VOIR LE FILM AVANT DE LIRE Jason Statham toujours impeccable. Après les premières scènes sur l'île, où elle semble un peu novice, Bodhi Rae Breathnach est très bien en Jessie, c'est prometteur. Quelques erreurs de casting selon moi qui nuisent à la qualité du film, Bill Nighy en méchant peu convaincant car toujours classique sans intériorité, pas le temps de travailler ça et pourquoi faire ?, Tom Wu en méchant de boite de nuit mais qui a pas le choix d'être là on dirait, Céline Buckens en hackeuse du MI6 qui semble découvrir le clavier, et les figurants qui n'ont pas l'air au courant du film que l'on tourne. Naomi Ackie s'en sort pas si mal en MI6 chief in charge (comme Daniel Mays en pote qui aide, juste le truc du wi-fi public est pas très réaliste dans le scénario). Mais j'ai arrêté le film au milieu pour me connecter sur Allociné et rédiger ça, alors... Difficile de mettre à Statham moins de 3,5/5 mais c'était tentant. Je reviens à la fin si j'ai du nouveau.
Vos voyez le film avec Statham là ? Celui ou il casse la gueule a des mecs pendant 2h Mais si celui ou il se bat avec des méchants pour protéger une personne en danger Vous voyez pas ? Peu importe voila la V9
Décidément, Ric Roman Waugh est partout ces dernières semaines. Après les Greenland (dont le dernier, il faut bien le dire, touchait le fond) son nouveau film repose entièrement sur Jason Statham, devenu (comme nous le savons tous) une figure mythologique du cinéma d’action contemporain. Il incarne ici un ancien combattant retiré sur une île avec un chien et une adolescente qu’il devra bientôt protéger. À ce point de départ familier s’ajoute une réflexion sur ce qu’il reste d’un corps façonné par la violence lorsque la guerre s’interrompt. Le récit avance alors par situations à résoudre, comme autant d’obstacles imposés à la survie.
D’abord, la mise en scène épouse ce retrait. L’île devient un territoire clos, une frontière à tenir, synonyme d’une intériorité dont on n’aura jamais pleinement les accès. Lorsqu’il la quitte, ses logiques de survie contaminent chaque lieu traversé. La violence reste lisible, physique, pesante : les coups s’abattent, les corps s’usent. Cette sécheresse correspond parfaitement à Statham, acteur de la douleur et de l’effort plus que de l’héroïsme triomphant.
La relation avec l’adolescente introduit une tension plus trouble. La protection qu’il lui offre frôle parfois l’enfermement. En face, Bill Nighy incarne une menace distante, un pouvoir froid qui agit sans se montrer. Le conflit oppose alors un corps fatigué à une machine incarnée qui n’éprouve rien.
Peu à peu, Shelter révèle sa vraie nature. Ce n’est pas tant l’histoire d’un héros triomphant que celle d’un homme qui voudrait disparaître mais que la violence continue de réclamer. Malgré tout, le film reste un divertissement inscrit dans une trame connue et convenue, utilisant une grammaire de cinéma assez minimale. Il a toutefois le mérite d’assumer ses ambitions, et c’est déjà beaucoup.
J’ai eu du mal avec shelter , peut être dû à la mauvaise doublure française dans ce paysage Écossais … on est loin des gros blockbuster à l’américaine… ça divertis mais pour ma pars c’est plutôt moyen
Imaginez une IA générative, à qui on aurait fait ingurgiter tous les "John Wick" et les "Equalizer", avec pour consigne d'en faire un film. Ben voilà. J. Statham semble s'amuser avec sa filmo, devenu un produit calibré affreusement générique... Tant mieux pour lui.
Bon film d’action avec Jason Statham dans le rôle du sauveur. Du suspense et de l’action pendant la majeure partie du film. Bons jeux d’acteurs également.
Ce que j’ai trouvé efficace, c’est l’atmosphère isolée. Le cadre naturel, le côté refuge perdu, la tension progressive… ça crée une vraie sensation d’enfermement à ciel ouvert. Statham joue exactement ce qu’on attend de lui : un homme taiseux, physique, cabossé par le passé. Ça apporte une solidité immédiate au film. Certaines scènes d’action sont propres, lisibles, sans montage hystérique, et ça fait du bien.
Là où ça m’a un peu laissé sur ma faim, c’est dans l’écriture. On sent vite les ressorts narratifs, les retournements ne surprennent pas vraiment, et le film reste dans une zone confortable. Il ne prend pas assez de risques émotionnels ou narratifs pour devenir autre chose qu’un bon thriller d’action du dimanche soir.
En résumé, c’est un film efficace, tendu par moments, mais qui ne dépasse pas son cahier des charges.
Shelter » fait partie de ces films médiocres qu'il est difficile de dissuader son public habituel d'aller voir. Certains entendront des éloges mitigés pour ce nanar et se feront des illusions. C'est un piège facile à éviter, surtout si, comme les autres fans de Statham, vous êtes prêt à vous contenter de peu.