, mais elle a trouvé le juste équilibre. William Lebghil est comme toujours parfait même si on ne le voit pas assez.
Tellement de qualités pour cette petite pépite ! En vrac : Énormément de poésie, beaucoup de rires et d’émotion dans la salle, une grande justesse dans les rapports entre les personnages, dans la manière de donner à voir par petites touches les sentiments des uns et des autres. Je me suis reconnu dans tellement de situations. Et dans cette description de la banlieue. Des répliques, des dialogues, des scènes et des idées à la pelle, et à l’humour ravageur. Et ces couleurs… Courez-y!!
Film léger et drôle. L’image est belle, lumineuse et nous embarque dans cet univers de banlieue pétillant vu par Martin Jauvat. Trilbardou existe vraiment!
Très joli film, où on rit beaucoup, ce dont on a bien besoin en ce moment !..c est un film " rafraîchissant " , le personnage principal est attachant et si naturel ...j ai vraiment passé un très bon moment
Martin Jauvat, qui signe scénario, réalisation et rôle principal, infuse à ce récit une esthétique pop acidulée, des plans composés avec soin et un humour doux-amer qui évite le gras. On sent des échos de l’absurde dupieuxien dans les situations tordues, d’un Gondry pour la tendresse inventive, d’un Wes Anderson pour les couleurs pétillantes et les symétries décalées, mais tout ça ancré dans un 77 mal desservi, rarement filmé avec autant d’affection sans cliché. Le film déborde d’idées fraîches, de trouvailles visuelles joyeuses et d’une générosité qui fait du bien. Emmanuelle Bercot explose en monitrice survoltée, William Lebghil apporte son timing impeccable. Une comédie française revigorée, qui cartographie un territoire périphérique avec malice et cœur. Assurément une voix neuve du cinéma français qui s’impose déjà.