Kika
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Kika" et de son tournage !

Un prénom porté par le film

La genèse du nom de Kika a une origine des plus personnelles pour Alexe Poukine. Ce prénom, qu'elle affectionne particulièrement, était destiné à une seconde fille qu'elle n'a jamais eue. Ce choix de garder ce titre tout au long du processus de création du film est rare pour la réalisatrice qui a l'habitude de changer de titre lors du montage final. "Kika, c’est un prénom que j’adore", confie-t-elle, évoquant une sorte d'hommage à la fille qu'elle n'a pas pu nommer ainsi.

Entre réalisme et magie

Le film se distingue par son mélange de réalisme social et de touches magiques, illustré par le personnage de la vieille dame voyante sans argent. Cette approche permet d'échapper "au pathos naturaliste, social" et de donner une dimension onirique à l'histoire. Ce choix esthétique a été délibéré pour offrir au public une expérience cinématographique légèrement décalée et surprenante. En intégrant ces éléments, la réalisatrice a réussi à bâtir un univers où la vulnérabilité des personnages se mêle à des éclats de magie, renversant les attentes narratives traditionnelles.

Refus du conflit traditionnel

Contrairement aux règles classiques de la dramaturgie, le film évite délibérément les conflits évidents pour surprendre le spectateur. "On n'arrête pas d'apprendre aux scénaristes que le nerf de la guerre c'est le conflit", mais ici, les interactions se veulent bienveillantes. Cela découle du souhait du réalisateur de peindre un tableau plus optimiste des relations humaines. "Je crois que ce sont ces gens-là que j'ai envie de voir au cinéma", confie Alexe Poukine.

Improvisation et génie

Au cœur du tournage, une scène de "mansplaining" sur les pâtes à la tomate a émergé grâce à une improvisation magistrale. Bernard Blancan a ainsi livré une performance spontanée de douze minutes qui a marqué les esprits. Ce moment, "à mourir de rire" selon l’équipe, capture une crise d’angoisse en plein échange animé. "Un personnage comme ça on en connaît tous", témoigne le réalisateur. Ce bijou d’improvisation sera disponible dans son intégralité dans les bonus du film.

Hôtel de discrétion

Une partie du film a été tournée dans un hôtel étonnant en pleine activité. L'équipe a loué un étage entier, mais les bruits ambiants, "la plupart des sons de baise sont vrais", ont donné une authenticité inédite aux scènes. Ces hôtels, situés à proximité du parlement européen de Bruxelles, étaient des lieux de secrets où l’inauthenticité côtoyait la vraie vie. Cette ambiance particulière a nourri la tension dramatique du film.

Casting de vérité

Le rôle principal a connu un casting long et intense, durant presque deux ans à travers la France, la Belgique et le Québec. "J'ai vu un nombre de comédiennes hallucinant", se rappelle Alexe Poukine, avant que le choix se porte sur Manon Clavel. Initialement considérée comme trop "jeune" et "belle", sa gentillesse et son humour étaient les traits recherchés. Son nom, "Clavel", une coïncidence troublante avec celui du producteur décédé, a pesé dans la balance. Son interprétation a finalement été jugée comme portante pour le film.

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