La Dernière Valse
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FaRem

10 571 abonnés 11 451 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 janvier 2026
Dominic, un organisateur de mariage, devient directeur d'une entreprise de pompes funèbres appartenant à l'oncle de sa petite amie. Ce dernier, qui prend sa retraite, est très attaché aux traditions et au respect de la clientèle alors que Dominic voit cela comme un simple business. On le suit donc alors qu'il tente de s'approprier les codes d'un monde qui demande du tact, de l'écoute et une grande ouverture d'esprit pour satisfaire les différentes demandes. Entre tradition et modernité, "Po dei juk" explore beaucoup de choses sur la mort, la religion ou l'égalité des sexes, mais ce n'est que la surface d'une histoire inutilement alambiquée qui fait dans la manipulation émotionnelle dès qu'elle en a l'occasion avec des scènes larmoyantes et une musique omniprésente. Il y a des choses intéressantes sur les coutumes et la mort, mais c'est trop dispersé dans un contenu poussif et décousu. Bref, je n'ai pas accroché.
traversay1

4 480 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 décembre 2025
Dès son entame, La dernière valse semble marcher dans les pas du long métrage japonais Departures, avec son héros, organisateur de mariages à l'origine, obligé de changer de métier pour cause de pandémie. Le business lucratif de la mort est ainsi le sujet de la première partie du film, sur un ton assez sarcastique, même si son humour reste assez pour le moins particulier. Un changement de braquet intervient par la suite, avec la question de la tradition funéraire à Hong-Kong, au sein d'une famille dysfonctionnelle. spoiler: Le film distille alors quelques leçons philosophiques autour des vivants et des morts, laissant même éclater une bulle sentimentale, dans un dénouement qui laisse sceptique.
Doté d'une mise en scène peu exaltante, La dernière valse souffre d'un déficit de cohérence dans l'évolution psychologique de ses différents protagonistes et manque d'équilibre dans son récit, le personnage principal devenant secondaire par la suite et réciproquement. Mais le film a au moins le mérite de nous faire découvrir les rites taoïstes et ne rechigne pas à montrer des moments moins agréables, autour de la toilette mortuaire. Moins distendu et plus solide sur ses bases, le candidat hongkongais à l'Oscar du meilleur film étranger, par ailleurs gros succès sur son territoire, s'avère pourtant largement bien moins captivant qu'Une page après l'autre, qui sort trois semaines plus tard sur les écrans français.
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 475 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 décembre 2025
Dans un monde où tout s’accélère, La Dernière Valse prend le contre-pied en choisissant le temps long, l’écoute et la retenue. Le film s’attarde sur ce que nos sociétés préfèrent souvent éviter : la mort, les liens invisibles qui nous unissent, et ce qu’ils disent de notre manière d’exister aux côtés des autres. À travers une fable profondément humaine, il interroge la transmission, la mémoire et la place que chacun accepte d’occuper dans une chaîne faite d’héritages, de silences et de responsabilités partagées.

Le récit met en tension deux visions du monde, celle du pragmatisme contemporain et celle d’un ordre plus ancien fondé sur les rites, la hiérarchie et le respect des traditions. Cette confrontation n’est jamais caricaturale. Elle devient le moteur d’un dialogue fragile, parfois heurté, souvent maladroit, mais nécessaire. Le film observe avec une grande délicatesse la manière dont les individus apprennent à coexister malgré leurs différences, à faire place à l’autre sans renier ce qu’ils sont. Il montre combien la transmission ne va jamais de soi, et combien elle suppose renoncements, ajustements et écoute.

Au cœur du récit, la famille apparaît comme un espace à la fois protecteur et conflictuel, traversé par des attentes contradictoires. On y hérite autant d’amour que de silences, autant de repères que de blessures. La Dernière Valse parle de ces tensions invisibles entre générations, de ces mots que l’on ne sait pas dire, de ces gestes que l’on retient trop longtemps. Sa mise en scène épouse cette retenue, privilégiant un rythme lent, presque méditatif, qui laisse émerger les émotions sans jamais les forcer.

Le film explore également la pensée taoïste à travers une approche concrète et incarnée, loin de toute abstraction. Les rituels, les gestes et les silences deviennent un langage à part entière, un moyen de relier les vivants entre eux autant que de dialoguer avec l’absence. Mariages et enterrements dessinent un cycle, une respiration commune, où chaque passage rappelle l’importance du lien, de la transmission et de l’équilibre. La spiritualité qui s’en dégage n’est ni dogmatique ni figée, mais profondément humaine, attentive aux transitions et à l’impermanence.

À travers le regard porté sur Hong Kong, le film évoque aussi une société en tension, prise entre modernité accélérée et héritages culturels parfois contradictoires. Cette ville, comme d’autres en Asie, incarne un entre-deux permanent, où traditions et efficacité contemporaine cohabitent difficilement. La Dernière Valse capte cette fragilité avec finesse, sans discours appuyé, en laissant les situations parler d’elles-mêmes.

Finalement, le film touche par sa capacité à rappeler que vivre ensemble suppose d’apprendre à accompagner, à écouter et à reconnaître l’autre. Il ne parle pas seulement de mort, mais de responsabilité, de soin et de transmission. En cela, il propose une réflexion profondément actuelle et universelle : comprendre que transmettre, ce n’est pas imposer, mais accepter de se transformer au contact de ceux que l’on aime.
Colette K.
Colette K.

2 abonnés 12 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 janvier 2026
Je n'ai pas vu le temps passer - en dépit du froid qui régnait dans la salle - tantôt amusée, tantôt fascinée par ce rituel qui donne aux cérémonies mortuaires un sens sacré qui manque cruellement en occident.
Timothée Anciaux
Timothée Anciaux

17 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 8 juin 2025
L'épaupée de la maillure équipe de basquey de touts les temps. Le témoignage des joueurs et entraineurs, tout simplement fou.
Katou
Katou

10 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 novembre 2025
Vu en avant-première ce film dans le cadre du festival du film hong-kongais à Paris. Je l'ai trouvé très intéressant pour ce qui est du rituel taoïste qui accompagne les funérailles avec cette splendide "danse" pour briser les portes de l'enfer. L'action se passe à l'heure actuelle dans une société profondément machiste, heureusement la fin laisse entrevoir espoir et évolution dans ce domaine !
Eddison Leung
Eddison Leung

1 abonné 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 mai 2025
Film sur les issues familial, la facon a comprendre, l'acceptance sur le deces.
Les issue heritage des traditions families.

A recommender.
brigitte gevaudan
brigitte gevaudan

2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 janvier 2026
Un film à contre-courant de notre société qui refuse la mort au point d'avoir choisi de ne pas honorer ses morts au moment du Covid pour protéger nos vies aseptisées. Intelligent, sensible, il parle de la Vie, des traditions mais sans s'y enfermer car il est dans notre époque et évoque les relations humaines, familiales qui dépassent le temps et les frontières. Belles images, du vrai cinéma jusqu'au générique.
MattDef
MattDef

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 décembre 2025
Autour de ce duo se déploie un véritable ballet de la mort : d’un côté, ceux qui l’envisagent comme une question spirituelle, de l’autre, ceux qui y voient avant tout un enjeu mercantile. Dans une société où le soin des aînés et le culte des ancêtres constituent une valeur suprême, souvent en décalage avec nos sociétés modernes et progressistes, le film se transforme en une fascinante méditation sur la mort.
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