Ma famille chérie
Note moyenne
2,7
16 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

5 critiques spectateurs

5
2 critiques
4
0 critique
3
1 critique
2
2 critiques
1
0 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Yves G.

1 856 abonnés 4 065 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 juillet 2026
Dans la famille d’Estelle (Elodie Bouchez), mère courage de trois enfants et épouse battue par un mari romain et toxique (Stefano Cassetti), je demande la mère : une diva irlandaise aussi aimante qu’autocentrée (Marisa Berenson). Je demande le père, qui a abandonné jadis sa femme et ses enfants et dont les cendres sont à présent l’objet d’une ultime réunion familiale. Je demande la sœur aînée : Jeanne Balibar, sa voix melliflue et ses répliques cinglantes. Je demande le frère cadet, qui avait rompu toute relation avec sa famille et qui, tel l’enfant prodigue, revient au foyer vingt ans après un drame enfoui.

Isild Le Besco, qu’on avait connue si frêle et qu’on découvre gironde, n’en finit pas de creuser un sillon original dans le cinéma français. La sœur de Maïwenn – avec laquelle, nous dit la presse people, elle a rompu tout lien – fut très jeune une enfant de la balle, tournant encore mineure Sade sous la direction de Benoît Jacquot, contre lequel elle a porté plainte vingt-cinq ans plus tard avec Anna Mouglalis et Judith Godrèche. Puis elle est passée derrière la caméra, réalisant par exemple "La Belle Occasion".

La quarantaine resplendissante, elle est au four et au moulin de son dernier film Productrice, réalisatrice, comédienne, elle en a écrit le scénario et en a assuré le montage. Son frère aîné est à la photographie, son fils cadet interprète l’un des enfants d’Estelle. Bref, on est en famille et entre copains. Le tournage a eu lieu dans les champs de lavande de la Drôme où Isild Le Besco vit à l’année et à Wimille dans le Pas-de-Calais à une encablure du cap Gris-Nez.

Cette réalisation avec trois bouts de ficelle rend l’entreprise fort sympathique mais en constitue aussi la limite. Certes, "Ma famille chérie" est d’une grande spontanéité, laissant la part belle à l’improvisation d’un casting cinq étoiles. Mais le son est décidément trop mauvais. Et le scénario présente de coupables faiblesses. Ainsi de son premier quart d’heure qui se déroule dans un superbe appartement romain où on découvre le piège dont Estelle est prisonnière et dont elle a l’énergie de s’évader : le film nous lance dans une direction et un univers qu’il a le tort d’oublier ensuite.

Le titre du film doit évidemment se comprendre par antiphrase. La famille est depuis toujours chez Isild Le Besco, comme chez Maïwenn, le terreau autobiographique de toutes les névroses. C’est à la fois un refuge et un bouillon de culture. Ses déchirements n’offrent toutefois pas grand-chose d’inattendu. Un vague suspense se noue autour du drame fondateur qui a traumatisé la famille et provoqué l’exil du jeune frère et de son père. Mais des flashbacks dispensables dissipent bien vite le mystère. Le film, fleuve tranquille, suit gentiment son cours vers une conclusion apaisée, que les protagonistes ont sans doute pris plus de plaisir à jouer que les spectateurs à la regarder.
Arthur Brondy

302 abonnés 1 490 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 juin 2026
Isild le Besco signe un film assez brouillon avec Ma famille chérie. On y suit Estelle, une femme battue qui emmène ses enfants dans la maison familiale pour une réunion de famille inédite. Ce rendez vous, qui va faire remonter des souvenirs passe totalement au second plan après l’ouverture magistrale sur les violences conjugales.
Yannickmagic
Yannickmagic

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 juin 2026
Un film d'auteur très bien réalisé avec de bons acteurs, ça joue vrai et beaucoup de familles vont se reconnaître, c'est du vécu, à voir absolument... Yannick Magic.
ZERALDA
ZERALDA

1 abonné 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 juin 2026
vu en avant pemière à l'entrepot
Non dénué d'humour, un film grave et sensible qui explore avec finesse toutes les relations tendres ou orageuses entre les membres d'une famille ayant partagé un traumatisme commun. Chacun a vécu ce même drame avec sa sensibilité propre. Certains ont pu avancer malgré ses blessures. D'autres sont restés figés et entretiennent cette uns sont partis loin pour oubler. D'autres tentent d'aller malgré tout de l'avant. Tous s'aiment profondément mais ne savent pas forcément l'exprimer. Des non-dits , des secrets révélés ponctuent le film. La douleur s'expose ou se cache pour préserver les enfants.
les violences conjugales finissent par exploser et il faut beaucoup de courage pour oser renoncer à un amour pour conserver son intégrité.Ce film laisse une grande part à l'intime. Un film bouillonnant de vie , de provocatons et de délicatesses .
Les personnalités se heuretent mais vieillent l'une sur l'autre avec force et tendresse. L'intime rejoint l'universel .
Isild décrit avec beaucoup de délicatesse et d'émotion les méandres sinueux des émotions cachées.
Les acteurs sont magnifiques ,dans des registres inhabituels et les images renfircent cette écriture si particulière
Mulatu
Mulatu

12 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 juin 2026
Vu au Brésil, où j'habite, dans le cadre d'un festival de films français.

C’était pas mal mais sans plus. Lits superposés, secrets de famille avec chambre fermée à clé, balades jusqu’à la mer, falaises et rochers. Superposition de mélodrames, de non-dits, de ressentiments, de jalousies, de deuils plus ou moins bien vécus. Super bourgeois sans avoir conscience de l’être, comme souvent dans ce genre de films. Un peu fouillis, beaucoup de frères et sœurs et d’histoires entrecroisées et peu approfondies. On sait que dans la famille Le Besco / Maïwenn c'est pas simple.

spoiler: Le film commence à Rome, dans un grand appartement bourgeois. Elodie Bouchez se réveille aux côtés de son mari, un bel italien, qui tente de l’étrangler pendant l’amour. Elle se débat, crie, décide d’anticiper le grand départ pour la réunion de famille déjà prévue. Elle embarque ses trois enfants et laisse le mari sur place. Cette grande réunion de famille se tient dans une maison en bord de mer, peut-être une île. On y retrouve Jeanne Balibar, Elodie Bouchez et ses trois pré-ados, Isild Le Besco très décolletée, très maquillée, Elie Semoun blasé, et le beau-gosse Axel Granberger disparu depuis 20 ans accompagné d’une femme musclée qui fait plus âgé que lui, réunis autour de la Queen, la reine-mère (Marisa Berenson) qui peste contre tout le monde en anglais. Elle a un compagnon qu’on voit peu, anglais et discret. On comprend qu’il y a avait encore une fille, et qu’elle est morte, tandis qu’Axel a perdu un bras dans le même accident. Accident qui manque de se répéter avec les enfants d’Elodie Bouchez, que la Queen laisse stupidement sans surveillance. Le mari italien violent débarque sans prévenir, ça se passe mal. Elodie Bouchez est déjà en train de tomber ou re-tomber amoureuse d’un irlandais qui vit en haut d’une colline, presque en ermite.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse