Vu au Brésil, où j'habite, dans le cadre d'un festival de films français.
C’était pas mal mais sans plus. Lits superposés, secrets de famille avec chambre fermée à clé, balades jusqu’à la mer, falaises et rochers. Superposition de mélodrames, de non-dits, de ressentiments, de jalousies, de deuils plus ou moins bien vécus. Super bourgeois sans avoir conscience de l’être, comme souvent dans ce genre de films. Un peu fouillis, beaucoup de frères et sœurs et d’histoires entrecroisées et peu approfondies. On sait que dans la famille Le Besco / Maïwenn c'est pas simple.
Le film commence à Rome, dans un grand appartement bourgeois. Elodie Bouchez se réveille aux côtés de son mari, un bel italien, qui tente de l’étrangler pendant l’amour. Elle se débat, crie, décide d’anticiper le grand départ pour la réunion de famille déjà prévue. Elle embarque ses trois enfants et laisse le mari sur place.
Cette grande réunion de famille se tient dans une maison en bord de mer, peut-être une île. On y retrouve Jeanne Balibar, Elodie Bouchez et ses trois pré-ados, Isild Le Besco très décolletée, très maquillée, Elie Semoun blasé, et le beau-gosse Axel Granberger disparu depuis 20 ans accompagné d’une femme musclée qui fait plus âgé que lui, réunis autour de la Queen, la reine-mère (Marisa Berenson) qui peste contre tout le monde en anglais. Elle a un compagnon qu’on voit peu, anglais et discret.
On comprend qu’il y a avait encore une fille, et qu’elle est morte, tandis qu’Axel a perdu un bras dans le même accident. Accident qui manque de se répéter avec les enfants d’Elodie Bouchez, que la Queen laisse stupidement sans surveillance. Le mari italien violent débarque sans prévenir, ça se passe mal. Elodie Bouchez est déjà en train de tomber ou re-tomber amoureuse d’un irlandais qui vit en haut d’une colline, presque en ermite.