Primate
Note moyenne
2,3
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218 critiques spectateurs

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Cam Pattier
Cam Pattier

21 abonnés 234 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 janvier 2026
Film d’horreur que j’étais curieux de découvrir.
Le concept de départ est plutôt cool et intriguant, avec une idée qui aurait pu donner quelque chose de vraiment tendu.
Malheureusement, le film s’essouffle assez vite et n’exploite pas assez bien son potentiel.
La tension retombe rapidement, et certaines scènes deviennent assez prévisibles.
Le côté gore est en revanche plutôt réussi, avec quelques passages assez efficaces et marquants.
La séance a aussi été un peu gâchée par l’ambiance en salle, entre les gens qui parlaient, le bruit du pop-corn et les réactions excessives, ce qui n’a pas aidé à vraiment rentrer dedans.
Il y a quand même quelques moments qui fonctionnent et une atmosphère correcte par instants.
Au final, une idée intéressante sur le papier, mais un film assez moyen dans son ensemble, qui laisse un petit goût de frustration.
Zola Ntondo
Zola Ntondo

76 abonnés 131 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 janvier 2026
Primate s’inscrit d’emblée dans une tradition narrative particulière de l’horreur : celle des récits où la menace n’est ni dissimulée ni véritablement mystérieuse, mais annoncée. À la manière de certains dispositifs policiers inversés — on pense à Columbo — le film ne fonde pas son efficacité sur la révélation, mais sur le déploiement d’un danger connu, dont l’intérêt réside dans la progression, l’attente et l’enchaînement des décisions humaines qui le rendent possible.

Nous savons, très tôt, que quelque chose va se rompre. La question n’est jamais celle du si, mais du comment : comment une situation apparemment stable glisse vers la violence, comment les signaux sont ignorés, rationalisés ou intégrés, jusqu’à ce que l’irréversible s’impose. Primate adopte ainsi une dramaturgie de la certitude, où l’horreur naît moins de la surprise que de l’inéluctabilité.

Sur le plan générique, le film peut être abordé comme un slasher déplacé. La structure d’élimination, la menace incarnée et la logique de prédation sont bien présentes, mais débarrassées de la figure humaine codifiée du tueur. Ici, la violence procède d’un être vivant, non masqué, non mythifié, dont la dangerosité ne relève pas d’une volonté maligne mais d’un instinct jamais entièrement domestiqué. Le film se situe ainsi à la croisée du slasher et du film de créature, tout en refusant les codes spectaculaires du genre.

Ce positionnement prend une résonance particulière dans un contexte où l’horreur contemporaine a largement exploré la figure du substitut technologique — de M3GAN aux intelligences artificielles menaçantes. Primate opère un retour vers une angoisse plus ancienne et plus trouble : non pas la peur de ce que l’humain fabrique, mais celle de ce qu’il adopte, protège et projette comme inoffensif. L’animal n’est pas une menace extérieure ; il est intégré à la cellule familiale, aimé, interprété, mal compris.

Le choix du chimpanzé est à cet égard déterminant. Contrairement à d’autres figures animales de l’horreur, il n’est ni naïf ni purement instinctif. Sa proximité cognitive avec l’humain, sa capacité d’apprentissage et d’adaptation brouillent constamment la frontière entre comportement animal et intention. Cette ambiguïté nourrit un malaise profond : ce que l’on redoute n’est pas seulement la violence, mais l’idée qu’elle puisse être pensée, anticipée, presque raisonnée. Le film exploite avec intelligence cette zone grise, où la familiarité devient source d’inquiétude.

La mise en scène s’inscrit dans une esthétique immédiatement reconnaissable du cinéma d’horreur contemporain. La photographie, aux teintes froides et aux contrastes appuyés, évoque une grammaire visuelle souvent associée aux productions Blumhouse, bien que le film n’en soit pas issu. Ce choix visuel, loin d’être un simple mimétisme, s’avère redoutablement efficace : il ancre l’horreur dans un espace familier, domestique, quotidien, où chaque pièce devient potentiellement un lieu de bascule.

C’est toutefois dans le travail sonore que Primate trouve l’un de ses dispositifs les plus marquants. La musique repose sur une alternance très construite entre deux registres : d’un côté, des nappes angoissantes, hypnotiques, presque abstraites ; de l’autre, des morceaux pop et électro associés aux moments de convivialité, de rencontres familiales et d’insouciance apparente. Cette coexistence musicale structure la première partie du film, créant une oscillation permanente entre normalité et malaise latent.

Progressivement, à mesure que l’action s’ancre et que la tension narrative se resserre, cette alternance disparaît. Les nappes envahissent alors tout l’espace sonore, absorbant les derniers îlots de légèreté. Ce basculement musical accompagne avec une grande justesse la transformation du récit : le film ne laisse plus place à l’illusion de l’équilibre, et l’angoisse devient le seul régime possible.

Concrètement, Primate s’impose comme un film d’horreur maîtrisé et conscient de ses choix, qui assume pleinement la lisibilité de son dispositif. En préférant l’attente à la surprise, la proximité à l’intrusion et l’erreur de lecture à la transgression brutale, il propose une horreur profondément relationnelle, où la cellule familiale et l’espace domestique deviennent les véritables lieux du danger.

Un film qui ne cherche pas à dissimuler sa trajectoire, mais qui trouve sa force dans la manière dont il nous fait assister, pas à pas, à la transformation de l’ordinaire en menace.

Vu en avant-première lors d’une séance Mégafrisson au Mégarama Bastide.
Max P
Max P

1 critique Suivre son activité

1,5
Publiée le 17 janvier 2026
Sincèrement je ne mets jamais d'avis mais quand je vois la note qui lui est attribué, je ne comprends pas.
Il n'y a pas vraiment d'histoire, pour résumer une villa, une piscine, une piscine et encore un piscine et quelques morts.
Quelques scènes "gores" mais sans plus, je ne sais pas où ils ont mis les 200 litres de faux sang vendus dans les anecdotes du film.
C'est un film à voir tranquillement sur une plate-forme de streaming à la limite, mais décevant de payer une place de cinéma pour ce film.
Yann  Weber
Yann Weber

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 janvier 2026
Pas déçu du tout, l’histoire et simple, les acteurs jouent plutôt bien dans l’ensemble, même si : comme dans chaque films d’horreur les personnages prennent des décisions complètement absurde, le tout reste sympa. Quand au singe je l’ai trouver vraiment réussi visuellement, en terme de folie meurtrière on est pas mal aussi. Les scènes de gore sont particulièrement bien réussis. Je m’attendais à rien d’exceptionnel mais j’ai pas été déçu. Allez-y, ça vaut le coup d’œil.
evariste75
evariste75

210 abonnés 248 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 janvier 2026
Film intéressant mais difficile à supporter ! Jolies photos, jolis paysages, jolies filles, les moments d'horreur alternent avec les rires dans la salle, mélange d'horreur et de comique...
Fiers R.
Fiers R.

203 abonnés 872 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 janvier 2026
Vu à Montréal.

Quelle belle petite surprise au rayon de la série B horrifique pour commencer ce début d’année! À l’instar de « Companion » l’an passé, ce « Primate » nous régale! Comme quoi le cinéma de genre prouve encore qu’il est peut-être le domaine qui se renouvelle le plus et se positionne comme un vecteur de divertissement souvent convaincant pour peu qu’on soit client. Rajoutons que depuis quelques années le sous-genre du film de terreur animale a le vent en poupe et nous gratifie de petites pépites. Alors, il y a quand même eu l’excellent « Crawl » d’Alexandre Aja et ses alligators, la très bonne et grosse surprise francophone « Vermines » et ses araignées mutantes ou la sympathique série B de requins « Dangerous Animals » cette année. Comme quoi Mère Nature et ses créatures peuvent être pourvoyeurs de films terrifiants et très sanglants. Avec ce « Primate » on a le droit à une menace inusitée au cinéma puisqu’il s’agit d’un chimpanzé, un animal qui est généralement plutôt une source de mignonnerie et de réconfort. Ça aurait pu être totalement à côté, c’est finalement très réussi.

Johannes Roberts est un honnête faiseur qui s’avère être capable du meilleur, comme avec un autre film du genre avec des requins (« 47 meters down »), mais aussi du pire (ses incursions dans les sagas comme avec le reboot prometteur mais finalement complètement foiré de « Resident Evil » ou son épisode très dispensable au sein de « The Strangers »). Cette fois, il livre peut-être sa plus éclatante réussite ave ce long-métrage qui va droit au but et réussit tout ce qu’il entreprend. Déjà, et c’est très louable, « Primate » ne perd pas de temps avec une introduction simple, efficace et condensée qui nous met vite dans le bain. En effet, dans ce genre de film on vient pour le sang, la tension et la peur et non pour voir vivre les personnages qui seront, à fortiori, de la chair à canon. Et tous ces éléments sont là et quand le carnage commence, jamais le rythme ne retombera. C’est terriblement efficace de bout en bout et sans concession. Tout ce qu’on demande à un tel film.

Les petits hics qu’on pourra reprocher au film viennent surtout de certains personnages complètement idiots. On sait que c’est la panacée dans ce genre de film qui s’apparente à un slasher - animalier puisque le tueur est un animal - mais comme il y a un relatif travail sur la famille centrale avec le père sourd et muet (qui occasionne une séquence sans son absolument géniale), dommage que certains seconds rôles soient complètement idiots à tel point que cela en devient rageant et improbable. Et puis il faut avouer que les dialogues sont réduits au strict minimum et tout juste fonctionnels voire simplistes. Cela empêche « Primate » d’être la vraie petite bombe qu’il aurait pu devenir. Mais passons tant on passe un bon moment et qu’on trouve ici ce qu’on était venu chercher.

Et là où le long-métrage excelle le plus c’est bien sûr dans ces mises à morts toutes plus sanglantes et extrêmes les unes que les autres. Roberts n’y va pas avec le dos de la cuillère quand il s’agit de montrer la folie de ce singe qui a la rage. Démembrements, éventrations et morsures extrêmes, tout y passe et on ne nous cache rien. Du gore généreux et sans concession comme on peut en attendre d’un tel film. Ces exécutions ont en plus le mérite d’être variées et originales, le cinéaste utilisant notamment parfaitement le décor de cette superbe villa hawaïenne perchée sur les rochers pour les mettre en scène de manière aussi recherchée que sanglante et visuellement intéressantes. Les séquences avec la piscine sont notamment particulièrement angoissantes et bien mises en scène. Enfin, le fait de choisir des effets pratiques plutôt que numériques pour animer la bête est un gage de réalisme. En effet, le singe Ben est proprement terrifiant. Bref, si vous voulez avoir la trouille et vous cacher les yeux, foncez!

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Jean d'O
Jean d'O

22 abonnés 83 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 décembre 2025
Sans prétendre révolutionner le cinéma d’horreur, Primate n’en demeure pas moins d’une redoutable efficacité. Le film s’appuie sur des ressorts certes familiers, mais les exploite avec une maîtrise remarquable. La mise en scène, précise et tendue, instaure une atmosphère oppressante qui ne faiblit jamais, tandis que le rythme parfaitement calibré maintient une tension constante. C’est justement cette rigueur formelle, alliée à une utilisation intelligente de la peur et de la suggestion, qui rend l’ensemble profondément terrifiant. Primate prouve ainsi qu’il n’est pas nécessaire d’innover à tout prix pour marquer durablement le spectateur : une exécution inspirée et maîtrisée suffit à faire frissonner.
Wollex
Wollex

6 abonnés 4 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 décembre 2025
J'ai eu ce que je venais chercher. Un film qui sera oublié dès demain mais qui a le mérite de divertir
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