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R1sbo
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4,0
Publiée le 9 juillet 2025
Qu’il est bon de rentrer dans une salle sans connaître le sujet du film de Quentin et de se laisser porter par son génie ou sa folie. Les acteurs sont grandioses, les jeux précis et on se laisse porter dans un presque huit clos qui devient addictif. Bien cadencé m, un très bon cru pour ce dernier film de Quentin Dupieu et une Adèle incroyable, les autres sont aussi excellents comme Sandrine ou Jérôme Si vous aimer les Dupieu allez y les yeux fermés ;)
"Moi, je ne fais pas semblant d’être quelqu'un de bien."
Le très (trop diront certains) prolifique Quentin Dupieux met en scène une très (trop diront certains) prolifique Adèle Exarchopoulos, dans le rôle d'une Jackass à la française, star du web nombriliste, cruelle et insolente, insensible aussi bien à la douleur physique qu'à toute forme d'empathie.
Satire (pas si) absurde et méchante sur les réseaux sociaux, les followers fanatiques et cette course incessante (et stupide) aux vues en proposant des contenus toujours plus sensationnalistes et plus violents, Dupieux signe là l'un de ses films les plus désabusés et sombres.
Un sujet actuel et assez pertinent, mais traité au sein d'une œuvre trop cynique et centrée sur un personnage trop antipathique pour vraiment m'immerger dans le film, malgré son bon casting et certaines situations décalées qui font toujours très bien le job. 6,5/10.
ALLEZ Y rien que pour la performance du jeu d actrice Adèle Exarchopoulos. Et puis pour la satyre des influenceurs qui se font un fric fou avec des vidéos de plus en plus débiles. Mais aussi de ceux qui les regardent.. Une Sandrine kiberlain aussi au top dans un rôle charognard de journaliste. un bon Quentin dupieux . si vous êtes fan.
Bien barré et bien révélateur du non sens du monde actuel, vécu par une influenceuse qui met en scène ses blessures et sa non souffrance. Message subliminal... mais événements bien réels. Un très bon mélange, détonnant, déroutant. C'est comme si on voyait ce monde de l'intérieur. Adèle est incroyable. Ce film est comparable pour moi à "Sans filtre" (Triangle of sadness). iI nous pousse au-delà de notre zone de confort mental. Efficace et questionnant.
Adorable petit film qui tient du film d'horreur au sens propre du terme. Véritable fable enracinée dans le réel, c'est original, filmé également de façon originale, c'est bien joué, la musique est bonne, très bonne, trop bonne. On n'y voit aucun défaut, c'est du vrai bon cinéma. On a de quoi frémir, réfléchir, rire jaune et rêver (au corbeau).
C'est un plus de ne connaître ni le synopsis ni l'auteur du film (vous serez chanceux de vous faire emmener le voir à l'aveuglette). Il faut avouer que ça devient rarissime d'échapper à ce qui se dit sur quelque chose, voire impossible quand le titre parle de lui-même (Superman, Jurassic World)...
Dans ce cas, le choc est alors très grand puisque justement ce film met en scène un personnage des réseaux sociaux -ce lieu où se fabriquent les influenceurs qui ont un truc à vendre (et les suiveurs qui n'ont rien d'autre à faire que d'acheter). Ce personnage, congénitalement mal né mais adulé (grâce à ça), est joué par une Exarchopoulos exceptionnelle (pas comme dans L'Amour Ouf).
Un film complètement iconoclaste avec une mention particulière pour Adèle Exarchopoulos méconnaissable! Une comédienne "césarisable" assurément! On pense immanquablement à Harold et Maud ce film des années 70 avec ce personnage qui passe son temps entre autres à simuler des suicides et se ballade en corbillard. C'est une fable cynique sur les "influenceurs" et ceux qui veulent bien les suivre et qui génèrent des millions de vues sur les réseaux dits "sociaux" pour des futilités la plupart du temps. Le décor de montagnes en hiver et les couleurs froides qui dominent donnent à ce film son ton glaçant. Un film percutant et dérangeant et qui fait réfléchir...
Film grinçant, comme d’habitude avec Dupieux. Très créatif, mais qui n’apporte pas assez de réflexion. La fin devient vraiment bien, entre suspense et angoisse, mais les 2 premiers tiers ont un problème de longueur (alors que ce n’est qu’une heure trente en tout).
Même s’il raconte un peu quelque chose de la surexposition et de l’époque, cela reste très léger (trop)?
Karim Leklou et Adèle au top. : les plans de la montagne et de la neige sont très jolis !
Généralement, avec moi, un film de Quentin Dupieux, ça passe ou ça casse. Mais mon ressenti pour "L'accident de piano" est juste.. neutre. Pas le plus décalé du cinéaste. Pas le plus inspiré non plus. Une fois passé la découverte des personnages et le concept de base, le scénario s'enfonce dans une certaine monotonie et devient même convenu (le comble pour un Dupieux !) à l'image de cette critique facile des réseaux sociaux. Il en résulte un long métrage pas toujours passionnant avec un humour à l'efficacité variable. Reste la très bonne mise en scène et une excellente ambiance sonore. Moyen.
Ce film nous offre une plongée graduelle et artistique dans ce qu'il faut bien appeler un sublime malaise. Magaloche (Adèle Exarchopoulos) a la faculté de résister à toute douleur corporelle. Elle exploite à satiété cette étrange propriété en diffusant des vidéos d'elle-même (est-ce surprenant ?) dans toutes sortes de situations qui la confrontent à la douleur, chapeautée par son agent Patrick (Jérôme Commandeur) qui lui passe tous ses caprices. Une journaliste (Sandrine Kimberlain) la contacte pour obtenir une interview, pour une raison confusespoiler: peut-être liée à un grave accident de tournage ... Adèle Exarchopoulos est très surprenante, aussi bien dans son look "garçonne" que par son aptitude à se rendre insupportable en adoptant un ton en permanence mi-pince-sans-rire, mi-odieux. À voir si l'on veut être confronté à une satire de l'univers supposé doré des influenceurs, des vidéos et de l'argent facile.
Pour commencer, je vais vite oublier ce réalisateur que je ne connaissais pas C’est creux, c’est vide, limite malaisant Dommage, car le sujet de fond est intéressant Le casting est là mais n’apporte malheureusement pas grand chose Adèle s’est perdu dans ce nouveau rôle qu’elle surjoue péniblement, son jeu d’acteur est lamentable, elle caricature son personnage de manière grotesque Commandeur dans un rôle de victime comme souvent n’est pas bien meilleur Sandrine Kimberlain arrive tout juste à sauver les meubles Les 90 min paraissent très longues, on se fait ch**** pour parler clairement Pour couronner le tout, quelques scènes de pure violence viennent clôturer ce navet À fuir
Comédie originale de Quentin Dupieux, trop originale et excentrique pour ma part. Presque du classique pour ce réalisateur aimant déformer une réalité trop ordinaire sans doute. Je n' ai pas pu entrer dans l' univers proposé, même en prenant plusieurs degrés d' humour noir et déjanté, dans ce scénario que je qualifierai plus, d' abêtissant - désolé - que de recherché. Heureusement, ce groupe d' acteurs s' est pris au jeu, comme Sandrine Kiberlain ( Simone ) la journaliste, Jérôme Commandeur ( Patrick ) en manager de la célèbre influenceuse Magalie, interprétée par Adèle Exarchopoulos très maquillée, grimée et énervée, ou Karim Leklou ( Roméo ) le fan impertinent. Etonné par l' engagement de Sandrine Kiberlain dans cette production, à un degré moins pour Adèle Exarchopoulos, et encore moins pour le deux autres, je reste sidéré par ce non-scénario illustré par une chute de piano qui n'a ni queue ( désolé ) ni tête., tout autant des dialogues incohérents et de l' absence musicale sidérale. Encore plus abasourdi par les commentaires déraisonnables à propos d' une comédie creuse avilissante. Pardon... une purge.... !!**
Plus haineux et misanthrope que jamais, Dupieux s'attaque à la célébrité des influenceurs et youtubeurs en vomissant notre é sans l'humour et la maitrise qu'on lui connait, habituellement. Sans nuance, ni empathie, le spectacle est difficile à regarder et à supporter. Pas un rire dans la salle et des départs réguliers, le film plus long que d'habitude se veut moraliste, mais comme souvent est plus cynique qu'autre chose. Comme dans Yannick il tire sur une ambulance, après le théâtre de boulevard, les youtubeurs d'internet... Les acteurs jouent le jeu, mais ne sauvent pas le film, hélas
j'ai bien aimé les précédents Dupieux, mais là c'est plutôt la deception. Une fois les personnages posés, le scénario tourne en rond et réserve peu de surprises. L'humour et la loufoquerie dont nous a habitués Dupieux ne sont pas aussi présents. Exarchopoulos est tellement grotesque et lourdingue qu'elle en devient insupportable. Kiberlain toujours impeccable est la seule à tirer son épingle du jeu. Résultat : un film franchement glauque qui génère un certain malaise et finit par lasser.
Un film que j’attendais assez. Premier Dupieux que je vois au ciné. J’ai vu presque tous ses autres films. Celui-là fait partie de mes préférés. Adèle Exarchopoulos est excellente. On sait pas trop si on doit aimer ou détester son perso. Jérôme Commandeur marche très bien en second rôle. L’humour fonctionne bien, j’ai pas mal ri. C’est absurde comme d’habitude, mais ça passe. Un bon moment.
Magalie, vidéaste star du web a connu la notoriété en créant du contenu choc sur les réseaux sociaux. Après un grave accident, elle fait un break, c’est à ce même moment qu’une journaliste commence à lui faire du chantage…
3ème collaboration entre Quentin Dupieux et l'actrice Adèle Exarchopoulos, après Mandibules (2021) et Fumer fait tousser (2022). Tous les deux se retrouvent au coeur d’une comédie noire, doublée d’une critique sociale et d'un miroir de notre société.
Le pitch de départ est assez drôle il faut bien le reconnaître. Magalie, dit "Magaloche" est atteinte d’ICD (Insensibilité Congénitale à la Douleur) spoiler: et c’est en découvrant les vidéos du collectif Jackass qu’elle décide d’en faire de même, toutes plus crétines les unes que les autres, en jouant avec son insensibilité, quitte à s’auto-mutiler pour gagner à être connue spoiler: (pêle-mêle, elle passe sa main dans une machine à coudre, se raccorde la bouche à une batterie de voiture, se fait défoncer à coups de batte de baseball, se fait broyer les jambes par un lave-linge, se transforme en punching-ball humain face à un boxeur, …). Et là où ça devient intéressant, c’est qu’à travers le personnage misanthrope et détestable de Magalie, se cache une critique acerbe et sarcastique des réseaux sociaux spoiler: (notamment la "génération Z" qui s'abrutit devant des contenus tous plus affIigeants les uns que les autres) . Magalie est devenue une star de la culture du vide, pire, une freak à destination de son audience, d’une société de dégénérés.
Mais passé la découverte du personnage de Magalie, le film s’enfonce dans une linéarité anecdotique. On aurait aimé un film plus sarcastique, plus corrosif, plus drôlatique, mais c’est bien là le problème, c’est particulièrement long pour le peu qu’il y a à raconter (tout ça pour ça). C’est d’autant plus regrettable qu’Adèle Exarchopoulos y est attach(i)ante et bluffante, mais hélas, ça ne sauve pas le film pour autant.