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renald77
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3,0
Publiée le 26 novembre 2025
Un film audacieux, dérangeant et pertinent. Un miroir cru et provocateur de notre époque mais qui n’est certainement pas un divertissement léger. La prestation de Adèle Exarchopoulos, en influenceuse cynique et insensible est marquante. Son personnage provoque autant le rejet que la fascination, ce qui renforce la puissance du propos.
Le très prolifique cinéaste Quentin Dupieux signe ici un portrait au vitriol d'une influenceuse star incarnée par Adèle Exarchopoulos, Magaloche. On sent chez l'actrice un réel plaisir à s'enlaidir et à tourner en dérision cette personne immonde victime de chantage par une journaliste (Sandrine Kiberlain). L'univers Dupieux et sa fantaisie sont au rendez-vous même si l'ensemble est plus piquant que réellement drôle (hormis les vidéos internet). Ce n'est pas son meilleur film même si l'absurdité poussée à son paroxysme fait mouche.
On retrouve bien le réalisateur dans son style. Une petite histoire, certes bien écrite, mais sans vraiment de profondeur ni d'intérêt, le jeu d'acteur devant tout faire. C'est sympa a decouvrir mais vraiment sans plus.
Que dire ? C'est décalé, drole, original. C'est du Quentin Dupieux. Sans etre son meilleur. L'histoire est une petite satyre des réseaux sociaux. Divertissant.
Loin d’être le meilleur Dupieux, on y retrouve son atmosphère absurde, fantasque. Les acteurs semblent parfois perdus mais suffisamment talentueux pour nous faire rentrer dans leur monde.
Le choc généré par L’Accident de piano vient, pour l’essentiel, du personnage d’Adèle Exarchopoulos, dans lequel se rencontrent d’une part une puérilité tout autant subie qu’assumée comme bêtise à retombées financières, et d’autre part le vide inhérent à toute existence, suivant une esthétique du memento mori surréaliste adoptée depuis quelques films maintenant par Quentin Dupieux. Ce faisant, le cinéaste déconstruit habilement le processus de création d’une influenceuse, de laquelle un public ahuri et benêt se détourne aussitôt qu’elle cesse d’exister à l’état d’image – rappelant en cela le remarquable France (2021) de Bruno Dumont, la profondeur philosophique en moins. L’éparpillement temporel, puisque le récit cadre voit sa linéarité perturbée par des analepses, prend la forme d’un documentaire juxtaposant les séquences d’archives pour remonter à l’origine d’une vocation, c’est-à-dire au moment où une adolescente frustrée spoiler: – voir son père hilare devant des expériences diffusées à la télévision mettant en danger la vie d’un homme – sort définitivement de l’enfance, ouvre les yeux sur le monde et trouve là, spoiler: dans l’image violente génératrice de réactions indifférentes , l’occasion d’exprimer son asymbolie et l’absence d’empathie qu’elle occasionne. Un conte enneigé d’une belle noirceur, aussi glacé que ses fantoches.
On est moins dans le crazy et farfelu, même si au fond l'idée reste la même. Au niveau des thématiques abordés ça reste simple mais ça fonctionne plutôt bien, je regrette juste la fin qui pars un peu dans tout les sens alors que le film se déroulait bien jusqu'ici. Alors apres Dupieux se réinvente pas, mais je préfère ses films comme ça, moins mise en abyme avec histoire dans histoire etc, limite presque réaliste. En plus de ça, les acteurs sont très bon. Plutôt sympa.
J’ai aimé ce nouveau Dupieux, même s’il ne figure clairement pas parmi ses meilleures propositions. Le concept reste très original et permet au film de jongler entre des moments franchement hilarants et d’autres, plus tardifs, étonnamment frissonnants. Adèle Exarchopoulos livre une performance remarquable, habitée, totalement en phase avec l’absurdité maîtrisée du récit. Jérôme Commandeur, lui, est brillant et apporte un contrepoint comique parfaitement dosé. La réalisation, fidèle au style atypique de Dupieux, se montre inventive, tout comme le montage qui joue constamment sur la déstabilisation du spectateur. Au fil du récit, on comprend peu à peu les messages que le cinéaste souhaite faire passer, derrière le vernis d’absurdité et d’humour grinçant. Une œuvre imparfaite mais singulière, qui continue de prouver à quel point Dupieux reste un auteur libre et imprévisible.
L'Accident de Piano est une proposition un peu paresseuse de Quentin Dupieux. Œuvre mineure du cinéaste : problème de rythme, sujets éculés, manque de profondeur thématique, on a l'impression désagréable que le réalisateur a fait le tour de son art...
Voyons voir un peu ce que l'on a... La seule chose de bien, c'est que Dupieux semble vouloir redevenir celui qu'il était il y a encore quelques années : le cinéaste qui va jusqu'au bout de son délire. Après nous avoir bien enfumés avec ses horribles "Daaaaaali !" et "Deuxième acte". Mais tout ça à quel prix ? Celui d'un ennui terrible et d'une absence tout aussi terrible de comique. Pourtant, ça aurait pu être bien. Même si le message (internet : cloaque où les imbéciles sans talent peuvent devenir des stars en filmant tout et n'importe quoi) est des plus simplistes. Seulement, en plus d'un vide complet en terme d'intérêt et de drôlerie, il y aussi un vide complet en terme de jeu d'acteur. Soyons clairs : Commandeur, Kiberlain et Leklou ne servent absolument à rien, si ce n'est à être les larbins d'Exarchopoulos. Laquelle trouvant, tout en cassant son image et en s'enlaidissant, le moyen de jouer encore plus mal qu'à l'accoutumée et d'être encore plus vulgaire qu'elle ne l'est et tout ça avec un premier degré qui laisse pantois. Dupieux me déçoit de plus en plus ces dernières années ("Yannick" aura été l'heureuse exception) et pourtant, j'y reviens encore, n'abandonnant pas l'espoir de retrouver un jour dans ses films ce qui par le passé m'avait fait aimer "Au poste !", "Wrong cops", "Réalité" ou "Rubber".
Le point qui marque le plus est la transformation physique d'Adèle Exarchopoulos. Egérie du cinéma français, elle est ici enlaidie au possible, physiquement et moralement. Elle incarne une vedette des réseaux sociaux, un véritable déchet humain déconnecté des réalités et ne se souciant guère des autres. A la suite d'un accident impliquant un piano, elle se retire dans un chalet avec son assistant, avant qu'une journaliste ne vienne la faire chanter. Finalement, ce personnage de vedette qui passe son temps à manger du yaourt est peut-être une forme d'absurdité, mais le film est dans son ensemble tout à fait rationnel. Quentin Dupieux livre là une charge féroce contre le web et les vidéos stupides qui attirent des millions de vues. Fans abrutis, assistant-carpette humaine, journaliste opportuniste, vidéos aussi idiotes que violentes, star croulant sous un pognon de dingue... L'ensemble ne donne guère foi en l'humanité ! Ce n'est pas aussi drôle ni décalé que je l'espérais, mais il y a quelques trouvailles sympathiques (dont ce fan relou incarné par Karim Leklou). L’extrémité du jeu d'Adèle Exarchopoulos. Et un cadre montagneux enneigé incongru, qui finalement renforce la solitude des personnages.
Complètement absurde comme on pouvait s'y attendre, mais avec un vrai message moral pour décrier les YouTubeurs et les influenceurs ; ainsi que la société de consommation en général. Si ce film pouvait amener à une prise de conscience de certains qui oublient que la vraie vie ne se passe pas derrière un écran : Banco !
Avec son nouveau film, Quentin Dupieux continue à séduire et à surprendre avec la même combinaison : un format court, un superbe casting, une mise en scène sobre et une histoire originale. Adele Exarchopoulos est parfaite en youtubeuse déjantée rendue célèbre par de courtes vidéos où elle se mutile. Jérôme Commandeur trouve ici son meilleur rôle au cinéma en assistant de la youtubeuse.
Dans le registre de Quentin Dupieux on a devant nous un film aux aspects théâtraux de par ses dialogues naturels et sa réalisation propre à une pièce de théâtre. Avec un casting XXL mais très homogène qui propose chacun une performance simple mais efficace et très intéressante. Une réussite de simplicité avec un message fort. Quelques longueurs.